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lundi 4 février 2013

Pour innover, les dirigeants doivent savoir prendre des risques

A lire sur:  http://www.atelier.net/trends/articles/innover-dirigeants-doivent-savoir-prendre-risques
 
Par Aurore Geraud 04 février 2013 business man taking a risk
Comment les responsables d'entreprises innovantes ont-il réussi à trouver un moyen de percer sur le marché ? En sachant écouter leurs collaborateurs, et en faisant preuve d'audace.
Qui de mieux qu'un dirigeant d'entreprise innovante pour donner des conseils à d'autres qui souhaiteraient tenter l'aventure ? C'est en partant de cette idée que le cabinet Ernst & Young a décidé de recueillir dans un récent rapport les conseils et les confidences de près de 45 spécialistes de l'innovation et dirigeants internationaux d'entreprises ayant réussi dans le domaine. Et selon ceux-ci, pour qu'une entreprise soit innovante, il faudrait que celle-ci prenne en compte trois critères audacieux. Le premier est que les idées peuvent émaner de n'importe quel acteur de l'entreprise. Le second est qu'il faut se préparer à ne pas toujours réussir. Et enfin, le dernier est de savoir se lancer sur le marché même si l'on n'est pas tout à fait prêt.

Accéder rapidement au marché pour se démarquer

Et si cette dernière affirmation peut paraître étonnante, elle vient de John Waibochi, PDG de Virtual City, un géant des solutions mobiles au Kenya, et que L'Atelier avait rencontré en 2010. Celui-ci explique que "lorsque l'on a une bonne idée, il est plus facile de devenir obsédé par celle-ci et la manière de perfectionner le produit, plutôt que de se concentrer sur l'entrée sur le marché". Or, quand on sait qu'à présent les produits innovants sont généralement mis sur le marché en 90 jours au lieu de 6 à 12 mois il y a encore quelques années, il est nécessaire d'un point de vue concurrentiel "d'y entrer le plus vite possible, même si l'on est prêt qu'à 90%", ajoute-t-il. Et cela même s'il existe un risque de se tromper ? C'est en tout cas ce que prône Navi Radjou, expert en innovation et conseiller en stratégies pour la Silicon Valley.

Faire le plein d'idées au risque de se tromper

Celui-ci explique, en effet, que "le meilleur moyen d'expérimenter est d'être rapidement confronté à l'échec, et ce, de manière peu onéreuse et répétée". A cela, il ajoute que "l'intérêt de l'échec en temps réel en ligne est la possibilité de recevoir aussi rapidement des retours pour pouvoir s'améliorer". Enfin, le rapport rappelle l'importance de solliciter tous les acteurs des différents niveaux de l'entreprise dans le processus d'innovation. Ainsi, d'après le vice-président d'une entreprise américaine spécialisée dans le domaine de l'escalade, il ne faut pas avoir peur "d'engranger le plus grand nombre d'idées humainement possible, et ce, peu importe leur origine". Car, toujours selon celui-ci, "ceci est l'ingrédient clé de la réflexion et de la conception".

samedi 26 janvier 2013

Des PDG pas assez présents sur les réseaux sociaux mais plus visibles

A lire sur:  http://www.atelier.net/trends/articles/pdg-assez-presents-reseaux-sociaux-plus-visibles

Par Aurore Geraud 25 janvier 2013 CEO on social media
En deux ans, la présence sur le web des directeurs d'entreprises s'est considérablement accrue. Une tendance qui ne s'applique toutefois pas aux réseaux sociaux.
Il y a quelques mois, L'Atelier s'était intéressé à la propension des PDG revendiquant la nécessité pour leur entreprise de se développer sur les réseaux sociaux mais n'ayant eux-même pas encore passé le cap. C'est le constat également d'une étude plus récente du cabinet de conseil en relation publique Weber Shandwick, qui affirme que depuis 2010, le nombre de PDG possédant un profil sur ce type de réseaux est passé de 16% à seulement 18%. Un chiffre particulièrement bas auquel s'opposent toutefois ceux concernant la présence de manière générale de ces individus sur les sites internet. En effet, l'étude constate que celle-ci aurait ainsi presque doublée entre 2010 et 2012. Ainsi, s'ils étaient 36% à être visibles sur le net en 2010, ils sont passés en 2012 à 66%.

Investissement personnel dans le site de l'entreprise

Et cette visibilité se retrouve sous différents aspects : tout d'abord la vidéo, qui est utilisée à hauteur de 40% par les PDG (au lieu de18% en 2010) ou par une présentation directement sur le site web de l'entreprise (50% en 2012 contre seulement 32% en 2010). Et parmi les 50% ayant une présence sur le site de l'entreprise, on apprend à travers l'étude que pour la majorité d'entre eux (34%) elle prendrait la forme de posts, vidéos ou photos sur la page d'accueil ou sur la page de présentation du groupe, ou encore sur la biographie de l'entreprise (72%). Selon Leslie Gaine-Ross, chargée de la stratégie réputation de Weber Shandwick, les PDG ont enfin compris qu'en se rendant visibles en ligne "ils montrent qu'ils sont à l'écoute des consommateurs et de la manière dont sont perçus leurs produits". Mais pas seulement puisqu'ils prouveraient "leur intérêt pour la recherche de nouveaux talents et pour une meilleure connaissance des parties prenantes à l'entreprise", conclut-elle.

De l'écoute plutôt que de l'action pour le moment

Reste que cet intérêt n'est pour l'instant pas assez fort pour pousser les PDG à se tourner vers les réseaux sociaux. Ainsi, l'étude montre que seuls 10% d'entre eux sont sur Facebook (comparé à 10% en 2010), 6% sur LinkedIn (contre 4%) et 2% sur Twitter alors qu'en 2010 ils atteignaient les 8%. Un chiffre qui est, par ailleurs, réduit à 0% dans le cas des blogs ou de Pinterest. Mais qui remonte à 18% tout de même pour les réseaux sociaux internes à l'entreprise. Ces chiffres ne semblent toutefois pas troubler Chris Perry, chargé des pratiques digitales chez Weber Shandwick, qui estime que les PDG jouent un rôle qui leur correspondent bien pour le moment, "celui d'auditeurs sociaux, d'observateurs sociaux ou de collecteur de big data". Mais qui ne saurait rester longtemps ainsi pour vite se transformer en "social engagers".

mardi 4 septembre 2012

Face à la démultiplication des outils de partage, les entreprises craignent pour leurs données

A lire sur:  http://www.atelier.net/trends/articles/face-demultiplication-outils-de-partage-entreprises-craignent-leurs-donnees

Par L'Atelier - Paris 20 août 2012  
Employé regardant par le trou d'un mur
Une majorité des entreprises ne seraient pas en mesure de fournir à leurs collaborateurs des outils de partage et de stockage de fichiers. Les raisons ?
Les solutions permettant le partage d'information, via de nouveaux services ou des périphériques mobiles, devraient en théorie améliorer la collaboration et la productivité au sein des entreprises. Toutefois, ces nouveaux usages s'avèreraient risqués et poseraient la question de la sécurité des données sensibles, selon les résultats d'une étude menée par le Ponemon Institute. En effet, 90% des entreprises interrogées auraient fait l'expérience d'une fuite ou d'une perte d'information ou de documents confidentiels au cours de ces douze derniers mois. En conséquence, 77% des sondés ne seraient pas en mesure de fournir une solution de partage de document sécurisée à leurs salariés.

