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mardi 4 septembre 2012

Face à la démultiplication des outils de partage, les entreprises craignent pour leurs données

A lire sur:  http://www.atelier.net/trends/articles/face-demultiplication-outils-de-partage-entreprises-craignent-leurs-donnees

Par L'Atelier - Paris 20 août 2012  
Employé regardant par le trou d'un mur
Une majorité des entreprises ne seraient pas en mesure de fournir à leurs collaborateurs des outils de partage et de stockage de fichiers. Les raisons ?
Les solutions permettant le partage d'information, via de nouveaux services ou des périphériques mobiles, devraient en théorie améliorer la collaboration et la productivité au sein des entreprises. Toutefois, ces nouveaux usages s'avèreraient risqués et poseraient la question de la sécurité des données sensibles, selon les résultats d'une étude menée par le Ponemon Institute. En effet, 90% des entreprises interrogées auraient fait l'expérience d'une fuite ou d'une perte d'information ou de documents confidentiels au cours de ces douze derniers mois. En conséquence, 77% des sondés ne seraient pas en mesure de fournir une solution de partage de document sécurisée à leurs salariés.

La mobilité responsable ?

De ce fait, 85% des entreprises sondées utiliseraient des outils de partage de fichiers externes qui ne seraient pas sécurisés, tels que les clés USB, les pièces jointes d'emails et les plateformes de stockage de documents dans le cloud. Les nouveaux modes de travail orienté vers toujours plus de mobilité seraient en partie responsable des failles de sécurité, mais également l'utilisation des appareils connectés aux documents de l'entreprise tels que les mobiles et les tablettes. En effet, ils représenteraient une menace significative pour la sécurité des données pour 65% des dirigeants interrogés.

Les outils plus risqués

Selon l'étude, les systèmes les plus vulnérables à la perte ou au vol de données seraient d’abord les pièces jointes des emails pour 71% des répondants, suivi par les systèmes de stockage de données externes tels que les clés USB pour 68%, et enfin les disques durs externes pour 62%. Les données les plus sensibles concerneraient les informations relatives aux personnes, tant des prospects et des clients (50%), mais aussi celles relatives aux collaborateurs (47%) ainsi que les documents sur la recherche et le développement (23%). Les entreprises doivent donc s’efforcer de doter leurs collaborateurs d'outils pour faciliter le partage d'information. Mais elles doivent aussi repenser et mieux organiser leurs données, comme nous l'évoquions récemment en Océanie. A noter que les résultats de cette étude ont été sponsorisés par Watchlock, spécialiste en solution de sécurité.
* menée auprès de 622 entreprises spécialisées en technologie de l'information et en sécurité aux Etats-Unis

dimanche 2 septembre 2012

Le potentiel des médias sociaux encore sous-exploité par les entreprises

A lire sur:  http://www.atelier.net/trends/articles/potentiel-medias-sociaux-exploite-entreprises
 
Par L'Atelier - Paris 10 août 2012 
 
Business man utilisant un mur virtuel futuriste
Conscientes des avantages que procureraient une utilisation adaptée des médias sociaux, peu d'entreprise seraient en mesure d'appliquer les bonnes recettes. Cela supposerait en effet de relever plusieurs défis. Lesquels ?
Aujourd'hui, alors que 72% des entreprises utilisent désormais les réseaux sociaux, 90 % d'entre elles déclarent voir des bénéfices sur leur business. Pourtant, peu en exploite pleinement tout le potentiel. En effet, le manque à gagner chaque année serait même estimé entre 900 milliards et 1,3 trillions de dollars dans un rapport du McKinsey Global Institute (MGI). Surtout, l'utilisation des technologies sociales visant à améliorer la communication et la collaboration au sein et entre les entreprises pourraient contribuer à deux tiers de cette valeur estimée dans quatre secteurs commerciaux : les ventes, le marketing, le développement produit et le service client.

