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dimanche 2 septembre 2012

Le potentiel des médias sociaux encore sous-exploité par les entreprises

A lire sur:  http://www.atelier.net/trends/articles/potentiel-medias-sociaux-exploite-entreprises
 
Par L'Atelier - Paris 10 août 2012 
 
Business man utilisant un mur virtuel futuriste
Conscientes des avantages que procureraient une utilisation adaptée des médias sociaux, peu d'entreprise seraient en mesure d'appliquer les bonnes recettes. Cela supposerait en effet de relever plusieurs défis. Lesquels ?
Aujourd'hui, alors que 72% des entreprises utilisent désormais les réseaux sociaux, 90 % d'entre elles déclarent voir des bénéfices sur leur business. Pourtant, peu en exploite pleinement tout le potentiel. En effet, le manque à gagner chaque année serait même estimé entre 900 milliards et 1,3 trillions de dollars dans un rapport du McKinsey Global Institute (MGI). Surtout, l'utilisation des technologies sociales visant à améliorer la communication et la collaboration au sein et entre les entreprises pourraient contribuer à deux tiers de cette valeur estimée dans quatre secteurs commerciaux : les ventes, le marketing, le développement produit et le service client.

Des défis à relever

Toutefois, capter cette valeur est un vrai défi pour les entreprises qui nécessite de réaliser en interne plusieurs changements en profondeur. Elles doivent transformer leurs organisations structurelles, leurs processus, mais aussi leurs cultures afin de développer des réseaux d'entreprises étendus, qui connectent aussi bien l'interne que l'externe, comme les clients et les partenaires. Cela va dans le même sens qu'une étude d'Altimeter qui prônait la convergence en interne. Les entreprises doivent en effet être ouvertes à l'échange d'informations et intégrer une culture de confiance et de coopération. Elles doivent également faire face à des risques importants relatifs à la confidentialité, la propriété intellectuelle et la réputation. En effet, les sites collaboratifs inquiètent les entreprises selon un sondage réalisé conjointement par Forbes Insight et Deloitte. Les juristes sont également confrontés aux mêmes défis avec les communautés en ligne.

De nouveaux business model sociaux

Toutefois, les avantages sont si avérés que les décideurs devraient trouver la solution pour relever ces challenges. Les entreprises devraient donc continuer à développer ces nouvelles façons d'atteindre les consommateurs par le biais des médias sociaux mais aussi pour le développement de produits, du marketing et du service client. Ce sont surtout les avancées technologiques qui ont conduit à l'émergence de nouveaux usages et de nouveaux business model sociaux. Actuellement, seulement une fraction de ces usages sont exploités à l'image de l'utilisation des réseaux sociaux aux Etats-Unis, représentant seulement 5% de tous les moyens de communication.

jeudi 12 juillet 2012

"L'entreprise doit d'abord innover en interne avant de le faire pour ses clients"

A lire sur:  http://www.atelier.net/trends/articles/entreprise-abord-innover-interne-de-faire-clients

Par Claire Cavret 12 juillet 2012
Jean-Pascal Ancelin
Les entreprises doivent intégrer la mobilité, les réseaux sociaux, le Big Data et le cloud pour continuer à être performantes. C'est d'abord en interne qu'elles doivent absorber ces processus.
Interview de Jean-Pascal Ancelin, PDG France chez Microstrategy, rencontré à l'occasion du Microstrategy World 2012 qui a lieu du 9 au 12 juillet à Amsterdam.

L'Atelier : L'événement est basé sur les changements que la mobilité, les réseaux sociaux, le cloud et le Big Data opèrent dans l'entreprise. Ces tendances sont-elles déjà bien implantées ?

Jean-Pascal Ancelin : Actuellement, ces quatre tendances sont fortes pour nous et nous avons déjà observé les besoins et l'intérêt chez nos clients sur ces sujets. Aujourd'hui, tout le monde a un smartphone, et dans une moindre mesure, on voit de plus en plus de tablettes. En quelque sorte, ces appareils connectés sont un peu devenus nos portefeuilles, pour se connecter sur une application, pour acheter en ligne, pour ouvrir sa voiture. Et ce nouveau portefeuille, il faut que les entreprises le prennent en compte et qu'elles soient capables de proposer à leurs salariés des applications mobiles puisque c'est leur quotidien. C'est une façon d'être innovant en interne, mais également pour leurs clients et partenaires.