La mobilité responsable ?

De ce fait, 85% des entreprises sondées utiliseraient des outils de partage de fichiers externes qui ne seraient pas sécurisés, tels que les clés USB, les pièces jointes d'emails et les plateformes de stockage de documents dans le cloud. Les nouveaux modes de travail orienté vers toujours plus de mobilité seraient en partie responsable des failles de sécurité, mais également l'utilisation des appareils connectés aux documents de l'entreprise tels que les mobiles et les tablettes. En effet, ils représenteraient une menace significative pour la sécurité des données pour 65% des dirigeants interrogés.

Les outils plus risqués

Selon l'étude, les systèmes les plus vulnérables à la perte ou au vol de données seraient d’abord les pièces jointes des emails pour 71% des répondants, suivi par les systèmes de stockage de données externes tels que les clés USB pour 68%, et enfin les disques durs externes pour 62%. Les données les plus sensibles concerneraient les informations relatives aux personnes, tant des prospects et des clients (50%), mais aussi celles relatives aux collaborateurs (47%) ainsi que les documents sur la recherche et le développement (23%). Les entreprises doivent donc s’efforcer de doter leurs collaborateurs d'outils pour faciliter le partage d'information. Mais elles doivent aussi repenser et mieux organiser leurs données, comme nous l'évoquions récemment en Océanie. A noter que les résultats de cette étude ont été sponsorisés par Watchlock, spécialiste en solution de sécurité.
* menée auprès de 622 entreprises spécialisées en technologie de l'information et en sécurité aux Etats-Unis

lundi 3 septembre 2012

Le BYOD coûterait cher aux entreprises

A lire sur:  http://www.atelier.net/trends/articles/byod-couterait-cher-aux-entreprises

 
Par L'Atelier - Paris 17 août 2012 Deux employés surfant sur une tablette
Les nouveaux modes de travail en mobilité obligeraient les entreprises à être plus souple en permettant à leurs employés d'utiliser leur propre matériel. Ceci les rendrait plus vulnérable et augmenterait la facture informatique.
Le phénomène Bring Your Own Device (BYOD) prend toujours plus d'ampleur dans le monde de l'entreprise. Pourtant, si 60% des entreprises encourageraient cette pratique selon un précédent rapport de Forrester Research, la facture coûterait cher aux entreprises. En effet, 67% des professionnels IT interrogés pensent que l'utilisation de smartphones, Ipads ou appareils personnels va augmenter les coûts informatiques et de sécurité dans l'entreprise selon un sondage réalisé par Lieberman Software, une société spécialisée dans les solutions de gestion de sécurité.

La sécurité des données au cœur du débat

Pour les entreprises, le BYOD rendrait les données vulnérables. En effet, 43% des répondants s'inquièteraient des risques en termes de sécurité, notamment l'apparition de virus au sein de l'organisation. Mais la perte d'un appareil personnel utilisé dans le cadre professionnel constituerait également un danger pour l'entreprise pour 26% des personnes interrogées et le vol également pour 22%. Si l'utilisation d'appareils personnels est pratique pour les employés de par leur maîtrise totale de leur propre matériel, la capacité à adopter, à maintenir et contrôler l'accès aux entreprises est inexistante ou inadaptée.

Un encadrement pour ne pas perdre le contrôle

Actuellement, dans un effort pour répondre à la demande de BYOD, les entreprises sont obligées d'abaisser leurs barrières de sécurité. Mais pour Lieberman, les professionnels IT doivent bien comprendre ce qu'ils autorisent et surtout à quoi s'expose l'organisation avec l'utilisation d'appareils dont ils n'ont pas un plein contrôle. Les entreprises ne doivent pas pour autant s'y opposer, mais plutôt placer la mobilité au cœur de leur stratégie de développement informatique. La clé de cette évolution vers une intégration BYOD se trouverait ainsi dans la gestion de l'infrastructure IT.

dimanche 2 septembre 2012

Le potentiel des médias sociaux encore sous-exploité par les entreprises

A lire sur:  http://www.atelier.net/trends/articles/potentiel-medias-sociaux-exploite-entreprises
 
Par L'Atelier - Paris 10 août 2012 
 
Business man utilisant un mur virtuel futuriste
Conscientes des avantages que procureraient une utilisation adaptée des médias sociaux, peu d'entreprise seraient en mesure d'appliquer les bonnes recettes. Cela supposerait en effet de relever plusieurs défis. Lesquels ?
Aujourd'hui, alors que 72% des entreprises utilisent désormais les réseaux sociaux, 90 % d'entre elles déclarent voir des bénéfices sur leur business. Pourtant, peu en exploite pleinement tout le potentiel. En effet, le manque à gagner chaque année serait même estimé entre 900 milliards et 1,3 trillions de dollars dans un rapport du McKinsey Global Institute (MGI). Surtout, l'utilisation des technologies sociales visant à améliorer la communication et la collaboration au sein et entre les entreprises pourraient contribuer à deux tiers de cette valeur estimée dans quatre secteurs commerciaux : les ventes, le marketing, le développement produit et le service client.

Des défis à relever

Toutefois, capter cette valeur est un vrai défi pour les entreprises qui nécessite de réaliser en interne plusieurs changements en profondeur. Elles doivent transformer leurs organisations structurelles, leurs processus, mais aussi leurs cultures afin de développer des réseaux d'entreprises étendus, qui connectent aussi bien l'interne que l'externe, comme les clients et les partenaires. Cela va dans le même sens qu'une étude d'Altimeter qui prônait la convergence en interne. Les entreprises doivent en effet être ouvertes à l'échange d'informations et intégrer une culture de confiance et de coopération. Elles doivent également faire face à des risques importants relatifs à la confidentialité, la propriété intellectuelle et la réputation. En effet, les sites collaboratifs inquiètent les entreprises selon un sondage réalisé conjointement par Forbes Insight et Deloitte. Les juristes sont également confrontés aux mêmes défis avec les communautés en ligne.