Des défis à relever

Toutefois, capter cette valeur est un vrai défi pour les entreprises qui nécessite de réaliser en interne plusieurs changements en profondeur. Elles doivent transformer leurs organisations structurelles, leurs processus, mais aussi leurs cultures afin de développer des réseaux d'entreprises étendus, qui connectent aussi bien l'interne que l'externe, comme les clients et les partenaires. Cela va dans le même sens qu'une étude d'Altimeter qui prônait la convergence en interne. Les entreprises doivent en effet être ouvertes à l'échange d'informations et intégrer une culture de confiance et de coopération. Elles doivent également faire face à des risques importants relatifs à la confidentialité, la propriété intellectuelle et la réputation. En effet, les sites collaboratifs inquiètent les entreprises selon un sondage réalisé conjointement par Forbes Insight et Deloitte. Les juristes sont également confrontés aux mêmes défis avec les communautés en ligne.

De nouveaux business model sociaux

Toutefois, les avantages sont si avérés que les décideurs devraient trouver la solution pour relever ces challenges. Les entreprises devraient donc continuer à développer ces nouvelles façons d'atteindre les consommateurs par le biais des médias sociaux mais aussi pour le développement de produits, du marketing et du service client. Ce sont surtout les avancées technologiques qui ont conduit à l'émergence de nouveaux usages et de nouveaux business model sociaux. Actuellement, seulement une fraction de ces usages sont exploités à l'image de l'utilisation des réseaux sociaux aux Etats-Unis, représentant seulement 5% de tous les moyens de communication.

jeudi 12 juillet 2012

"L'entreprise doit d'abord innover en interne avant de le faire pour ses clients"

A lire sur:  http://www.atelier.net/trends/articles/entreprise-abord-innover-interne-de-faire-clients

Par Claire Cavret 12 juillet 2012
Jean-Pascal Ancelin
Les entreprises doivent intégrer la mobilité, les réseaux sociaux, le Big Data et le cloud pour continuer à être performantes. C'est d'abord en interne qu'elles doivent absorber ces processus.
Interview de Jean-Pascal Ancelin, PDG France chez Microstrategy, rencontré à l'occasion du Microstrategy World 2012 qui a lieu du 9 au 12 juillet à Amsterdam.

L'Atelier : L'événement est basé sur les changements que la mobilité, les réseaux sociaux, le cloud et le Big Data opèrent dans l'entreprise. Ces tendances sont-elles déjà bien implantées ?

Jean-Pascal Ancelin : Actuellement, ces quatre tendances sont fortes pour nous et nous avons déjà observé les besoins et l'intérêt chez nos clients sur ces sujets. Aujourd'hui, tout le monde a un smartphone, et dans une moindre mesure, on voit de plus en plus de tablettes. En quelque sorte, ces appareils connectés sont un peu devenus nos portefeuilles, pour se connecter sur une application, pour acheter en ligne, pour ouvrir sa voiture. Et ce nouveau portefeuille, il faut que les entreprises le prennent en compte et qu'elles soient capables de proposer à leurs salariés des applications mobiles puisque c'est leur quotidien. C'est une façon d'être innovant en interne, mais également pour leurs clients et partenaires.

Comment se positionne la France sur ce terrain ?

La France n'est pas en retard dans la mobilité. Pour ce qui est des réseaux sociaux, on y vient enfin. C'est vrai qu'à ce niveau, nous n'étions pas aussi en avance que les Etats-Unis. En tout cas, il y a une vraie demande de la part des directions marketing et digitales des entreprises qui sont très intéressées pour exploiter ces données. Le cloud, c'est maintenant et le big data également. Mais pour ce dernier, est-ce que c'est une tendance, est-ce qu'il est vraiment utile d'analyser toutes les données qui sont à notre disposition, je n'en suis pas certain. Il y a en tout cas une grande part d'analyse et de réflexion à mener rapidement au sein des entreprises afin de ne pas prendre de retard.

Quand vous parlez d'innovation, en interne ou en externe, à quoi faîtes vous référence ?