Comment se positionne la France sur ce terrain ?

La France n'est pas en retard dans la mobilité. Pour ce qui est des réseaux sociaux, on y vient enfin. C'est vrai qu'à ce niveau, nous n'étions pas aussi en avance que les Etats-Unis. En tout cas, il y a une vraie demande de la part des directions marketing et digitales des entreprises qui sont très intéressées pour exploiter ces données. Le cloud, c'est maintenant et le big data également. Mais pour ce dernier, est-ce que c'est une tendance, est-ce qu'il est vraiment utile d'analyser toutes les données qui sont à notre disposition, je n'en suis pas certain. Il y a en tout cas une grande part d'analyse et de réflexion à mener rapidement au sein des entreprises afin de ne pas prendre de retard.

Quand vous parlez d'innovation, en interne ou en externe, à quoi faîtes vous référence ?

Ces technologies vont servir aux entreprises d'être non pas réactives, mais proactives sur leur business. Parce qu'à partir du moment où l'on offre la possibilité aux personnes du marketing, de la finance, des ventes, de la logistique de recevoir une information en temps réel sur son mobile, c'est déjà plus rapide que d'attendre que cette information soit mise à jour quotidiennement tous les deux jours, tous les quatre jours. Ce qui est important, ce n'est pas uniquement de pouvoir recevoir un rapport sur son téléphone ou son iPad, c'est de pouvoir naviguer et de recevoir l'information en temps réel. Cela accélère la prise de décision et l'action et de ce fait, la résolution d'un problème donné. Donc c'est déjà une information qui arrive plus vite. C'est aussi une information qui est accessible à plus de personnes. C'est aussi donner plus d'autonomie aux personnes sur le terrain, par exemple à un chef de rayon ou à un conseiller dans une banque en région.
Etre plus novateur que ses concurrents est très important, car l'utilisation de nouvelles technologies est un moyen d'incitation pour choisir par exemple une banque plutôt qu'une autre. L'analyse des données provenant des réseaux sociaux permet de mieux connaître les clients, leurs centres d'intérêts. Cela fournit aux entreprises une vision à 360° de leurs clients.

dimanche 3 juin 2012

Le regard, plus efficace que la parole, pour comprendre l'intention

A lire sur:  http://www.atelier.net/trends/articles/regard-plus-efficace-comprendre-intention

Par Aurore Geraud 30 mai 2012 Consommateurs regardant des télévisions
Pour comprendre l'intention d'achat d'une personne, il n'est pas suffisant de lui poser plusieurs questions. Des mécanismes plus inconscients sont souvent plus décisifs dans le choix, qui peuvent se détecter en observant ce que regarde la personne.
Demander à un panel de consommateurs de réagir à un packaging, une publicité ou un logo n'aurait que peu d'intérêt pour les marketeurs. C'est en effet ce que révèle une étude réalisée par des chercheurs du département des Sciences Cognitives de la Carnegie Mellon University. Ainsi, les individus auraient leur perception de l'esthétisme biaisée par leur capacité d'association avec des événements et des individus profondément enfouis dans leur mémoire. Cette capacité appelée micro-valence ne permettrait pas aux individus de se comporter de manière neutre mais les pousserait à effectuer des choix qui leurs sont uniques et personnels, et cela de façon totalement inconsciente. Résultat : pour capter l'intention d'une personne, il faut avant tout étudier ce qu'elle regarde, afin de comprendre ce qui la touche profondément, et les associations qu'elle peut réaliser.

La prévalence de la valence

Le principe de valence est défini par les psychologues comme l'attirance ou la répulsion qu'un individu porte à un objet ou à une autre personne. Liée directement au processus de perception, celle-ci se décomposerait en deux parties : les éléments de la mémoires et les goûts des individus. Ces deux éléments variant d'un individu à un autre, il suffit qu'un seul élément d'un objet capte l'attention d'un consommateur et que son cerveau analyse des informations du passé négative ou positive pour que l'objet dans son intégralité lui plaise ou lui déplaise. Et on constate clairement son existence quand on prend l'exemple d'une personne qui, s'appliquant à plusieurs tâches à la fois, choisit face à deux objets identiques et communs, comme une tasse ou un stylo, l'un plutôt que l'autre.