De nouveaux business model sociaux

Toutefois, les avantages sont si avérés que les décideurs devraient trouver la solution pour relever ces challenges. Les entreprises devraient donc continuer à développer ces nouvelles façons d'atteindre les consommateurs par le biais des médias sociaux mais aussi pour le développement de produits, du marketing et du service client. Ce sont surtout les avancées technologiques qui ont conduit à l'émergence de nouveaux usages et de nouveaux business model sociaux. Actuellement, seulement une fraction de ces usages sont exploités à l'image de l'utilisation des réseaux sociaux aux Etats-Unis, représentant seulement 5% de tous les moyens de communication.

jeudi 26 juillet 2012

Réseaux sociaux : aller au-delà du simple dialogue avec le client

A lire sur:  http://www.atelier.net/trends/articles/reseaux-sociaux-aller-dela-simple-dialogue-client

Par L'Atelier - Paris 26 juillet 2012 
social network map
Plus qu'une simple présence sur les réseaux sociaux, les entreprises cherchent à créer des communautés, mais pas uniquement de clients. L’impact des campagnes est toujours difficile à mesurer.
Il y a deux ans, le spécialiste de la logistique, FedEX avait publié conjointement avec Ketchum, une agence de conseil en relations médias et en stratégies d'influence, un rapport mettant en évidence un tournant dans l'utilisation des réseaux sociaux à des fins professionnelles. Ceux-ci rééditent le rapport pour montrer les changements perçus depuis. La tendance serait donc à une utilisation plus stratégique et à une intégration plus complète de ceux-ci. Mais alors que les objectifs principaux pour l'année 2010 tournaient autour de la question du bouche à oreille, ceux de cette année sont légèrement différents puisque la priorité est au dialogue entre les différentes parties prenantes et à la participation du client. A titre d'exemple, l'étude montre que 51% des entreprises interrogées estiment utiliser efficacement les réseaux sociaux pour renforcer leur relation client.

Fidélisation du client... et des salariés

Mais pas seulement. Ce serait également le cas avec les consommateurs dans leur ensemble, pour 52% des entreprises, et pour les partenaires et fournisseurs, à une hauteur de 40%. Mais le fait de développer l'image de la marque n'est pas non plus mis de côté : les entreprises sont ainsi 69% à penser que leur présence sur les médias sociaux contribue à faire connaître la marque auprès des clients et 68% auprès de la population en général. Et en ce qui concerne la fidélisation, elle ne s'arrête pas seulement aux clients. En effet, le rapport avance que les entreprises se servent également des réseaux sociaux pour fidéliser leur propres employés, en renforçant leur relation pour 46% d'entre elles et en facilitant le dialogue et les discussions avec ceux-ci, pour 44%. Elles sont d'ailleurs également 44% à souhaiter fidéliser leurs salariés en faisant appel à ou en leur proposant de partager leur expertise sur un sujet. On constate donc que de manière générale, les médias sociaux sont bien mieux intégrés au sein des entreprises actuellement qu'il y a deux ans.

Réflexion sur les moyens de mesure de l'impact

Une chose qui n'a par contre pas changé par rapport au même sondage pour l'année 2010 est la difficulté de mesurer l'impact de tels outils, bien que les entreprises soient actuellement 80% à déclarer mesurer l'impact des médias sociaux d'une manière ou d'une autre. Parmi celles-ci, et de manière plus précise, on trouve 88% d'entreprises contrôlant les retours et conversations sur leurs profils. Mais également, elles seraient 84% à s'appuyer sur l'engagement (nombre de fans, nombre de « like »...), 69% sur les « impressions » (combien de publicité, combien de clics, qui clic...), 53% sur l'influence (nombre de retweets, nombre de notifications partagées...) et 51% cherchent à analyser le ton employé par les internautes (commentaires négatifs et positifs). Bien qu'elles n'aient pas tous les outils pour mesurer cet impact, les entreprises restent néanmoins majoritairement positives puisqu'elles sont 84% à considérer qu'il existera toujours des aspects du marketing qui, bien que très importants, ne seront jamais quantifiables.

mercredi 25 juillet 2012

L'intégration du BYOD au sein de l'entreprise se fait par étapes

A lire sur:  http://www.atelier.net/trends/articles/integration-byod-sein-de-entreprise-se-etapes

Par Aurore Geraud 24 juillet 2012 hands on computer
Toujours source d'inquiétude mais néanmoins inévitable, l'intégration du BYOD (« Bring Your Own Device ») poursuit sa lente intégration en entreprise. Quelques étapes clefs doivent toutefois être respectées.
Il y a près de trois mois, Kaseya, fournisseur de logiciel de management informatique, dévoilait que plus d'un quart des organisations informatiques considéraient que l’usage par les employés de leur propre appareils mobiles dans le cadre du travail représentait l'une des plus grandes menaces pour l'entreprise. Et pourtant, un autre rapport récent, cette fois à l'initiative de Forrester Research, mettait en lumière que 60% des entreprises encourageaient cette pratique. C'est donc à partir de ces deux constatations contradictoires que l'institut de recherche à eu l'idée d'éditer un manuel à l'intention des entreprises dont le but est de leur offrir les lignes directrices d'un passage en douceur au BYOD. Et pour cela, le mot d'ordre est la création d'une infrastructure informatique « sans état ». Première étape donc selon Forrester : modeler une stratégie mobile cohérente et à l'épreuve du futur.

S'adapter au BYOD en 4 étapes

L'étude encourage ainsi les entreprises à placer la mobilité au centre de leur stratégie de développement informatique pour les cinq ans à venir. Pour cela, il ne faudrait plus adapter le BYOD au cas par cas mais au contraire le normaliser à la totalité de l'entreprise. Le mieux serait donc de créer des applications-tests pour les salariés afin qu’ils puissent mieux apprendre les usages grâce à celles-ci, (par exemple sur l'utilisation de la bande passante ou encore sur la protection des données). Seconde étape : externaliser les applications par une approche progressive. Forrester encourage donc les entreprises à proposer aux salariés un canal de diffusion et de gestion d'applications sous la forme d'un « app store » d'entreprise, comme Apperian ou AppCentral. La troisième étape consiste à transformer sa stratégie de gestion des appareils mobiles en inspection de ceux à risque. L'aide d'une tierce partie, comme Iovation ou Silver Tail Systems peut être un atout. Enfin, l'étude recommande aux entreprises d'étendre leur stratégie mobile aux autres initiatives de transformation informatique, cela, dans un but d'économie évident.