Ces technologies vont servir aux entreprises d'être non pas réactives, mais proactives sur leur business. Parce qu'à partir du moment où l'on offre la possibilité aux personnes du marketing, de la finance, des ventes, de la logistique de recevoir une information en temps réel sur son mobile, c'est déjà plus rapide que d'attendre que cette information soit mise à jour quotidiennement tous les deux jours, tous les quatre jours. Ce qui est important, ce n'est pas uniquement de pouvoir recevoir un rapport sur son téléphone ou son iPad, c'est de pouvoir naviguer et de recevoir l'information en temps réel. Cela accélère la prise de décision et l'action et de ce fait, la résolution d'un problème donné. Donc c'est déjà une information qui arrive plus vite. C'est aussi une information qui est accessible à plus de personnes. C'est aussi donner plus d'autonomie aux personnes sur le terrain, par exemple à un chef de rayon ou à un conseiller dans une banque en région.
Etre plus novateur que ses concurrents est très important, car l'utilisation de nouvelles technologies est un moyen d'incitation pour choisir par exemple une banque plutôt qu'une autre. L'analyse des données provenant des réseaux sociaux permet de mieux connaître les clients, leurs centres d'intérêts. Cela fournit aux entreprises une vision à 360° de leurs clients.

samedi 7 juillet 2012

"Les réseaux sociaux ne veulent pas devenir responsables du contenu publié"

A lire sur: http://www.atelier.net/trends/articles/reseaux-sociaux-ne-veulent-devenir-responsables-contenu-publie

Par Renato Martinelli 05 juillet 2012 
Daniel Kaplan
Quelle position doivent tenir les sites collaboratifs sur la propriété des données postées par leurs membres ? La question se repose après la publication du rapport de transparence édité par Twitter.
Entretien avec Daniel Kaplan, cofondateur et délégué général de la Fondation pour l’Internet Nouvelle Génération (FING).
L'Atelier : Quel est le symbole envoyé par une entreprise publiant ce type de rapport ?
Daniel Kaplan : Selon moi, ces rapports adressent deux messages. D'abord, l'entreprise se considère comme devant protéger un certain nombre de choses, à priori au moins autant sur la vie privée que sur la liberté d'expression. En réalité, il s'agit bien plus de liberté d'expression car il est difficile, pour une entreprise dont le business model intègre souvent la commercialisation de certaines données, notamment pour des opérations de marketing, de se positionner en garant de la vie privée de ses utilisateurs. D'ailleurs, le rapport est un rapport de transparence, et non de vie privée. Ensuite, le message subliminal est que les demandes d'accès à des informations ou de retrait de contenu par la justice et les pouvoirs publics est aujourd'hui excessif, notamment aux Etats-Unis. Par exemple d'utiliser Twitter pour lever l'anonymat.
C'est donc une opération de communication ?
Pas uniquement. Bien sûr, un des enjeux est clairement un enjeu d'image. Mais de tels rapports ont également pour objectif de faire reculer le moment où un réseau social comme Twitter pourrait se trouver plus fortement régulé par les autorités publiques, et ce comme un média de communication publique. C'est-à-dire qu'ils ne veulent pas devenir responsable du contenu publié, comme le rédacteur en chef du Monde serait condamné en cas de publication d'un article diffamatoire. C'est donc une forme de lobbying préventif. Evidemment, c'est plus flou pour Twitter que pour Facebook dans la mesure où Facebook enferme les consommateurs dans un univers, et affirme être propriétaire de ce qui est publié sur la plate-forme. L'entreprise pourrait donc difficilement se dire propriétaire mais non responsable.
Dans ce cas, est-ce qu'un réseau social prendrait une nouvelle place entre l'utilisateur et le politique ou la justice ?
Il s'agit là d'un vieux débat. La question s'est déjà posée à l'apparition des blogs. Et elle ne se pose pas que pour les réseaux sociaux : les banques comme les opérateurs téléphoniques possèdent elles aussi des informations sur leurs clients qui peuvent lever l'anonymat, permettre de connaître leurs déplacements, etc. Simplement, il s'agit d'une zone grise d'un point de vue du droit, entre communication purement privée et purement publique. Car il ne s'agit ni de l'un, ni de l'autre. Twitter n'est pas tout à fait public, et il n'est bien sûr pas privé. Et cette distinction peut changer de forme entre les personnes, s'il s'agit d'un collégien ou d'un politicien qui tweete. On assiste donc à un jeu entre les différents acteurs pour utiliser cette zone grise. Ce qui n'est pas forcément malsain puisque le législateur devra légiférer sur cette zone d'ombre, avec d'autres acteurs, et ce jeu peut servir la réflexion. Sans toutefois tomber dans plusieurs lois ad hoc.

