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jeudi 12 juillet 2012

"L'entreprise doit d'abord innover en interne avant de le faire pour ses clients"

A lire sur:  http://www.atelier.net/trends/articles/entreprise-abord-innover-interne-de-faire-clients

Par Claire Cavret 12 juillet 2012
Jean-Pascal Ancelin
Les entreprises doivent intégrer la mobilité, les réseaux sociaux, le Big Data et le cloud pour continuer à être performantes. C'est d'abord en interne qu'elles doivent absorber ces processus.
Interview de Jean-Pascal Ancelin, PDG France chez Microstrategy, rencontré à l'occasion du Microstrategy World 2012 qui a lieu du 9 au 12 juillet à Amsterdam.

L'Atelier : L'événement est basé sur les changements que la mobilité, les réseaux sociaux, le cloud et le Big Data opèrent dans l'entreprise. Ces tendances sont-elles déjà bien implantées ?

Jean-Pascal Ancelin : Actuellement, ces quatre tendances sont fortes pour nous et nous avons déjà observé les besoins et l'intérêt chez nos clients sur ces sujets. Aujourd'hui, tout le monde a un smartphone, et dans une moindre mesure, on voit de plus en plus de tablettes. En quelque sorte, ces appareils connectés sont un peu devenus nos portefeuilles, pour se connecter sur une application, pour acheter en ligne, pour ouvrir sa voiture. Et ce nouveau portefeuille, il faut que les entreprises le prennent en compte et qu'elles soient capables de proposer à leurs salariés des applications mobiles puisque c'est leur quotidien. C'est une façon d'être innovant en interne, mais également pour leurs clients et partenaires.

Comment se positionne la France sur ce terrain ?

La France n'est pas en retard dans la mobilité. Pour ce qui est des réseaux sociaux, on y vient enfin. C'est vrai qu'à ce niveau, nous n'étions pas aussi en avance que les Etats-Unis. En tout cas, il y a une vraie demande de la part des directions marketing et digitales des entreprises qui sont très intéressées pour exploiter ces données. Le cloud, c'est maintenant et le big data également. Mais pour ce dernier, est-ce que c'est une tendance, est-ce qu'il est vraiment utile d'analyser toutes les données qui sont à notre disposition, je n'en suis pas certain. Il y a en tout cas une grande part d'analyse et de réflexion à mener rapidement au sein des entreprises afin de ne pas prendre de retard.

Quand vous parlez d'innovation, en interne ou en externe, à quoi faîtes vous référence ?

Ces technologies vont servir aux entreprises d'être non pas réactives, mais proactives sur leur business. Parce qu'à partir du moment où l'on offre la possibilité aux personnes du marketing, de la finance, des ventes, de la logistique de recevoir une information en temps réel sur son mobile, c'est déjà plus rapide que d'attendre que cette information soit mise à jour quotidiennement tous les deux jours, tous les quatre jours. Ce qui est important, ce n'est pas uniquement de pouvoir recevoir un rapport sur son téléphone ou son iPad, c'est de pouvoir naviguer et de recevoir l'information en temps réel. Cela accélère la prise de décision et l'action et de ce fait, la résolution d'un problème donné. Donc c'est déjà une information qui arrive plus vite. C'est aussi une information qui est accessible à plus de personnes. C'est aussi donner plus d'autonomie aux personnes sur le terrain, par exemple à un chef de rayon ou à un conseiller dans une banque en région.
Etre plus novateur que ses concurrents est très important, car l'utilisation de nouvelles technologies est un moyen d'incitation pour choisir par exemple une banque plutôt qu'une autre. L'analyse des données provenant des réseaux sociaux permet de mieux connaître les clients, leurs centres d'intérêts. Cela fournit aux entreprises une vision à 360° de leurs clients.

mercredi 20 juin 2012

L'impact des réseaux sociaux sur les ventes, quantifiable ?