Car l'usage n'est pas prêt de ralentir

Ces conseils ne sont pas superflus au vu des résultats des précédentes études de l'institut de recherche. Ainsi, 91% des consommateurs américains et 86% des consommateurs européens possèdent au moins un appareil connecté. Des chiffres qui ne devraient pas cesser de progresser puisqu'on attends d'ici à 2015 pas moins d'un adulte américain sur trois en possession d'une tablette. D'ailleurs, le rapport de Forrester rappelle que rien que sur la période de 2007 à 2010 les opérateurs mobiles ont vu le trafic de données sans fil augmenter de plus de 5000%. Preuve donc que plus qu'un simple objet de confort voire de productivité, le BYOD est en passe de devenir un « must-have » pour les utilisateurs mobiles et un « must-integrate » pour les entreprises.

samedi 21 juillet 2012

La présence des dirigeants sur les médias sociaux reste faible

A lire sur:  http://www.atelier.net/trends/articles/presence-dirigeants-medias-sociaux-reste-faible

Par L'Atelier - Paris 19 juillet 2012 
CEO lost with social media

Bien que l'usage par les grandes entreprises des médias sociaux ne cesse de s'intensifier aux États-Unis, leurs dirigeants ne semblent toutefois pas prêts à s'y investir personnellement.
Les PDG de grandes entreprises n'appliquent pas ce qu'ils prodiguent pour leurs stratégies
de communication. En effet, selon une étude commanditée par le site CEO.com et par la
plate-forme de gestion de cloud, Domo, 70% des PDG appartenant au classement du Fortune
500 n'auraient aucune présence sur les médias sociaux. Un résultat quasi identique à celui
d'une étude d'UberCEO datant de 2009, qui est d'autant plus inquiétant qu'il ne montre aucune
évolution dans l'utilisation de ces outils. Alors que pour leur part, les consommateurs connectés se disent à 50% plus enclins actuellement à acheter chez une entreprise après avoir suivi un de ses tweets.  Ainsi, de manière plus précise, seuls 7,6% de ces dirigeants possèdent une page Facebook, soit 38 individus en tout. Et ils sont plus de 65,8% à posséder moins de cent contacts rattachés à leur compte. Seuls deux, d'ailleurs, en possèdent plus de cinq cents, avec à leur tête Michael Rapino, PDG de Live Nation qui compte 1723 amis.

Un peu sur Facebook et sur Twitter

Vient ensuite dans les médias sociaux les plus usités, Twitter, où l'on trouve 3,8% des PDG.
Pour leur part, le nombre de followers moyen est tout de même remarquable avec en moyenne
33 250. Rupert Murdoch se plaçant comme le dirigeant inscrit le plus actif avec plus de
249 000 followers et avec une moyenne de 2 tweets par jour, juste devant Meg Whitman,
PDG d'Ebay, qui elle compte 243 000 followers pour seulement 2 tweets publiés. Et le
plus étonnant reste la présence sur Google Plus et Pinterest de ces dirigeants, qui ne monte
respectivement qu'à 0,8% et même 0% pour le second. Seule se détache du lot, la présence
sur LinkedIn, qui bien que toujours assez faible dépasse néanmoins les sites concurrents.
Ainsi, 25,9% des dirigeants appartenant aux 500 plus grandes fortunes possèdent un compte
LinkedIn. Et parmi ceux-ci, 27,9% possèdent 0 ou une connexion, 41,1% entre 1 et 10,
58,9¨%plus de 10 et 7,8% 500 et plus.

Mais surtout sur LinkedIn

Alors quelle raison apporter à ce désintérêt ? Selon l'étude, sept tendances se démarqueraient
de la part des PDG. Tout d'abord, le manque de temps à accorder aux médias sociaux, et
dans la même veine, le fait que cela nécessite un taux d'engagement important. Autres freins,
l'impression d'être submergé par l'information, auquel s'ajoute le manque de connaissances
concernant ces canaux et même l'impression d'avoir passé l'âge pour les utiliser. Enfin, les
dirigeants éprouvent une certaine crainte à l'idée de divulguer de mauvaises informations et
que toute erreur soit amplifiée par un tel outil. Néanmoins, il reste de l'espoir puisque l'étude
estime que d'ici 3 à 5 ans, le nombre de PDG présents sur les médias sociaux devrait passer
de 16% à 57%. De plus, les dirigeants pourraient être poussés par leurs propres salariés qui
sont, selon une étude récente de Brandfog, 94% à penser que la présence de leur PDG sur les réseaux sociaux permettrait d'améliorer l'image de la marque.

dimanche 8 juillet 2012

Des salariés friands de vidéo et des nouveaux réseaux sociaux

A lire sur:  http://www.atelier.net/trends/articles/salaries-friands-de-video-reseaux-sociaux

Par L'Atelier - Paris 06 juillet 2012 Homme regarde écran
Les collaborateurs sont de plus en plus nombreux à consommer de la vidéo pendant leurs temps libres. Tumblr et Pinterest sont aussi en pleine croissance.
Au sein des entreprises, les employés regardent considérablement plus de vidéos. C'est le constat présenté par le dernier rapport de Palo Alto Networks qui donne un aperçu de l'utilisation des activités sur Internet via l'analyse de l'utilisation de la bande passante dans plus de 2000 organisations à travers le monde. En effet, la part de celle-ci dédiée à la consommation de vidéos a été plus que multipliée par quatre, passant de 4% à 13%. D'ailleurs, l'utilisation d'au moins une application - considérée comme un site permettant de voir une vidéo ou des photos - a été constatée dans 97% des organisations interrogées. Parmi les principaux sites, on remarque bien sûr YouTube qui confirme son leadership, sauf en Asie Pacifique. Mais le rapport rappelle que cela pose des risques pour l'entreprise. D'une part, en matière de business puisque, si le temps passé sur des activités personnelles est toléré en entreprise, la quantité de bande passante utilisée pour la vidéo semble importante, ce qui impacte les performances et la productivité.

Le partage peer to peer

De la même façon, cette consommation de bande passante a un coût financier, notamment s'il faut augmenter la quantité disponible ou revoir les systèmes de sécurité. Car, d'autre part, le visionnage de vidéos pose des problèmes de sécurité, par exemple si l'employé télécharge un malware sans s'en apercevoir. Deuxième grande tendance de ce rapport, le recours au partage de fichiers P2P (pair à pair). En effet, la consommation de bande passante dédiée à cette activité est passée de 2% en décembre 2011, à 14% en juin 2012. La diffusion de cette pratique est pourtant moins répandue que la vidéo puisqu'elle n'a été repérée que dans 78% des organisations étudiées. Néanmoins, en moyenne, chacune d'entre elles utilisent 7 services différents. Et ces services ne changent pas beaucoup puisque, dans toutes les régions du monde,  les principaux sont BitTorrent et eMule. Services qui présentent eux-aussi leurs risques, notamment en matière de perte de données et d'infraction à la propriété intellectuelle.