Quand la psychologie s'étend au domaine marketing

Les résultats sont donc très importants pour les marketeurs et les chercheurs de CMU l'ont bien compris puisque ceux-ci ont choisi de mettre leurs connaissances sur le sujet au profit des entreprises. En effet, ils sont sur le point de lancer une start-up qui s'adressera directement au marché de la publicité en ligne. Ils proposeront ainsi d'analyser le mouvement oculaire d'individus, plutôt que de leur demander leur opinion, lors de visionnage de publicité, pour essayer de déterminer les valences communes. Et ainsi, à partir de celles-ci, les chercheurs pourront conseiller les entreprises sur quels éléments d'une publicité peut déplaire ou plaire le plus à la population.

mardi 29 mai 2012

"Le mobilier urbain augmenté n'a de sens que s'il a une utilité avérée"

A lire sur:  http://www.atelier.net/trends/articles/mobilier-urbain-augmente-de-sens-une-utilite-averee

Par Renato Martinelli 24 mai 2012
Albert Asseraf
Inutile de vouloir rendre l'espace public numérique à tout prix : il faut que chaque ajout de service ou de technologie réponde à un véritable besoin pour être adopté.
Entretien avec Albert Asseraf, Directeur Général Stratégie, Etudes et Marketing France chez JC Decaux, à l'occasion du New Cities Summit qui se tenait 14 au 16 mai 2012 à Paris-La Défense.
Comment la technologie intègre t-elle l'espace public ?
Après avoir irrigué tous les lieux fermés tels que le bureau, la maison ou les aéroports, le digital va effectivement irriguer l'espace public. On voit d'ailleurs apparaître, en ville, des écrans digitaux. Mais encore faut-il qu'elle soit utile. Car le mobilier urbain augmenté n'a de sens, dans l'espace public, que s'il a une utilité avérée répondant au plus grand nombre. Sinon, il encombre l'espace public. Il doit donc répondre aux attentes concrètes de ceux qui s'y trouvent, à savoir avoir de plus en plus d'information, en temps réel, et surtout la bonne information au bon moment. Demain, le smartphone sera une commodité, et les personnes voudront avoir accès à du wi-fi gratuit partout où ils se trouvent. Il faut donc apporter plus que ce que l'on a dans la poche grâce à son smartphone. C'est par exemple ce que JC Decaux a voulu faire avec les décodeurs urbains à Paris en offrant des applications que l'on ne trouve pas sur smartphone, car ce qu'a développé Apple avec son magasin d'applications devient une référence. Ce mobilier peut proposer, par exemple, en fonction du temps disponible, un itinéraire pour découvrir un quartier.
Est-ce que ces nouveaux mobiliers urbains pourraient changer notre environnement ?
Dans une ville, il y a deux types d'espace. D'abord, les lieux d'attente, comme les abribus avec éventuellement un accès à de nouveaux services. Ensuite, des lieux de repos ou de travail. Aujourd'hui, à Paris par exemple, si l'on veut travailler ou se reposer, il y a la maison, les bancs publics peu nombreux ou les cafés. Et la technologie peut créer des espaces et des nouveaux usages. C'est le cas de l'Escale Numérique, situé au rond-point des Champs-Elysées, qui est un territoire connecté pour se reposer, travailler ou consulter des informations, développé dans le cadre de l'appel à projets de la Ville de Paris. JC Decaux a également pensé au divertissement par exemple, puisque nous installerons également deux tables numériques dans un jardin public permettant d'accéder à des applications de jeu. Et puis la technologie peut également participer à reformer une vie de quartier. Nous avons inauguré le e-village à la Gare de Lyon, un ensemble de mobiliers interactifs d'informations et de petites annonces très locales. Donc ça pourrait devenir un lieu d'échange et pourquoi pas de transaction.
Quel est le rôle de chaque acteur ?
D'abord il y a bien sûr la ville qui décide si oui ou non elle lance un appel à projet, pour quel type de projet et pour quels usages, c'est-à-dire en analysant les attentes des citoyens pour pousser à l'innovation. Bien sûr, une entreprise comme JC Decaux est prête à y participer puisque c'est notre métier. Et puis ensuite, il faut trouver un modèle économique. Le nôtre c'est le financement intégral par la publicité, sans coût pour la collectivité. Ce qui aurait un impact important pour les annonceurs qui, grâce à la géolocalisation, pourraient diversifier leur communication en fonction de l'endroit par exemple. Bien sûr, en respectant la vie privée et l'espace public grâce à des services utiles.