A lire sur:  http://www.atelier.net/trends/articles/impact-reseaux-sociaux-ventes-quantifiable

Par L'Atelier - Paris 20 juin 2012 Homme naviguant sur une tablette
Facebook revendique la capacité à avoir transformé la présence des marques sur son site en ventes réelles. Reste que cela n'est en effet efficace que si les campagnes marketing menées sont intégrées à une stratégie globale.
L'impact des réseaux sociaux sur les ventes serait désormais quantifiable, déclare Facebook, dans une étude publiée conjointement avec comScore. Selon cette dernière, le réseau social représente évidemment une opportunité pour les marques pour conquérir des fans via les pages dédiées et la publicité sponsorisée. Mais surtout, il jouerait un rôle dans l'augmentation des comportements d'achats en ligne et en magasin physique. L’étude a mis en évidence un phénomène d’amplification du réseau social en examinant le cas de Starbucks. Ainsi, en observant quatre semaines exposant les fans et leurs friends à une campagne sur Facebook, l’incidence sur les ventes a été progressive pour arriver à 38% à la fin de la période. Un constat qui sert évidemment Facebook, qui se positionne sur le créneau. Mais qui est confirmé par Julien Aubier, directeur associé chez Azerty Communication, avec une modération. "Facebook peut être un canal marketing efficace, mais seulement s'il est couplé à un dispositif complémentaire de community management, et à une stratégie de communication en amont", explique t-il à L'Atelier.

Définir le rôle de la page est essentiel

Le réseau social permet en effet d'avoir une communication plus directe avec les cibles et beaucoup plus d'audience, l'acquisition de fans étant un tremplin pour atteindre les amis d'amis. "Le fan est le relais de la viralité, et il faut savoir susciter son intérêt en donnant un rôle précis à la page", nous dit Julien Aubier. En effet, l'efficacité d'une page fan et d'une publicité dépend de son contenu. Il faut choisir le bon message, par rapport à la bonne cible. Pour les publicités sponsorisées, "le jeu concours est le contenu le plus efficace", dit-il. Ceux-ci permettraient de rapporter et trafic et conversion. Ainsi, selon l'étude, les fans d'Amazon sur Facebook dépenseraient deux fois plus que les internautes surfant sur le site amazon.com uniquement.

Retour sur Investissement difficile à mesurer

Selon le rapport, le réseau serait ainsi de plus en plus le point d'entrée vers une marque. Et le trafic d'une page fan dépasserait parfois celui d'un site web. La marque Skittles en est un exemple. Elle a attiré 23 000 internautes américains en mars 2012 sur son site, quand la page fan facebook en attirait 14 fois plus (320 000 visiteurs). Autant de points positifs, donc. "Toutefois, le travail sur le retour sur investissement reste difficile à analyser en totalité", tempère Julien Aubier.
*A. LIPSMAN, G. MUDD, C AQUINO, P. KEMP, "The power of Like² : How social marketing works" (2012)

mercredi 13 juin 2012

Le papier, plus pratique que son équivalent électronique pour travailler ?

A lire sur:  http://www.atelier.net/trends/articles/papier-plus-pratique-equivalent-electronique-travailler

Par L'Atelier - Paris 12 juin 2012 Le papier, plus pratique que son équivalent électronique pour travailler ?
Pour certains, le papier garde certains avantages indiscutables qui facilitent le travail seul ou en équipe. Reste à savoir si la transposition de ces usages sur des supports électroniques en facilitera l'adoption.
Les supports électroniques doivent-ils remplacer le papier ou venir en complément à certains usages bien implantés ? Si l'on en croit une étude qualitative réalisée auprès d'étudiants par l'université de Waterloo, le papier traditionnel reste en tout cas un mode d'interaction privilégié pour le travail. Reste à savoir du coup si les formats électroniques, pour s'installer dans un nombre plus important d'usages, doivent reprendre certaines propriétés qui font le succès du papier, ou plutôt rester dans la complémentarité. Dans le cadre de son projet de recherche, l'équipe a cherché à comprendre ce qui motive l'utilisation du papier traditionnel ou d'un appareil électronique, pour réaliser une tâche. Résultat : pour le moment, auprès de cette population, c'est le papier qui serait préféré en large majorité à tout autre mode de consultation. Premier avantage : le fait qu'une feuille soit flexible et légère. Le fait de pouvoir annoter très simplement du contenu sur une feuille a également été énoncé comme un avantage indiscutable.