De nouveaux acteurs sociaux

Moins étonnant que ces deux usages, le recours aux réseaux sociaux par les membres des organisations ciblées dont l'utilisation consomme 1% de la bande passante globale. Et si Facebook et Twitter sont les plus utilisés, de nouveaux acteurs semblent se faire une place. En effet, entre décembre 2011 et juin 2012, Facebook a vu sa part de bande passante consacrée aux plates-formes sociales passer de 37% à 54%. Et de 21% à 11% pour Twitter. Sur la même période, Tumblr a connu une croissance sensible de son utilisation, passant de 1%  à 10%. Autre acteur plus récent qui est en train de se positionner : Pinterest. En effet, le réseau social à l'épingle a vu sa part de bande passante passer de 0% à 1% sur la période. Avec une particularité non négligeable : il n'a été intégré à la base de donnée du rapport que le 6 mars 2012. A noter que ces services exigent une bande passante de plus en plus importante puisque sa consommation, toutes activités confondues, a augmenté de 300%.

samedi 7 juillet 2012

"Les réseaux sociaux ne veulent pas devenir responsables du contenu publié"

A lire sur: http://www.atelier.net/trends/articles/reseaux-sociaux-ne-veulent-devenir-responsables-contenu-publie

Par Renato Martinelli 05 juillet 2012 
Daniel Kaplan
Quelle position doivent tenir les sites collaboratifs sur la propriété des données postées par leurs membres ? La question se repose après la publication du rapport de transparence édité par Twitter.
Entretien avec Daniel Kaplan, cofondateur et délégué général de la Fondation pour l’Internet Nouvelle Génération (FING).
L'Atelier : Quel est le symbole envoyé par une entreprise publiant ce type de rapport ?
Daniel Kaplan : Selon moi, ces rapports adressent deux messages. D'abord, l'entreprise se considère comme devant protéger un certain nombre de choses, à priori au moins autant sur la vie privée que sur la liberté d'expression. En réalité, il s'agit bien plus de liberté d'expression car il est difficile, pour une entreprise dont le business model intègre souvent la commercialisation de certaines données, notamment pour des opérations de marketing, de se positionner en garant de la vie privée de ses utilisateurs. D'ailleurs, le rapport est un rapport de transparence, et non de vie privée. Ensuite, le message subliminal est que les demandes d'accès à des informations ou de retrait de contenu par la justice et les pouvoirs publics est aujourd'hui excessif, notamment aux Etats-Unis. Par exemple d'utiliser Twitter pour lever l'anonymat.
C'est donc une opération de communication ?
Pas uniquement. Bien sûr, un des enjeux est clairement un enjeu d'image. Mais de tels rapports ont également pour objectif de faire reculer le moment où un réseau social comme Twitter pourrait se trouver plus fortement régulé par les autorités publiques, et ce comme un média de communication publique. C'est-à-dire qu'ils ne veulent pas devenir responsable du contenu publié, comme le rédacteur en chef du Monde serait condamné en cas de publication d'un article diffamatoire. C'est donc une forme de lobbying préventif. Evidemment, c'est plus flou pour Twitter que pour Facebook dans la mesure où Facebook enferme les consommateurs dans un univers, et affirme être propriétaire de ce qui est publié sur la plate-forme. L'entreprise pourrait donc difficilement se dire propriétaire mais non responsable.
Dans ce cas, est-ce qu'un réseau social prendrait une nouvelle place entre l'utilisateur et le politique ou la justice ?
Il s'agit là d'un vieux débat. La question s'est déjà posée à l'apparition des blogs. Et elle ne se pose pas que pour les réseaux sociaux : les banques comme les opérateurs téléphoniques possèdent elles aussi des informations sur leurs clients qui peuvent lever l'anonymat, permettre de connaître leurs déplacements, etc. Simplement, il s'agit d'une zone grise d'un point de vue du droit, entre communication purement privée et purement publique. Car il ne s'agit ni de l'un, ni de l'autre. Twitter n'est pas tout à fait public, et il n'est bien sûr pas privé. Et cette distinction peut changer de forme entre les personnes, s'il s'agit d'un collégien ou d'un politicien qui tweete. On assiste donc à un jeu entre les différents acteurs pour utiliser cette zone grise. Ce qui n'est pas forcément malsain puisque le législateur devra légiférer sur cette zone d'ombre, avec d'autres acteurs, et ce jeu peut servir la réflexion. Sans toutefois tomber dans plusieurs lois ad hoc.

jeudi 28 juin 2012

La multiplication des données, perçue comme un avantage pour les PME


A lire sur:  http://www.atelier.net/trends/articles/multiplication-donnees-percue-un-avantage-pme

Par L'Atelier - Paris 28 juin 2012 Big Data
Les entreprises reconnaissent l'utilité des données nombreuses, y compris les petites et moyennes. Elles en attendent même beaucoup. Chacune ayant sa propre stratégie, mais également sa propre définition
Nombreux sont les avantages du Big Data reconnus par les cadres des entreprises. Mais pas uniquement des grandes entreprises internationales, si l'on en croit une étude menée par Harris Interactive pour SAP AG auprès de cadres, dont 60% gèrent des entreprises de cinq cent millions de dollars ou moins de revenus annuels. Et pour cause, 76% de ces répondants voient dans les Big Data une opportunité pour leur entreprise. Et ce, pour les bénéfices qu'apporte cette tendance. Et notamment la baisse des coûts informatiques pour 50% des cadres interrogés, le gain en agilité de l'entreprise (48%) et le fait d'attirer et de retenir des consommateurs (46%). Raisons pour lesquelles 70% des cadres attendent un retour sur investissement dans les données dans l'année à venir.

Quelles approches ?

Néanmoins, et si le Big Data semble faire consensus, les stratégies adoptées par les entreprises sont différentes. Notamment au regard de l'informatique dans les nuages, jugé comme un outil efficace pour la gestion de ces données. En effet, 64% des personnes interrogées affirment que leur entreprise utilise les technologies cloud dans une certaine mesure. Parmi eux, 38% l'utilisent uniquement pour stocker et gérer les grosses données. Par ailleurs, 27% de ceux qui recourent au cloud compiuting ont cité l'utilisation de nuages privés ou de fermes de serveurs externes à l'entreprise et 11% ne font que stocker leurs données via un serveur public. Enfin, 26% des cadres répondant à l'étude utilisent un entrepôt hybride. A noter, par ailleurs, que 90% des cadres jugent l'accès à distance immédiat important, dont 57% absolument essentiel ou très important.

Qu'est ce que le Big Data ?

Des approches légèrement différentes qui ne sont pas sans lien avec la conception qu'ont ces cadres des Big Data. Car leur définition du phénomène diffère. Pour 28% d'entre eux, le Big Data est la croissance massive d'échange de données. Suivi par les nouvelles technologies qui répondent aux défis de volume, de variété et de rapidité des grosses données (24%), les exigences importantes en matière de stockage et d'archivage des données pour la conformité réglementaire (19%). Ou encore l'augmentation de nouvelles sources de données (mobile, réseaux sociaux, etc.) (18%) pour les principales définitions.

mercredi 27 juin 2012

Les entreprises ont des difficultés à jongler entre médias sociaux et mobile

A lire sur:  http://www.atelier.net/trends/articles/entreprises-ont-difficultes-jongler-entre-medias-sociaux-mobile

Par L'Atelier - Paris 27 juin 2012
mobile or computer
Les marques ont bien compris la nécessité d'intégrer les nouveaux canaux dans leurs campagnes marketing. Mais elles ont quelques difficultés à trouver la bonne place pour chacun d'entre eux.
Seules 30% des entreprises utilisent le SMS pour communiquer avec leur clientèle. Un chiffre relativement bas que déplore l'Economist Intelligence Unit, qui a effectué un sondage - dans sponsorisé par Genesys - auprès de 798 dirigeants d'entreprises provenant de 69 pays différents. Car en effet, si le rapport se veut positif en ce qui concerne la prise de conscience des entreprises de l'hyperconnectivité des consommateurs et du besoin pour ceux-ci de communiquer, il dévoile que celles-ci se sentiraient perdues quant à la manière d'utiliser les nouveaux canaux de communication : si elles se lancent dessus, c'est souvent en abandonnant d'autres biais qui pourtant fonctionnent. Par exemple, elles favoriseraient une communication via les médias sociaux au détriment du mobile, qui présenterait pourtant un véritable potentiel marketing.

