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jeudi 12 juillet 2012

"L'entreprise doit d'abord innover en interne avant de le faire pour ses clients"

A lire sur:  http://www.atelier.net/trends/articles/entreprise-abord-innover-interne-de-faire-clients

Par Claire Cavret 12 juillet 2012
Jean-Pascal Ancelin
Les entreprises doivent intégrer la mobilité, les réseaux sociaux, le Big Data et le cloud pour continuer à être performantes. C'est d'abord en interne qu'elles doivent absorber ces processus.
Interview de Jean-Pascal Ancelin, PDG France chez Microstrategy, rencontré à l'occasion du Microstrategy World 2012 qui a lieu du 9 au 12 juillet à Amsterdam.

L'Atelier : L'événement est basé sur les changements que la mobilité, les réseaux sociaux, le cloud et le Big Data opèrent dans l'entreprise. Ces tendances sont-elles déjà bien implantées ?

Jean-Pascal Ancelin : Actuellement, ces quatre tendances sont fortes pour nous et nous avons déjà observé les besoins et l'intérêt chez nos clients sur ces sujets. Aujourd'hui, tout le monde a un smartphone, et dans une moindre mesure, on voit de plus en plus de tablettes. En quelque sorte, ces appareils connectés sont un peu devenus nos portefeuilles, pour se connecter sur une application, pour acheter en ligne, pour ouvrir sa voiture. Et ce nouveau portefeuille, il faut que les entreprises le prennent en compte et qu'elles soient capables de proposer à leurs salariés des applications mobiles puisque c'est leur quotidien. C'est une façon d'être innovant en interne, mais également pour leurs clients et partenaires.

Comment se positionne la France sur ce terrain ?

La France n'est pas en retard dans la mobilité. Pour ce qui est des réseaux sociaux, on y vient enfin. C'est vrai qu'à ce niveau, nous n'étions pas aussi en avance que les Etats-Unis. En tout cas, il y a une vraie demande de la part des directions marketing et digitales des entreprises qui sont très intéressées pour exploiter ces données. Le cloud, c'est maintenant et le big data également. Mais pour ce dernier, est-ce que c'est une tendance, est-ce qu'il est vraiment utile d'analyser toutes les données qui sont à notre disposition, je n'en suis pas certain. Il y a en tout cas une grande part d'analyse et de réflexion à mener rapidement au sein des entreprises afin de ne pas prendre de retard.

Quand vous parlez d'innovation, en interne ou en externe, à quoi faîtes vous référence ?

Ces technologies vont servir aux entreprises d'être non pas réactives, mais proactives sur leur business. Parce qu'à partir du moment où l'on offre la possibilité aux personnes du marketing, de la finance, des ventes, de la logistique de recevoir une information en temps réel sur son mobile, c'est déjà plus rapide que d'attendre que cette information soit mise à jour quotidiennement tous les deux jours, tous les quatre jours. Ce qui est important, ce n'est pas uniquement de pouvoir recevoir un rapport sur son téléphone ou son iPad, c'est de pouvoir naviguer et de recevoir l'information en temps réel. Cela accélère la prise de décision et l'action et de ce fait, la résolution d'un problème donné. Donc c'est déjà une information qui arrive plus vite. C'est aussi une information qui est accessible à plus de personnes. C'est aussi donner plus d'autonomie aux personnes sur le terrain, par exemple à un chef de rayon ou à un conseiller dans une banque en région.
Etre plus novateur que ses concurrents est très important, car l'utilisation de nouvelles technologies est un moyen d'incitation pour choisir par exemple une banque plutôt qu'une autre. L'analyse des données provenant des réseaux sociaux permet de mieux connaître les clients, leurs centres d'intérêts. Cela fournit aux entreprises une vision à 360° de leurs clients.