Un élément tangible

Les répondants ont aussi mis en avant le fait que le papier soit un objet tangible, chose à laquelle ils sont attachés, et que le rapport au papier, qu'il s'agisse d'écrire ou de lire, est direct. "Le medium est immédiatement responsable des actions exécutées, et l'interaction dépend de cette co-présence physique", est-il ainsi écrit dans le rapport. Selon les personnes interrogées, il reste également délicat de lire sur ordinateur sur une longue période. Ce support rendant la lecture difficile et ayant tendance à fatiguer les yeux. C’est pourquoi les trois quarts des participants ont expliqué choisir d’imprimer les documents compliqués afin d'éviter d’être confrontés à un écran électronique. Reste que ces critères peuvent être déjà plus ou moins reproduits ou compensés sur support électronique.

Tous les usages impossibles à reproduire

Un dernier usage semble moins pratique à reproduire : l’usage du papier serait favorisé grâce à la multitude de possibilités qu’il offre. L’une des motivations principales à son utilisation étant sa facilité de manipulation. En effet, il peut être organisé de diverses façons, étalé et feuilleté. Ces qualités permettent au lecteur, tout en fournissant des indices spatiaux et tactiles, d'obtenir un aperçu de la présentation et du contenu dans un court laps de temps. Il n’est donc pas étonnant que lors de brainstorming, 100% des interrogés ont choisi le format papier puisqu’ils estiment que celui-ci permet de mieux organiser ses idées. Pour obtenir une telle vue d’ensemble, on peut éventuellement suggérer l’installation de multiples écrans. Mais bien que cela puisse être une solution acceptable pour certains utilisateurs, elle ne reproduirait qu’une seule des commodités du papier, selon la majorité des personnes interrogées.


dimanche 3 juin 2012

Internet et ordinateur, des disparités d'usage entre hommes et femmes


A lire sur:  http://www.atelier.net/trends/articles/internet-ordinateur-disparites-usage-entre-hommes-femmes

Par L'Atelier - Paris 30 mai 2012 Internet et ordinateur, des disparités d'usage entre hommes et femmes
En classant et en comparant des données sur l'utilisation faite d'Internet et de l'ordinateur par les hommes et les femmes en Europe, l'on note qu'il existe entre eux des différences, tant d'une manière générale que dans les façons d'utiliser ces technologies.

La non parité des genres n'est pas étrangère au secteur du numérique, comme le montrent des chercheurs de l'université Complutense de Madrid grâce à GICTIS*, un indicateur qui permet de mieux comprendre le gap entre hommes et femmes d'Europe grâce à une comparaison précise de données nombreuses. Et selon eux, les femmes ont un usage moins intensif de l'ordinateur et d'Internet que les hommes. Précisément, il existe une différence de 0,062 points pour l'ordinateur et de 0,082 pour internet. Pour parvenir à ce résultat, les chercheurs ont utilisé les résultats d'une enquête Eurostat**, matérialisés par genre par une décimale comprise entre 0 et 1, 0 signifiant sans réponse affirmative aux questions d'Eurostat (par exemple aucun homme n'achète en ligne) et 1 signifiant que le genre entier à répondu positivement. Décimale obtenue, pour chaque question, en divisant le coefficient minimal par le coefficient maximal, par genre. Ils ont ensuite regroupé des variables (par exemple utilisation récente et fréquence d'utilisation de l'ordinateur; ou d'Internet) en dimensions (info-intensité; e-intensité).

