Affichage des articles dont le libellé est Analyse. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Analyse. Afficher tous les articles

mercredi 6 juin 2012

BYOD: et si finalement ce n'était pas le problème de la DSI...

A lire sur:  http://www.zdnet.fr/blogs/green-si/byod-et-si-finalement-ce-n-etait-pas-le-probleme-de-la-dsi-39772390.htm?utm_source=feedburner&utm_medium=twitter&utm_campaign=Feed%3A+pipefrancophone+%28La+pipe+francophone%29&goback=.gde_704107_member_121195433

undefined
Le Clusif - Club de la Sécurité de l'Information Français - s'est penché sur le phénomène du BYOD - Bring Your Own Device - c'est à dire l'utilisation en entreprise d'outils numériques amenés (Bring) ou achetés (Buy) par les salariés.

Sans surprise, le Clusif identifie avec cette pratique des risques sur la sécurité de l'information et du système d'information. Que ce soit avec les ordinateurs, les smartphones, les tablettes numériques ou même les disques durs externes, cette pratique augmente le risque de perte ou de vol de données professionnelles mais aussi personnelles.
Imaginez par exemple qu'une tâche d'exploitation de la DSI écrase les données personnelles du salarié. Ou le disque externe contient du contenu illégal ? Quelles sont les responsabilités? Comment les prouver?
Et si le matériel est détérioré dans l'entreprise, on répare? Ou volé au domicile ou dans l'entreprise, qui paye?
En épluchant les recommandations du Clusif on prend vite conscience de l'importance du risque juridique et organisationnel, pas toujours simple a qualifier et encore moins a mitiger simplement. Car le salarié va partager un bout de son "chez soi numérique" avec l'entreprise et cela demande des règles et une certaine organisation. Privé et pro qui s'entrelacent, on fleurte très vite avec la vie privée et la traçabilité des salariés ou l'équité (entre ceux qui peuvent en bénéficier par rapport aux autres). Des sujets toujours sensibles dans l'entreprise et pour les organisations représentatives du personnel sans parler de la loi informatique et libertés.
Pour GreenSI, tout cela n'est pas sans rappeler le télétravail, où le salarié finalement partage un bout de son "chez soi physique" pour assurer les missions de l'entreprise. Quand l'informatique lui est nécessaire, c'est généralement un VPN qui arrive chez lui et permet au salarié d’accéder aux applications. Et d'ailleurs pas toujours avec une machine fournie par l'entreprise... le BYOD n'est pas nouveau. Le télétravail est une démarche qui demande une préparation des télétravailleurs, un aménagement de leur espace de travail, et une nouvelle organisation du travail et de sa vie privée.
undefined Le parallèle avec le télétravail suggère donc pour le BOYD: des règles discutées en commun, un espace pour les données de l'entreprise dans l'équipement personnel et... des compromis. Car, par construction, c'est bien un équilibre qu'il faut trouver entre: entreprise et salarié, pro et perso, sécurité et agilité, espace de liberté et sécurité absolue, diversité ou homogénéité,... "Equilibre", une notion pas toujours comprise par les approches techniques et sécuritaires, plus enclines à poursuivre le zéro défaut.
Et au bout du compte, les études montrent que la satisfaction des télétravailleurs est au rendez-vous (96% poursuivent leur expérience) et la productivité pour l'entreprise aussi. Le succès du BYOD est prévisible pour ceux qui vont le choisir (et non le subir) et des études circulent sur les économies qui peuvent être faites dans l'entreprise en reportant une partie des coûts et du support sur le salarié.
La mauvaise nouvelle avec cette analogie, c'est que le télétravail en France stagne: 12,4 % des salariés français télétravaillent au moins huit heures par mois en 2012 (9% en 2010). Le principal frein étant le management intermédiaire qui doit revoir ses méthodes et son fonctionnement avec les télétravailleurs. Des questions culturelles puisque la moyenne est à 18% en Europe. C'est la question posées par l'article posté sur ZDnet il y a 3 semaines Les entreprises françaises dépassees par le BYOD?
Pourtant les salariés sont demandeurs et leur environnement de travail devient plus affectif, ils y trouvent un plaisir... comme avec les tablettes et les smartphones, avec lesquels certains salariés ont un lien émotionnel fort. Et l'un des freins techniques actuels au BYOD, ce sont les méthodes de la DSI. Une DSI qui a réussi ces dix dernières années a centraliser et a industrialiser la gestion de ses postes et des configurations pour maîtriser son TCO, et doit donc tout revoir à la lumière du BYOD. Et ne nous leurrons pas, les transitions coûtent, même si il y a des économies potentielles au bout du tunnel.
undefined
Comme le télétravail, le BYOD risque de devenir un succès mais surtout un casse tête pour toute l'entreprise. Avec peut être au bout du compte, une modification des contrats de travail et des chartes d'utilisation des outils informatiques ou du règlement intérieur. Bref "du lourd" qui va impliquer la DRH et le juridique, donc pas que la DSI.