samedi 2 juin 2012

DOSSIER : Les promesses du cloud privé

A lire sur:  http://dsi.silicon.fr/dossiers/1-les-promesses-du-cloud-prive-2039

L’informatique d’entreprise aussi simple que le Web ? Le cloud privé ouvre la route vers l’IT as a Service avec des catalogues de services et une l’infrastructure automatisée. Six articles de fond pour mieux comprendre ces enjeux.
Sur le Web, il est possible, en quelques clics, de créer des comptes e-mail, de créer un groupe de travail partagé, d’organiser des conférences (texte, audio ou vidéo)…
Et tout cela sans avoir à connaître l’informatique ou à se préoccuper de l’infrastructure sous-jacente.
Les collaborateurs de l’entreprise, également utilisateurs de ces services en ligne, souhaiteraient légitimement obtenir une simplicité identique dans leur travail quotidien.
Telle est la promesse du cloud privé, qui utilise les technologies du cloud computing dans l’enceinte de l’entreprise.
Le cloud privé efface la complexité
Le cloud privé efface la complexité
Simplifier la vie des utilisateurs, et des informaticiens
Prenons deux exemples. Un nouveau développement applicatif nécessite un environnement complet de test de préproduction. Le développeur se rend sur sa page personnalisée du portail interne de l’entreprise, et clique sur l’icône “Services informatiques”. Dans la liste, il choisit “monter un serveur de test” et choisit quelques options. Son environnement est automatiquement prêt en quelques minutes.
Autre exemple. Pour quatre nouveaux employés, le chef comptable nécessite un accès à l’ERP et un compte e-mail. Sur son portail personnalisé, il clique sur “ajouter des comptes ERP”, et le système lui propose les noms de nouveau arrivés. Immédiatement, les quatre accès sont immédiatement ouverts. Une opération identique lui permet de créer quatre nouveaux comptes e-mail en quelques secondes.
Imaginez que tous les services informatiques dans l’entreprise soient aussi efficaces : demande d’accès à un programme, demande de fourniture, partage momentané de documents avec un groupe d’utilisateur, demande d’accès WiFi momentanée pour un prestataire, interventions informatique lors du départ d’un collaborateur… Et tout cela facturé au juste prix avec un engagement sur la qualité du service de la part de la DSI. Telle est la promesse du cloud privé.
Si les technologies cloud sont si prometteuses, c’est qu’elles permettent également une telle efficacité pour l’envers du décor : au niveau de l’infrastructure.
De même que les demandes informatiques des utilisateurs sont ramenées à de simples services activables en quelques clics (sans jargon informatique), les informaticiens disposent d’un portail de services techniques. À ce niveau, les technologies clouds apportent des réponses enfin satisfaisantes, qui seront la norme des DSI de demain.
Principe de la virtualisation des serveurs Principe de la virtualisation des serveurs
Bien plus que de la virtualisation
Pour parvenir à ces résultats, il a fallu démocratiser et généraliser des technologies jusque-là réservées à des systèmes très haut-de-gamme de type mainframe ou serveurs d’entreprises évolués.
Au premier rang d’entre eux, la virtualisation (appelée parfois partitionnement logique). Traditionnellement, un logiciel était développé pour une machine sous un système d’exploitation s’exécutant sur un serveur. Résultat : autant de serveurs que d’applications, voire plusieurs serveurs avec chacun une installation de la même application… Et surtout, des machines souvent sous-utilisées, présentant donc un surcoût inutile.
La virtualisation permet au logiciel de s’affranchir des contraintes matérielles : plusieurs serveurs virtuels exécutant des applications fonctionnent sur un même serveur physique. En outre, un même serveur virtuel peut “s’étaler” sur plusieurs serveurs physiques. Et surtout, l’entreprise ne doit généralement pas redévelopper ses applications. Une opération de consolidation affichant logiquement un retour sur investissement rapide.
Une organisation qui permet d’utiliser des fonctionnalités de haute disponibilité autrefois réservée aux grands serveurs. Il s’agit de mécanismes de réplication ou de mirroring dans lesquels un double du serveur virtuel exécute en parallèle les mêmes opérations que lui, sur un autre serveur physique. Ainsi, si l’un tombe en panne l’autre prend immédiatement le relai, sans interruption. Mieux encore les éditeurs de virtualisation (VMware, Microsoft, Red Hat, Citrix, IBM, Oracle…) savent aussi déplacer un serveur virtuel en fonctionnement vers un autre serveur physique, sans interruption (migration à chaud).
Deux illustrations, parmi tant d’autres, qui forment le socle d’une nouvelle ère informatique.