Des différences d'usage

Ceci a permis la comparaison entre les genres dans chaque dimension, en prenant soin de pondérer chaque variable pour que chacune d'entre elle ait le même poids dans sa dimension. Dans le détail de l'utilisation, les hommes sont plus actifs dans le domaine des loisirs (par exemple en France, 0,418 pour les hommes contre 0,333 pour les femmes) ou encore dans le domaine du commerce et de la banque (0,310 contre 0,299). En revanche, les femmes sont plus actives concernant le bien-être social (0,454 contre 0,423). Par ailleurs, il existe des comportements "neutres" qui ne se modifient pas en fonction du genre. C'est le cas de l'utilisation des e-mails ou de la recherche d'information sur un produit. Cette analyse a également permis une mesure à l'intérieur des genres, entre les pays. Par exemple, les femmes islandaises sont les premières à utiliser internet pour le loisir (0,547), devançant les Françaises à la 18ème position (0,333).

Quatre types de pays

Analysant et comparant ces données, les chercheurs ont aussi pu classer les pays en 4 catégories. D'abord, les pays qui ont, comparativement, un haut niveau d'utilisation des technologies avec une forte e-égalité (pas de gap sensible entre les genres), ce qui regroupe l'Europe du Nord, la France, la Slovénie et la Holland. Ensuite, les pays qui ont un haut niveau d'utilisation et une faible e-égalité. C'est le cas de la Hongrie, de Malte, du Portugal et de la Slovaquie. Troisièmement, ceux qui ont un faible niveau d'utilisation mais et forte e-égalité, tels que la Roumanie, la République Tchèque, la Bulgarie, la Pologne et la Belgique. Enfin, les pays à faible niveau d'utilisation des technologies et à faible e-égalité, à savoir la Grèce, Chypre, la Macédoine, la Croatie et, dans une moindre mesure, l'Italie, l'Irlande et l'Espagne. A noter que les données ont été récoltées dans 31 pays européens.
*Gender & ICT Indicators System
**Community Survey on ICT usage in Households and by Individuals (ICT-H), Eurostat, 2008



mardi 29 mai 2012

Aux USA, les smartphones et tablettes devenus essentiels aux PME


A lire sur:  http://www.atelier.net/trends/articles/aux-usa-smartphones-tablettes-devenus-essentiels-aux-pme

Par L'Atelier - Paris 22 mai 2012 small business workers and tablet
En dépit des risques de failles dans la sécurité de leurs données, les petites et moyennes entreprises américaines semblent être particulièrement attachées à l'usage des appareils sans fil.
Les smartphones et tablettes ne représentent plus un objet de luxe pour les petites et moyennes entreprises américaines : ces derniers ont même pris une place prépondérante au sein de ces petites structures et sont devenus nécessaires à leur succès. Les résultats d'un rapport réalisé par AT&T, fournisseur de services téléphoniques, indiquent ainsi que 96% de ces entreprises utiliseraient ces technologies sans fil dans leurs opérations quotidiennes. Un chiffre néanmoins entaché par la propension d'appareils sans fil représentant un risque pour la sécurité des données de ces entreprises. AT&T rappelle en effet qu'une étude récente d'Asurion, spécialiste de la sécurité informatique, révèle qu'un appareil sur quatre provoque à un moment donné de son utilisation une faille.

Des technologies vitales pour les PME ?

Mais pour les petites et moyennes entreprises, ne pas utiliser ce genre de technologies pourrait représenter un plus gros risque. Cathy Martine, vice présidente de AT&T explique d'ailleurs que "ces appareils électroniques sont devenus essentiels à la pérennité de ces petites structures". Ainsi, le rapport révèle que deux tiers de ces entreprises estiment que sans ces nouvelles technologies leur business ne pourrait ou aurait très peu de chance de survivre du fait de l'environnement compétitif. Surtout quand on pense à la croissance du télétravail dans ce type d'entreprises.

Les fournisseurs de service, en première ligne !