dimanche 1 juillet 2012

La consumérisation, responsable de l'obsolescence des infrastructures réseaux ?

A lire sur:  http://www.atelier.net/trends/articles/consumerisation-responsable-de-obsolescence-infrastructures-reseaux

Par L'Atelier - Paris 29 juin 2012 Forêt d'ordinateurs
Le fait d'amener ses propres appareils pour travailler, la mobilité mais aussi la vidéo et la virtualisation du poste de travail, fragiliseraient les réseaux internes des entreprises, qui n'arriveraient pas à suivre ces évolutions.
Si la technologie demande à la direction informatique de bien repenser son métier, un rapport* publié par Dimension Data montrerait que presque la moitié des réseaux d’entreprises (45%) dans le monde serait obsolète d’ici 5 ans. Les raisons invoquées ? Les tendances technologiques du Bring your own device consistant à apporter son propre matériel, la vidéo, la virtualisation du poste de travail ainsi que la mobilité réduiraient l’espérance de vie de ces réseaux. En effet, les entreprises n’arriveraient pas à suivre ces évolutions technologiques et surtout, les dispositifs utilisés seraient vulnérables.

L'architecture interne ne suit pas

En effet, les deux tiers de tous les appareils évalués en 2011 ont révélé au moins une faille de sécurité. Si la vulnérabilité des appareils est importante, elle est relativement stable par rapport à 2011 avec 73%. L’authentification serait la plus faille préoccupante avec 13,6% des violations sur appareils connectés en 2012 comparé au 9,3% en 2011. L’introduction de nouvelles technologies au sein des entreprises a évolué tellement rapidement que ces dernières n’ont pas pris toute la mesure pour les intégrer. Cela nécessite une amélioration de l’architecture de l’organisation. Aussi, seulement 18% des entreprises seraient capables de soutenir correctement ces technologies.

Faire attention au cycle de l'obsolescence

Les Etats-Unis et la région Moyen-Orient/Afrique seraient les zones où les appareils seraient les plus vulnérables avec respectivement 85% et 89% en hausse de +20 points et +5 points par rapport à 2011.  Mais il faut aussi considérer que les fournisseurs de ces appareils ont leur part de responsabilité puisqu’ils ont fait entrer leur produit dans le cycle de l’obsolescence. En effet, un appareil a été pensé avec une vie de durée limitée et les entreprises doivent déterminer l’impact de ce cycle de vie sur leur réseau en privilégiant les architectures longue-durée, en considérant les risques, les coûts et les facteurs stratégiques.
* Network Barometer Report 2012, Dimension Data

dimanche 6 mai 2012

Des entreprises encore hésitantes sur l'efficacité des médias sociaux pour le service client ?

A lire sur:  http://www.atelier.net/trends/articles/entreprises-hesitantes-efficacite-medias-sociaux-service-client