Un taux de pénétration mobile non négligeable

Ainsi, le rapport avance que pas moins de 48% des entreprises sondées s'appliqueraient à communiquer via les médias sociaux, alors que seules 22% d'entre elles se serviraient des messageries instantanées et 20% des applications mobiles propres à l'entreprise. Et pourtant le rapport rappelle l'importance de ce moyen de communication à travers le monde. Il révèle que le taux de pénétration mobile mondial devrait en effet atteindre les 99% cette année. Il serait donc important que les entreprises effectuent les changements nécessaires pour s'adapter à l'augmentation rapide du marché mobile. Celui-ci n'étant cantonné pour l'instant qu'au service après-vente : avec 22% des entreprises utilisant le SMS à ces fins et 30% les messageries instantanées. Et encore une fois le déséquilibre est flagrant, puisqu'à l'inverse, ce sont cette fois les médias sociaux qui ne sont que très peu utilisés dans cette fonction.

Médias sociaux, opportunités autant que menaces

Seules 6% des entreprises sondées utiliseraient les médias sociaux comme service après-vente. Celles-ci préféreraient d'ailleurs l'utiliser pour canaliser les critiques de clients mécontents que pour vraiment régler les problèmes en profondeur. Et peut être que les raisons du déséquilibre entre l'usage des différents canaux de communication viendrait de là. Les médias sociaux assez impersonnels seraient utilisés majoritairement pour des campagnes marketing alors que le mobile plus personnel serait pour le contact direct avec le client. Cette tendance se confirme au vu de la vision qu'ont les entreprises des systèmes de recommandations. 40% seraient en effet inquiètes que les critiques se diffusent plus rapidement sur les médias sociaux. De plus, 15% pensent que ces nouveaux canaux de communication auront pour impact de créer des ambassadeurs de la marque qui diffuseront son message, contre 34% qui s'inquiètent au contraire de la manière d'y gérer leur image.

Les départements informatique et marketing pas encore assez associés ?

A lire sur:  http://www.atelier.net/trends/articles/departements-informatique-marketing-assez-associes

Par Claire Cavret 27 juin 2012 Synergie entre deux équipes
Peu d'entreprises organisent le travail en synergie. Ce serait pourtant nécessaire avec l'essor du mobile et des réseaux sociaux qui demandent des compétences crosscanal.
Atteindre les consommateurs avec succès par le biais du mobile ou des réseaux sociaux s'avère compliqué si le marketing et l'informatique ne forment pas un partenariat solide. Le rapprochement de ces deux entités était déjà pointé en septembre dernier par Forrester Research comme un élément clé de la compétitivité. Le problème est que, en plus de huit mois, les choses ne semblent pas avoir changé. Selon un sondage d'IBM sur l'industrie marketing, 60% des marketeurs pointent ainsi le manque de synergies entre département marketing et département informatique comme un obstacle majeur à la réussite des objectifs. Si 71% d'entre eux pensent qu'une meilleure intégration est importante, il ne serait seulement que 29% à l'appliquer réellement pour différents canaux.

Sortir des silos traditionnels

La raison invoquée ? Les systèmes existants seraient trop disparates pour intégrer ces canaux pour 59% des marketeurs interrogés. Pourtant dans les faits, faire collaborer marketing et informatique s’avérerait plus efficace pour les entreprises. Ainsi, 51% des professionnels du marketing ayant indiqué travailler dans une entreprise performante, évoquent de bonnes relations entre leur département et le pôle informatique, soit 10% plus élevé que les autres entreprises. Ce chiffre tendrait à confirmer l'importance d'une alliance entre les deux entités. De plus, les marketeurs de ces entreprises plus performantes seraient presque trois fois plus susceptibles d'être des leaders dans la conduite du service client de leur organisation à travers différents canaux.

Les entreprises tournées vers le mobile et les réseaux sociaux

Autre résultat, l'enquête montre que si le marketing mobile fonctionne bien, les entreprises se préparent maintenant à aller au-delà des coupons et pour offrir de la publicité mobile, qui atteindrait les consommateurs sur leur smartphones et leurs tablettes. Ainsi, 34% des répondants ont déclaré avoir l'intention de diffuser des annonces mobiles dans moins de 12 mois. Cela représenterait la tendance dans les cinq années à venir. Actuellement, 46% des répondants utilisent les sites Web sur mobile, suivi par 45% qui ont lancé leurs applications mobiles, en hausse de 40% et 44% respectivement depuis l'année dernière. D'ici la fin de l'année, 26% des entreprises auraient l'intention de lancer des applications sur les sites de réseaux sociaux et 23% souhaiteraient y lancer des annonces publicitaires.

lundi 25 juin 2012

La sécurité des données vraiment inquiétée par l'Internet des objets ?

A lire sur:  http://www.atelier.net/trends/articles/securite-donnees-vraiment-inquietee-internet-objets

Par L'Atelier - Paris 22 juin 2012 Objets connectés
Le fait que cette tendance envisage l'échange de données entre machines et non pas entre humains ferait que certains aspects n'auraient pas été assez envisagés. Comme ceux liés à la fiabilité et à la confidentialité.
L'Internet des objets est souvent présenté comme une aubaine pour de nombreux secteurs. En effet, les puces RFID, les codes barres électroniques, les réseaux sans fil ainsi que les nanotechnologies commencent à se diffuser dans les domaines de la santé, de la logistique, de la défense ou encore de l'agriculture. Reste que selon la VIT University, en Inde, le fait que le courant ait encore du mal à décoller n'est pas un problème de technologies ou de connectivité. Dans une étude, une de ses équipes souligne que les projets qui existent, et qui visent à une communication objet/objet et non plus hommes/hommes, soulèvent certains problèmes. En effet, initialement l'information sur Internet était partagée entre personnes par le biais des emails et des réseaux sociaux. Et selon eux, en réfléchissant à connecter les objets entre eux - comme la télévision et l'Internet par exemple - les porteurs de ces projets n'ont pas encore suffisamment réfléchi à la place donnée à l'homme dans cette équation.