Ainsi, les PME sont 43% à autoriser l'usage d'appareils sans fil par leurs employés en dehors de leur structure, soit un bond de 80% en seulement 3 ans. Enfin le rapport estime que si l'on s'appuie sur l'augmentation de l'usage de ces appareils sans fil en une seule année, les spécialistes de la sécurité des données en entreprise auraient de beaux jours devant eux. Ainsi, deux entreprises américaines sur trois utiliseraient des tablettes, soit une augmentation de 57% par rapport à l'année dernière, contre 85% des smartphones, soit 80% par rapport à la même année. Et ce chiffre concernant les ordiphones a d'ailleurs tout simplement doublé en cinq ans.

lundi 28 mai 2012

Les cadres seniors tirent l'utilisation des réseaux sociaux vers le haut

A lire sur:  http://www.atelier.net/trends/articles/cadres-seniors-tirent-utilisation-reseaux-sociaux-vers

Par Renato Martinelli 18 mai 2012 cadre quarantenaire
En Europe, la diffusion massive des réseaux sociaux au travail se vérifie étonnamment beaucoup auprès des cadres seniors. Réseaux sociaux qui améliorent d'ailleurs leur vie professionnelle comme les performances de l'entreprise. 

71% des cadres seniors européens utilisent au moins une fois par jour les outils sociaux internes et externes* pour leur travail. Bien plus que les 49% de salariés dits 'juniors', montre une étude** internationale publiée par Google. Ces cadres seniors ont d'ailleurs une vision plus positive de ces outils puisque 54% d'entre eux s'attendent à ce que les réseaux sociaux aident à l'amélioration de la productivité, contre 39% chez les juniors. En détails, environ trois quart de ces cadres disposant d'expérience qui y recourent sont convaincus que leur utilisation améliore la mise en commun d'idées provenant d'équipes géographiquement dispersées (79%), la productivité (76%) ou encore la capacité à trouver de l'information, des personnes ou une expertise plus rapidement (72%). Autre chose : ce sont les entreprises à forte croissance qui sont les plus susceptibles d'utiliser les outils sociaux pour assurer leur succès.
 
Des outils au service d'entreprises dynamiques
 
Et pour cause, 59% des professionnels de ces entreprises les utilisent pour améliorer les performances de l'entreprise lorsque 80% des entreprises dynamiques les utilisent pour rendre plus efficace la collaboration et le partage de connaissances ou 81% estiment que cela a un impact positif sur la croissance.  De la même façon, 69% des professionnels interrogés affirment que les entreprises qui y recourent se développeront plus vite que les autres. Un sentiment corroboré par les 45% de professionnels qui pensent même que les entreprises qui les ignorent ne survivront pas. D'ailleurs, les réseaux sociaux utilisés à des fins professionnelles se sont diffusés en Europe, devenant un outil indispensable. En effet, un tiers des professionnels utilisent aujourd'hui les réseaux sociaux externes pour leur travail (32%) tous les jours, un quart les outils sociaux internes (23%) et seulement un quart admettent ne jamais y recourir. 
 
Des outils de réussite 
 
Ils sont également 46% à vouloir faire une meilleure utilisation de ces outils. Et l'on comprend bien pourquoi. Car 86% des utilisateurs fréquents déclarent avoir été promus récemment et 72% être susceptibles de l'être quand seulement 61% des professionnels n'utilisant pas ces outils ont été promus et 39% sont susceptibles de l'être. Il semblerait également que ces utilisateurs fréquents aient également un niveau de bien-être supérieur aux autres. En effet, si 18% des non-utilisateurs se disent satisfaits à leur poste et 42% sont disposés à recommander leur environnement de travail, les professionnels qui se servent fréquemment de réseaux sociaux au travail sont 38% à se dire satisfaits et jusqu'à 64% à recommander leur environnement de travail. En outre, ces derniers pensent qu'ils pourraient être 25% plus productifs grâce à ces outils. A noter, enfin, que 43% des professionnels affirment que les réseaux sociaux ont eu un impact significatif au cours des deux dernières années pour améliorer la productivité, par exemple en permettant d'économiser 2,4 heures pour l'envoi d'e-mails, 2,8 heures de voyage pour rencontrer des clients ou 2,5 heures en réunion interne ; et 37% pour attirer et garder les meilleurs talents.
 
