Affichage des articles dont le libellé est Belgique. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Belgique. Afficher tous les articles

mercredi 6 juin 2012

Les recherches multilingues bousculent les stratégies de référencement


A lire sur:  http://www.atelier.net/trends/articles/recherches-multilingues-bousculent-strategies-de-referencement

Par L'Atelier - Paris 05 juin 2012 Les recherches multilingues bousculent les stratégies de référencement
Les internautes dans un même pays sont de plus en plus nombreux à effectuer des recherches en plusieurs langues. Ce qui n'avantage pas forcément des entreprises qui ont attribué une langue à un pays.
Les trois quarts des personnes interrogées* par Greenlight, une agence de marketing numérique, annoncent effectuer des recherches sur des moteurs dans au moins deux langues. Cela, plus particulièrement pour les recherches liées aux secteurs du web, du marketing, et des technologies de l'information et de la communication. Pourquoi en parler ? Parce que ce multilinguisme induit du coup des modifications au niveau de la logique de référencement, qui desservent parfois les marques. En effet, le référencement d'un site est notamment calculé en répertoriant l'extension de domaine, afin d'afficher d'abord les contenus enregistrés comme produits pour le pays dans lequel l'internaute effectue une recherche.

Améliorer son référencement

Un domaine .co.uk augmente ainsi ses chances de classement dans les pages de résultats des moteurs de recherche du Royaume-Uni (SERPs). Le problème, c'est qu'il les réduit si les recherches sont effectuées depuis un autre pays. Du coup, rechercher en anglais depuis l'Allemagne ou la Belgique ne permettra pas d'obtenir rapidement ce même site dans les résultats. Pour Greenlight, il faut du coup utiliser les extensions avec prudence, et s’assurer que le contenu est correctement localisé afin que le moteur de recherche sache que telle version est prévue pour telle région.

L’Europe, adepte des recherches multilingues

Pour information, si l'on regarde dans le détail les amateurs de recherches multilingues, on s'aperçoit que la Belgique est en tête du tableau. Ce qui n’a rien d’étonnant puisqu’elle possède trois langues officielles. Toutefois, la présence de pays tels que l'Italie et l'Espagne est plus surprenante. "100% des répondants de ces deux pays affirment faire des recherches dans plusieurs langues, cela témoigne de la prédominance de l’anglais sur les pages Web, et son statut de langue quasi-officielle de l’Europe" souligne Adam Bunn, directeur de l'optimisation des moteurs de recherche (SEO). Sans surprise, l’étude atteste également que le Royaume-Uni produit la majorité des pages Web par personne. "Tout comme le fait qu’il y ait une majorité de spam anglais sur le web, davantage de contenus de qualité en anglais sont recherchés par les Européens", poursuit-il.
*L'enquête a été menée au niveau mondial auprès de 500 personnes

dimanche 3 juin 2012

Internet et ordinateur, des disparités d'usage entre hommes et femmes


A lire sur:  http://www.atelier.net/trends/articles/internet-ordinateur-disparites-usage-entre-hommes-femmes

Par L'Atelier - Paris 30 mai 2012 Internet et ordinateur, des disparités d'usage entre hommes et femmes
En classant et en comparant des données sur l'utilisation faite d'Internet et de l'ordinateur par les hommes et les femmes en Europe, l'on note qu'il existe entre eux des différences, tant d'une manière générale que dans les façons d'utiliser ces technologies.

La non parité des genres n'est pas étrangère au secteur du numérique, comme le montrent des chercheurs de l'université Complutense de Madrid grâce à GICTIS*, un indicateur qui permet de mieux comprendre le gap entre hommes et femmes d'Europe grâce à une comparaison précise de données nombreuses. Et selon eux, les femmes ont un usage moins intensif de l'ordinateur et d'Internet que les hommes. Précisément, il existe une différence de 0,062 points pour l'ordinateur et de 0,082 pour internet. Pour parvenir à ce résultat, les chercheurs ont utilisé les résultats d'une enquête Eurostat**, matérialisés par genre par une décimale comprise entre 0 et 1, 0 signifiant sans réponse affirmative aux questions d'Eurostat (par exemple aucun homme n'achète en ligne) et 1 signifiant que le genre entier à répondu positivement. Décimale obtenue, pour chaque question, en divisant le coefficient minimal par le coefficient maximal, par genre. Ils ont ensuite regroupé des variables (par exemple utilisation récente et fréquence d'utilisation de l'ordinateur; ou d'Internet) en dimensions (info-intensité; e-intensité).

Des différences d'usage

Ceci a permis la comparaison entre les genres dans chaque dimension, en prenant soin de pondérer chaque variable pour que chacune d'entre elle ait le même poids dans sa dimension. Dans le détail de l'utilisation, les hommes sont plus actifs dans le domaine des loisirs (par exemple en France, 0,418 pour les hommes contre 0,333 pour les femmes) ou encore dans le domaine du commerce et de la banque (0,310 contre 0,299). En revanche, les femmes sont plus actives concernant le bien-être social (0,454 contre 0,423). Par ailleurs, il existe des comportements "neutres" qui ne se modifient pas en fonction du genre. C'est le cas de l'utilisation des e-mails ou de la recherche d'information sur un produit. Cette analyse a également permis une mesure à l'intérieur des genres, entre les pays. Par exemple, les femmes islandaises sont les premières à utiliser internet pour le loisir (0,547), devançant les Françaises à la 18ème position (0,333).

Quatre types de pays

Analysant et comparant ces données, les chercheurs ont aussi pu classer les pays en 4 catégories. D'abord, les pays qui ont, comparativement, un haut niveau d'utilisation des technologies avec une forte e-égalité (pas de gap sensible entre les genres), ce qui regroupe l'Europe du Nord, la France, la Slovénie et la Holland. Ensuite, les pays qui ont un haut niveau d'utilisation et une faible e-égalité. C'est le cas de la Hongrie, de Malte, du Portugal et de la Slovaquie. Troisièmement, ceux qui ont un faible niveau d'utilisation mais et forte e-égalité, tels que la Roumanie, la République Tchèque, la Bulgarie, la Pologne et la Belgique. Enfin, les pays à faible niveau d'utilisation des technologies et à faible e-égalité, à savoir la Grèce, Chypre, la Macédoine, la Croatie et, dans une moindre mesure, l'Italie, l'Irlande et l'Espagne. A noter que les données ont été récoltées dans 31 pays européens.
*Gender & ICT Indicators System
**Community Survey on ICT usage in Households and by Individuals (ICT-H), Eurostat, 2008