La tectonique des données

De cela découlerait d'autres risques, comme ceux - une fois de plus - liés à la fiabilité, à la sécurité et à la confidentialité des données et le fait que la technologie devrait être plus encadrée par la loi, estiment les chercheurs.Si aujourd'hui les smartphones, les tablettes ont changé les usages et nous aident à être connectés à Internet n'importe quand, n'importe où et pour n'importe qui, il faut considérer que les données sont mouvantes et rendent les barrières de protection moins robustes. Ainsi, un véhicule contenant une puce RFID conduirait à un manque de confidentialité pour les passagers présents à l'intérieur, soulignent les chercheurs. En effet, ils pourraient être géolocalisés à leur insu par exemple. De même dans le domaine médical, l'utilisation d'objets connectés pourrait mener à des conséquences dangereuses pour les données présentes dans le carnet de santé d'un patient.

Construire un cadre protecteur

Celles-ci pourraient se voir modifier par un intrus et impacteraient la décision des médecins dans le processus de soins. Dans le domaine de la défense, les capteurs sans fil utilisés pourraient, si les ennemis les trouvaient, être manipulés et générer des fausses informations. Aussi, les chercheurs pensent qu'une sécurité renforcée et des solutions garantissant le respect de la vie privée pourraient mener à une meilleure acceptation par le public des objets connectés. De plus, l'utilisation de ces technologies devrait rentrer dans un cadre réglementaire afin de freiner tout abus. Des normes mondiales devraient être mises au point.

Le succès du m-paiement, lié aux services connexes ?

A lire sur:  http://www.atelier.net/trends/articles/succes-paiement-lie-aux-services-connexes

Par Renato Martinelli 22 juin 2012 mobile payment
Avec Passbook, Apple propose d'embarquer dans une seule application cartes de fidélité, billets de spectacles ou de transport. Un moyen de proposer ensuite le paiement via l'application. Un procédé qui fera ses preuves ?
Entretien avec Gilles Blanc, Directeur d'Etudes chez CCM Benchmark Group, qui a publié récemment une étude sur le paiement mobile en France.


L'Atelier : Lorsque l'on voit Passbook, peut-on dire qu'allier différents services est ce qu'il manque au m-paiement pour fonctionner ?

Gilles Blanc : Payer par mobile n'est pas encore un réflexe pour les consommateurs. Il faut les convaincre, notamment par des services spécifiques qui peuvent faire la différence. Une différence économique, d'abord, que peut apporter le mobile, par exemple avec les prix. Mais également une logique de programmes de fidélité qui dépassent les programmes des points à collecter pour avoir un cadeau. Ce qui compte, par exemple, ce sont les programmes cross-canal qui fonctionnent pour l'achat à distance, sur mobile ou en magasin. Mais également entre les enseignes, ce que l'on observe avec les smiles.
Et puis, il y a la question de la sécurité ?
Tout à fait, car celle-ci, pour le paiement mobile, doit être supérieure ou au moins égale à celle de la carte bancaire. Par ailleurs, concernant Passbook, il est vrai que le consommateur n'aime pas avoir plein de cartes. Aussi, si l'application permet de reconnaître automatiquement la carte et apporte de vrais avantages comme des bons, c'est très bien. Et puis, cela peut sembler secondaire, mais un deuxième code confidentiel, comme le fait Paypal avec un mot de passe personnel, est considéré comme une garantie de sécurité supplémentaire. Ceci dit, il reste le problème de la légitimité.


A savoir qu'Apple pourrait n'être pas forcément le bon acteur ?

Effectivement. La première problématique du m-paiement est liée aux acteurs, car l'écosystème est large. Dans notre étude, nous avons interrogé les consommateurs sur la légitimité de ces différents acteurs. Et l'on remarque que la confiance est d'abord donnée aux banques traditionnelles qui sont considérées comme légitimes. Viennent ensuite les émetteurs de carte, ou encore les opérateurs de télécommunication, et seulement les pure players, comme iTunes. Mais la confiance donnée à ces derniers pour gérer un portefeuille est très faible. Pour donner un exemple, 72% des consommateurs ne font pas confiance ou accordent une faible confiance à ces pure players. Alors que seulement 15% des consommateurs se positionnent de la même façon pour les banques ou les émetteurs de carte.
Qu'est-ce que cela signifie pour Apple ?
Cela signifie que, malgré l'attrait que pourrait apporter l'application, la partie paiement mobile pose le problème de la légitimité. Car évidemment un acteur comme Apple est bien positionné, mais il n'a pas la meilleure position. Et cela est également le cas des enseignes qui se méfient à l'idée d'être « absorbées » par une telle marque. Sa plate-forme risque donc de n'attirer que les clients fidèles et utilisateurs de smartphones habitués du m-paiement. Pour changer cela, il serait peut être nécessaire de s'associer avec des institutions financières pour gagner cette légitimité.

jeudi 21 juin 2012

Le rôle des médias sociaux dans la culture d'entreprise divise dirigeants et salariés


A lire sur:  http://www.atelier.net/trends/articles/role-medias-sociaux-culture-entreprise-divise-dirigeants-salaries

Par L'Atelier - Paris 20 juin 2012 boss arguing
Pour les responsables, les réseaux internes aident à construire une culture commune. Un constat moins partagé par les collaborateurs, qui les considèrent plus comme un simple outil.
Les dirigeants et les salariés n'auraient pas la même vision de l'utilisation des médias sociaux dans l'entreprise, révèle une étude commanditée par Deloitte, cabinet d'audit et de conseil, et réalisée par Harris Interactive. La source de divergence se trouverait majoritairement dans l'influence de ces médias sur la culture même de l'entreprise. Ainsi, l'étude révèle que 41% des dirigeants estimeraient que les réseaux sociaux aident à la fois à construire et à maintenir une culture commune au sein de leur entreprise contre seulement 21% des salariés. Preuve donc que la culture d'entreprise pourrait être également une question de point de vue ? Peut être, quand on sait que les dirigeants se disent à 45% confiants quant aux effets positifs des médias sociaux sur l'environnement de travail. Un chiffre qui retombe à 27% pour les salariés.

Une culture qui devrait passer par l'humain

De même, les plus hauts échelons hiérarchiques estimeraient que l'usage de ces médias instaurerait une véritable transparence dans la gestion de l'entreprise. Ils seraient en effet 38% à penser cela. Un avis partagé par seulement 17% pour les salariés. Et ces divergence d'opinions s'expliqueraient, selon Punit Renjen, président du conseil d'administration de Deloitte, par le fait que "les dirigeants utilisent les médias sociaux comme levier de création d'une culture et pour apparaître accessibles". Et d'ajouter : "Or, bien qu'il soit important de se tenir au courant des moyens de communication, il faut également connaître les limites de telles technologies". Il rappelle en effet que les normes d'instauration d'une culture d'entreprise n'ont pas changé et qu'elles nécessitent avant tout de construire une relation à travers des réunions en face-à-face, des appels téléphoniques directs et des messages personnels.

Regarder dans la même direction ?