* Facebook, Twitter, LinkedIn, Google+ et les RSE tels que Yammer et Chatter
**Etude menée par Millward Brown pour Google auprès de 2 700 professionnels en France, en Allemagne, en Italie, aux Pays-Bas, en Espagne, en Suède et au Royaume-Uni

dimanche 15 avril 2012

Les comportements sur le web reflètent la vie économique réelle

A lire sur:  http://www.atelier.net/trends/articles/comportements-web-refletent-vie-economique-reelle

Par L'Atelier - Paris 13 avril 2012 Tablette et courbe économique
Un lien existerait entre les requêtes Google dans le monde et les indicateurs économiques. Ainsi, les habitants des zones dynamiques auraient plus tendance à faire des recherches concernant l'avenir.
Le comportement en ligne des internautes sur les moteurs de recherche est correlé à la situation économique réelle du pays dans lequel ils vivent. Voilà le postulat qu'ont voulu vérifier quatre chercheurs*, qui ont mené une étude sur le sujet, en mettant en parallèle le volume des recherches sur Google et le PIB par habitant. Résultat : ils ont observé que les internautes des pays au produit intérieur brut le plus élevé ont davantage tendance à effectuer des recherches sur l'avenir plutôt que sur le passé. Soulignant le fait que ces personnes auraient une facilité plus grande à se projeter dans l'avenir.

Recherches internet et PIB modélisés

En collectant plus de 45 milliards de requêtes google-isées dans le monde et en utilisant Google Trends pour en connaître la fréquence, les chercheurs ont calculé un ratio qu'ils ont baptisé "Indice d'Orientation-Future". Celui-ci calcule le volume des recherches pour l'année 2011 contre le volume des recherches pour l'année 2009. L'indice ainsi établi par les requêtes d'internautes de 45 pays différents en 2010 est ensuite comparé au PIB par habitant du CIA World Factbook. Pour le classement, on trouve dans le peloton de tête les utilisateurs du Royaume-Uni, de la France, de l'Allemagne et du Japon.

Des différences internationales

Les États-Unis, le Canada et l'Italie suivent également de près. De tels résultats pourraient mettre en lumière deux explications selon Tobias Preis de la University College London. D'une part, "cette relation peut refléter des différences internationales dans la façon d'appréhender l'avenir et le passé", explique t-il. Et d'ajouter : "Ainsi, l'orientation vers le futur contribuerait à la réussite économique". Enfin, "ces résultats peuvent refléter des différences internationales dans le type d'information recherchée en ligne, peut-être dus à des influences économiques sur l'infrastructure Internet plus ou moins disponibles dans certaines pays". A noter que cette étude quantitative a été publiée dans le Journal Scientific Reports.
*des Boston University, ETH Zurich, Massachussetts Institute of Technology et University College London

mercredi 7 mars 2012

L'impact ambigu des TIC sur les conditions de travail

Par Aurore Geraud 02 mars 2012 IT impact
Le Centre d'analyse stratégique vient de publier un rapport sur l'impact du développement des nouvelles technologies de l'information et de la communication sur les conditions de travail. Le bilan est particulièrement mitigé.
Au cours des quinze dernières années, nous n'avons pu que constater les effets positifs des nouvelles technologies sur l'environnement professionnel : facilité d'accès à l'information, possibilité de travailler chez soi, délais raccourcis grâce à l'instantanéité des échanges... Résultat : actuellement 98% des entreprises, toutes tailles et secteurs confondus, seraient équipées d'au moins un ordinateur et 97% d'une connexion internet. Il n'en demeure pas moins qu'un certain nombre d'effets négatifs existent. C'est ce sur quoi s'est penché le Centre d’Analyse Stratégique (CAS) en collaboration avec la Direction générale du travail, dans un rapport, présenté mercredi 29 février, sur des répercussions des TIC sur les conditions de travail.

Des impacts négatifs nombreux...