Les questions d'accès aux données qui sont au centre des débats actuels, vont peut être passer au second plan. Surtout que les salariés ne demandent pas nécessairement l'accès a tous le SI mais principalement aux applications collaboratives (mails, documents) et quelques applications de validations de workflow (congès?...) souvent déjà en mode web. La tâche n'est pas insurmontable si on ne cherche pas a trop généraliser le sujet mais plutôt a le découper: segmentation des usages et des utilisateurs.
Alors si votre DG vous parle de BYOD et vous demande pourquoi il ne peut pas encore lire ses emails avec son iPad, répondez lui que c'est une excellente question, un vrai projet d'entreprise et que vous attendez vous même les instructions de la DRH et de la Direction Juridique. Cela vous laissera le temps de préparer vos équipes car on y échappera pas...
NB : Le site du Clusif pour les adhérents et télécharger les présentation de la journée de conférences:  http://www.clusif.asso.fr/
L'accès à la synthèse disponible pour tous : Synthèse BYOD Clusif

mercredi 30 mai 2012

BYOD : les entreprises françaises dépassées ?

A lire sur:  http://www.zdnet.fr/actualites/byod-les-entreprises-francaises-depassees-39771759.htm?goback=.gde_2972629_member_115811214

BYOD : les entreprises françaises dépassées ?Analyse - La pression des salariés pour connecter leurs terminaux personnels au SI de l'entreprise est de plus en plus forte. Et le refus des DSI est bien souvent contourné, révèle une étude d'IDC...
De plus en plus équipés de smartphones haut de gamme, les Français veulent pouvoir utiliser leurs terminaux personnels à des fins professionnelles, notamment en le connectant au SI de l'entreprise. C'est le fameux phénomène du BYOD (bring your own device).
Selon une étude d'IDC pour le compte de Bouygues Telecom Entreprises, 40% des salariés français interrogés ont demandé à la direction informatique d'ouvrir le SI à leurs outils personnels. "La pression est de plus en plus forte, elle est même parfois menaçante", souligne Nathalie Feeney, analyste pour le cabinet d'analyses.
Néanmoins, les entreprises restent réticentes à cette idée, effrayées par les conséquences sur la sécurité des données ou encore l'intégrité du SI malgré les bénéfices apportés (plus de productivité, économies etc...).
Ainsi, 71% des DSI interrogées refusent catégoriquement d'autoriser les salariés à utiliser leurs smartphones personnels dans le cadre de leur travail. Le taux monte à 89% pour les tablettes tactiles.
Les salariés initiateurs du phénomène et en même temps victimes
Dans le même temps, 52% des salariés interrogés déclarent utiliser leurs outils personnels pour accéder au SI de leur entreprise (20% le font souvent)... "Les salariés outrepassent le refus d'accès par les DSI", souligne l'étude.
"Les entreprises sont dépassées", ajoute Nathalie Feeney. "Elles ont du mal à prendre la mesure du problème, notamment parce que les DSI ont la tête sous l'eau, préoccupées par des chantiers jugés comme stratégiques comme les migrations de postes. Elles ne réagissent pas aussi vite que la pénétration rapide des terminaux personnels dans leurs murs".
Par ailleurs, moins de la moitié (48%) des entreprises mettent en place une stratégie spécifique pour intégrer la mobilité à la stratégie du SI. Pire, 52% n'ont rien prévu d'ici 24 mois.
Pourtant les solutions existent. De nombreux éditeurs ou fabricants proposent désormais des outils MDM (mobile devices management) afin de gérer de manière centralisée ces terminaux externes et hétérogènes. Des outils qui permettent de renforcer la sécurité des données de l'entreprise et de séparer les contenus pros des contenus personnels.
Mais les cycles de décision sont lents. "Il y a une croissance forte de ce marché qui progressera cette année en Europe de 39%. Mais la généralisation de ce type d'outils n'est pas encore pour demain. Pour le moment, les entreprises doivent subir le phénomène et faire avec. Le phénomène est récent, les bonnes pratiques ne sont pas encore identifiées", ajoute l'analyste d'IDC.
Si le BYOD provoque des remous au sein des directions informatiques, il pourrait également à terme modifier considérablement les conditions de travail des salariés. Des modifications qui commencent déjà à apparaître.
72% des salariés équipés travaillent durant leurs loisirs
Selon IDC, 72% des salariés équipés d'un smartphone ou d'une tablette en profitent pour travailler avec sur leur temps personnel (63% durant le week-end, 54% en vacances, 41% devant la TV...). De quoi faire émerger un télétravail non formalisé et aux pratiques non encadrées.
"Si elle présente des avantages pour le salarié et l'entreprise, cette abolition progressive de la frontière entre vies personnelles et professionnelle nécessite un encadrement des usages afin de ne pas conduire le salarié à une situation de connexion permanente et donc un risque de sur-sollicitation", note IDC.
En somme, le salarié est en train de créer lui même les conditions pour abolir la frontière entre vie personnelle et vie professionnelle, pour déréguler les temps de vie. "Les salariés ressentent qu'inévitablement cette flexibilité fragilise l'équilibre vie privée/vie professionnelle". Pourtant ce sont ces mêmes salariés qui ont adopté massivement les outils et donnent l'impulsion pour la transformation des modes de travail", ajoute l'institut.
L'avenir sera certainement synonyme d'abus en tous genres. Du salariés 'always-on' travaillant en fait tout le temps (le fameux fil à la patte) et de l'entreprise tentée de le solliciter à tout moment. D'où le nécessaire encadrement des pratiques à travers des chartes d'entreprises précises où les limites sont clairement posées. Mais ces chartes sont encore loin d'être courantes.

lundi 28 mai 2012

BYOD : les entreprises françaises dépassées ?