Ce qui devrait d'abord passer par une vision commune des objectifs de l'entreprise. Or, selon le rapport, ce n'est pas encore le cas actuellement dans toutes les entreprises. Ainsi, bien que la culture d'entreprise restent pour une majorité de sondés, tout échelon confondu, l'élément le plus important pour le succès de l'entreprise, reste que 76% des dirigeants privilégient en premier lieu la stratégie commerciale par rapport au partage de valeurs communes (62%). Alors qu'à leur différence les salariés estiment les deux facteurs équivalents en ce qui concerne la réussite de l'entreprise avec respectivement 57% et 55%. Et pour Punit Renjen, "pour être une organisation remarquable dans le climat actuel des choses, il est nécessaire d'articuler autour, d'investir et de soutenir plus que jamais la culture d'entreprise". Et de conclure : "Car si correctement prise en charge, celle-ci va transcender toutes les modifications de l'environnement, et servir de fondement pour la viabilité organisationnelle et la croissance".

mercredi 20 juin 2012

L'impact des réseaux sociaux sur les ventes, quantifiable ?

A lire sur:  http://www.atelier.net/trends/articles/impact-reseaux-sociaux-ventes-quantifiable

Par L'Atelier - Paris 20 juin 2012 Homme naviguant sur une tablette
Facebook revendique la capacité à avoir transformé la présence des marques sur son site en ventes réelles. Reste que cela n'est en effet efficace que si les campagnes marketing menées sont intégrées à une stratégie globale.
L'impact des réseaux sociaux sur les ventes serait désormais quantifiable, déclare Facebook, dans une étude publiée conjointement avec comScore. Selon cette dernière, le réseau social représente évidemment une opportunité pour les marques pour conquérir des fans via les pages dédiées et la publicité sponsorisée. Mais surtout, il jouerait un rôle dans l'augmentation des comportements d'achats en ligne et en magasin physique. L’étude a mis en évidence un phénomène d’amplification du réseau social en examinant le cas de Starbucks. Ainsi, en observant quatre semaines exposant les fans et leurs friends à une campagne sur Facebook, l’incidence sur les ventes a été progressive pour arriver à 38% à la fin de la période. Un constat qui sert évidemment Facebook, qui se positionne sur le créneau. Mais qui est confirmé par Julien Aubier, directeur associé chez Azerty Communication, avec une modération. "Facebook peut être un canal marketing efficace, mais seulement s'il est couplé à un dispositif complémentaire de community management, et à une stratégie de communication en amont", explique t-il à L'Atelier.

Définir le rôle de la page est essentiel

Le réseau social permet en effet d'avoir une communication plus directe avec les cibles et beaucoup plus d'audience, l'acquisition de fans étant un tremplin pour atteindre les amis d'amis. "Le fan est le relais de la viralité, et il faut savoir susciter son intérêt en donnant un rôle précis à la page", nous dit Julien Aubier. En effet, l'efficacité d'une page fan et d'une publicité dépend de son contenu. Il faut choisir le bon message, par rapport à la bonne cible. Pour les publicités sponsorisées, "le jeu concours est le contenu le plus efficace", dit-il. Ceux-ci permettraient de rapporter et trafic et conversion. Ainsi, selon l'étude, les fans d'Amazon sur Facebook dépenseraient deux fois plus que les internautes surfant sur le site amazon.com uniquement.

Retour sur Investissement difficile à mesurer

Selon le rapport, le réseau serait ainsi de plus en plus le point d'entrée vers une marque. Et le trafic d'une page fan dépasserait parfois celui d'un site web. La marque Skittles en est un exemple. Elle a attiré 23 000 internautes américains en mars 2012 sur son site, quand la page fan facebook en attirait 14 fois plus (320 000 visiteurs). Autant de points positifs, donc. "Toutefois, le travail sur le retour sur investissement reste difficile à analyser en totalité", tempère Julien Aubier.
*A. LIPSMAN, G. MUDD, C AQUINO, P. KEMP, "The power of Like² : How social marketing works" (2012)

mercredi 13 juin 2012

Le papier, plus pratique que son équivalent électronique pour travailler ?

A lire sur:  http://www.atelier.net/trends/articles/papier-plus-pratique-equivalent-electronique-travailler

Par L'Atelier - Paris 12 juin 2012 Le papier, plus pratique que son équivalent électronique pour travailler ?
Pour certains, le papier garde certains avantages indiscutables qui facilitent le travail seul ou en équipe. Reste à savoir si la transposition de ces usages sur des supports électroniques en facilitera l'adoption.
Les supports électroniques doivent-ils remplacer le papier ou venir en complément à certains usages bien implantés ? Si l'on en croit une étude qualitative réalisée auprès d'étudiants par l'université de Waterloo, le papier traditionnel reste en tout cas un mode d'interaction privilégié pour le travail. Reste à savoir du coup si les formats électroniques, pour s'installer dans un nombre plus important d'usages, doivent reprendre certaines propriétés qui font le succès du papier, ou plutôt rester dans la complémentarité. Dans le cadre de son projet de recherche, l'équipe a cherché à comprendre ce qui motive l'utilisation du papier traditionnel ou d'un appareil électronique, pour réaliser une tâche. Résultat : pour le moment, auprès de cette population, c'est le papier qui serait préféré en large majorité à tout autre mode de consultation. Premier avantage : le fait qu'une feuille soit flexible et légère. Le fait de pouvoir annoter très simplement du contenu sur une feuille a également été énoncé comme un avantage indiscutable.

Un élément tangible

Les répondants ont aussi mis en avant le fait que le papier soit un objet tangible, chose à laquelle ils sont attachés, et que le rapport au papier, qu'il s'agisse d'écrire ou de lire, est direct. "Le medium est immédiatement responsable des actions exécutées, et l'interaction dépend de cette co-présence physique", est-il ainsi écrit dans le rapport. Selon les personnes interrogées, il reste également délicat de lire sur ordinateur sur une longue période. Ce support rendant la lecture difficile et ayant tendance à fatiguer les yeux. C’est pourquoi les trois quarts des participants ont expliqué choisir d’imprimer les documents compliqués afin d'éviter d’être confrontés à un écran électronique. Reste que ces critères peuvent être déjà plus ou moins reproduits ou compensés sur support électronique.

Tous les usages impossibles à reproduire

Un dernier usage semble moins pratique à reproduire : l’usage du papier serait favorisé grâce à la multitude de possibilités qu’il offre. L’une des motivations principales à son utilisation étant sa facilité de manipulation. En effet, il peut être organisé de diverses façons, étalé et feuilleté. Ces qualités permettent au lecteur, tout en fournissant des indices spatiaux et tactiles, d'obtenir un aperçu de la présentation et du contenu dans un court laps de temps. Il n’est donc pas étonnant que lors de brainstorming, 100% des interrogés ont choisi le format papier puisqu’ils estiment que celui-ci permet de mieux organiser ses idées. Pour obtenir une telle vue d’ensemble, on peut éventuellement suggérer l’installation de multiples écrans. Mais bien que cela puisse être une solution acceptable pour certains utilisateurs, elle ne reproduirait qu’une seule des commodités du papier, selon la majorité des personnes interrogées.