Première difficulté liée à l'usage des TIC : l'intensification du rythme et de la charge de travail. « On constate un réel changement des normes de productivité » explique Vincent Chriqui, directeur général du CAS. « La surinformation, l'immédiateté, les frontières spatio-temporelles floues liées notamment au télétravail... Tout cela a des répercussions psycho-sociales sur les salariés et accroît considérablement la pression » ajoute-t-il. Qui dit pression, dit risque sur la santé : fatigues visuelles, troubles musculo-squelettiques... Autre constat, les TIC renforceraient le contrôle de l'activité – ne serait que l’accès aux réseaux sociaux, internes ou externes -, réduisant ainsi l'autonomie des salariés. Enfin, on constate un accroissement des inégalités, en particulier entre les âges. En effet, 30% des individus affirment se sentir marginalisés du fait du manque de formation et de la diminution des échanges en face à face avec leurs collègues.

et quelques axes de réflexion.

Ces déficiences sont mêmes responsables de l'échec de nombreux projets. D'après Vincent Chriqui, un projet informatique complexe sur trois n'aboutit pas. « Bien sûr, les répercussions sont très variables d'une entreprise à l'autre, tout dépend de la culture d'entreprise » tempère-t-il. C'est pour cette raison que le CAS, plutôt que de donner des solutions concrètes, propose aux entreprises des grands axes de réflexion. Parmi ses recommandations, on trouve l'intégration systématique des utilisateurs de TIC, les DRH et les représentants du personnel dans toutes les étapes de la mise en œuvre de projets, le renforcement de la formation des salariés en fonction des évolutions de leur système d'information ou encore, faire en sorte que les États prennent en compte les usages des TIC dans leurs politiques publiques destinées à l'évolution de l'économie numérique.
http://www.atelier.net/trends/articles/limpact-ambigu-tic-conditions-de-travail

mardi 6 mars 2012

Des appareils mobiles adaptés à l'activité dynamiseraient les TPE-PME

Par L'Atelier - Paris 01 mars 2012 Small business solutions
Gain de temps, réduction des coûts et optimisation de l'efficacité au travail seraient les bénéfices issus d'une intégration IT adaptée pour les petites et moyennes entreprises.
Intégrer des nouvelles technologies lorsque l'on est une TPE-PME n'est pas aisé. Ce n'est pas nouveau, les petites entreprises n'ont ni les moyens ni l'expertise suffisante pour mettre en place un environnement technologique lourd nécessaire au développement de leur activité. Des outils plus abordables existent pourtant entre smartphones, tablettes, application mobiles... Une étude réalisée par Frost & Sullivan s'est intéressée à l'impact de ces solutions et services mobiles sur les TPE-PME. Il serait positif, voire les outils mobiles rendraient les entreprises plus compétitives, rentables et productives.
Des besoins spécifiques
Pour réussir à développer son activité, la TPE-PME doit satisfaire trois impératifs : contrôler ses coûts, être compétitive et satisfaire ses clients. Frost & Sullivan a réalisé un sondage parmi les utilisateurs de solutions mobiles visant à gérer des collaborateurs aux Etats-Unis en 2011. Résultats : les répondants ont mis en évidence un gain de temps dans les tâches administratives (46%), une réduction des coûts de main-d'œuvre (38%) et une amélioration de l'efficacité des collaborateurs (31%). Toutefois, parmi ces solutions mobiles, beaucoup sont destinées aux grandes entreprises et ne répondent pas aux besoins spécifiques des TPE-PME.
Un marché énorme
Aux Etats-Unis, les TPE-PME occupent une place essentielle dans l'économie puisqu'en 2008, elles représentaient plus de 98% des entreprises. Quelques-unes ont détecté le potentiel de marché et propose un package de solutions et de services mobiles adaptés aux petites structures. Parmi elles, Sprint se positionne sur ce marché avec une offre complète de produits incluant smartphones, tablettes, logiciels, réseau internet tout en assurant un support. Toutefois, pour réussir, ces entreprises devront proposer des outils abordables, simples d'utilisation et conforme aux besoins des TPE-PME.