A lire sur:  http://www.zdnet.fr/actualites/byod-les-entreprises-francaises-depassees-39771759.htm#EREC-103

BYOD : les entreprises françaises dépassées ?Analyse - La pression des salariés pour connecter leurs terminaux personnels au SI de l'entreprise est de plus en plus forte. Et le refus des DSI est bien souvent contourné, révèle une étude d'IDC...
De plus en plus équipés de smartphones haut de gamme, les Français veulent pouvoir utiliser leurs terminaux personnels à des fins professionnelles, notamment en le connectant au SI de l'entreprise. C'est le fameux phénomène du BYOD (bring your own device).
Selon une étude d'IDC pour le compte de Bouygues Telecom Entreprises, 40% des salariés français interrogés ont demandé à la direction informatique d'ouvrir le SI à leurs outils personnels. "La pression est de plus en plus forte, elle est même parfois menaçante", souligne Nathalie Feeney, analyste pour le cabinet d'analyses.
Néanmoins, les entreprises restent réticentes à cette idée, effrayées par les conséquences sur la sécurité des données ou encore l'intégrité du SI malgré les bénéfices apportés (plus de productivité, économies etc...).
Ainsi, 71% des DSI interrogées refusent catégoriquement d'autoriser les salariés à utiliser leurs smartphones personnels dans le cadre de leur travail. Le taux monte à 89% pour les tablettes tactiles.
Les salariés initiateurs du phénomène et en même temps victimes
Dans le même temps, 52% des salariés interrogés déclarent utiliser leurs outils personnels pour accéder au SI de leur entreprise (20% le font souvent)... "Les salariés outrepassent le refus d'accès par les DSI", souligne l'étude.
"Les entreprises sont dépassées", ajoute Nathalie Feeney. "Elles ont du mal à prendre la mesure du problème, notamment parce que les DSI ont la tête sous l'eau, préoccupées par des chantiers jugés comme stratégiques comme les migrations de postes. Elles ne réagissent pas aussi vite que la pénétration rapide des terminaux personnels dans leurs murs".
Par ailleurs, moins de la moitié (48%) des entreprises mettent en place une stratégie spécifique pour intégrer la mobilité à la stratégie du SI. Pire, 52% n'ont rien prévu d'ici 24 mois.
Pourtant les solutions existent. De nombreux éditeurs ou fabricants proposent désormais des outils MDM (mobile devices management) afin de gérer de manière centralisée ces terminaux externes et hétérogènes. Des outils qui permettent de renforcer la sécurité des données de l'entreprise et de séparer les contenus pros des contenus personnels.
Mais les cycles de décision sont lents. "Il y a une croissance forte de ce marché qui progressera cette année en Europe de 39%. Mais la généralisation de ce type d'outils n'est pas encore pour demain. Pour le moment, les entreprises doivent subir le phénomène et faire avec. Le phénomène est récent, les bonnes pratiques ne sont pas encore identifiées", ajoute l'analyste d'IDC.
Si le BYOD provoque des remous au sein des directions informatiques, il pourrait également à terme modifier considérablement les conditions de travail des salariés. Des modifications qui commencent déjà à apparaître.
72% des salariés équipés travaillent durant leurs loisirs
Selon IDC, 72% des salariés équipés d'un smartphone ou d'une tablette en profitent pour travailler avec sur leur temps personnel (63% durant le week-end, 54% en vacances, 41% devant la TV...). De quoi faire émerger un télétravail non formalisé et aux pratiques non encadrées.
"Si elle présente des avantages pour le salarié et l'entreprise, cette abolition progressive de la frontière entre vies personnelles et professionnelle nécessite un encadrement des usages afin de ne pas conduire le salarié à une situation de connexion permanente et donc un risque de sur-sollicitation", note IDC.
En somme, le salarié est en train de créer lui même les conditions pour abolir la frontière entre vie personnelle et vie professionnelle, pour déréguler les temps de vie. "Les salariés ressentent qu'inévitablement cette flexibilité fragilise l'équilibre vie privée/vie professionnelle". Pourtant ce sont ces mêmes salariés qui ont adopté massivement les outils et donnent l'impulsion pour la transformation des modes de travail", ajoute l'institut.
L'avenir sera certainement synonyme d'abus en tous genres. Du salariés 'always-on' travaillant en fait tout le temps (le fameux fil à la patte) et de l'entreprise tentée de le solliciter à tout moment. D'où le nécessaire encadrement des pratiques à travers des chartes d'entreprises précises où les limites sont clairement posées. Mais ces chartes sont encore loin d'être courantes.