Par L'Atelier - Paris 04 mai 2012 efficacité des médias sociaux pour le service client
Si les sociétés ont en règle générale sauté le pas, elles sont encore nombreuses à voir ces réseaux comme des supports dont elles n'ont pas encore véritablement saisi l'enjeu pour améliorer leur relation client.
Les entreprises de taille moyenne à importante aux Etats-Unis et au Royaume-Uni ont plutôt bien intégré les médias sociaux à leurs processus, révèlent Sword Ciboodle et thinkJar dans une étude commune. Ainsi, 59 % des entreprises ayant répondu ont adopté Twitter, 60 % Facebook et près de 85 % de celles qui en ont adopté un, ont adopté les deux. Et 60 % utilisent ces réseaux pour le service à la clientèle. Mais cela ne signifie pas qu'elles en aient déjà constaté l'utilité réelle. Selon le rapport, pour les sociétés interrogées, la mise en place de stratégies sociales au niveau du service client est ainsi encore perçue comme un challenge et comme une démarche qui doit faire ses preuves. Ainsi, seulement un tiers des entreprises qui se sont installées sur les réseaux sociaux l'ont fait avec un processus défini.

Des difficultés rencontrées

Le choix de sa stratégie pose aussi des questions. En effet, rappelle l'étude, l'implémentation des médias sociaux change en fonction de la taille de l'organisation, du type d'industrie dans laquelle elle est spécialisée, et de son emplacement géographique. Autres difficultés rencontrées : la bonne intégration des données, et celle de trouver le juste milieu entre une relation client dite sociale et d'autres méthodes plus traditionnelles. "Les entreprises doivent comprendre que, même si les médias sociaux sont en évolution perpétuelle, ils ne sont désormais plus considérés comme une nouveauté", note Mitch Lieberman, vice-président de la stratégie de marché chez Sword Ciboodle. "L'approche qui sera couronnée de succès sera celle adoptée par des entreprises qui auront incorporé le social à leur démarche globale, et qui arriveront à suivre véritablement le rythme avec lequel leurs clients communiquent avec eux dans tous les domaines", ajoute t-il.

Répondre à la demande des clients

A noter que globalement, la raison qui a poussé les sociétés à s'intéresser aux réseaux sociaux est la nécessité de répondre aux attentes de leurs clients : 56 % ont passé le pas suite à des demandes. 40 % l'ont fait pour rester dans la compétition avec leurs concurrents. Mais ce sont les entreprises de plus grande taille qui ont d'abord migré vers les médias sociaux. Ainsi, 40 % des répondants des compagnies comprenant au moins mille employés dédiés aux service client expliquent que leur société a mis en place des projets tournés vers le social depuis au moins deux ans. Par comparaison, 53 % de celles ayant de plus modestes pôles clientèles notent ne s'être tournées vers les réseaux que dans l'année écoulée ou un peu plus.

jeudi 26 avril 2012

En 2016, les services de santé seront mobiles aux Etats-Unis

http://www.atelier.net/trends/articles/2016-services-de-sante-seront-mobiles-aux-etats-unis
Par L'Atelier - Paris 26 avril 2012 Médecin tablette
Aux Etats-Unis, la mSanté se développe rapidement et devrait permettre aux patients comme aux professionnels de santé de changer leur rapport à ce secteur. En effet, suivi du patient, diagnostique ou apprentissage sont autant de possibilités offertes par les services mobiles. Plus rapides, et moins coûteuses.
Un patient isolé ayant besoin d'un suivi régulier est-il obligé de se déplacer pour chaque visite médicale de routine ? Aujourd'hui, peut-être, mais pas forcément dans les cinq ans à venir. La solution ? La mSanté qui se développe rapidement aux Etats-Unis, à en croire l'étude sur les services de santé mobiles de Compass Intelligence. Et pour cause, ces services représentent, en 2012, 26,8% des dépenses totales de eSanté, et la dépense devrait augmenter dans les cinq années à venir. La plus forte croissance devrait provenir des applications mobiles qui totalisent une dépense de 18,2 milliards de dollars en 2012 et devraient connaître un taux annuel de croissance de 7% environ pour atteindre 23,7 milliards de dollars en 2016. Viennent ensuite les services et l'équipement à distance dont les dépenses, avec un taux annuel de croissance de 4,8% environ,  devraient représenter 14,9 milliards de dollars en 2016. Suivis par la dépense en matériel informatique qui atteindra 9,5 milliards de dollars en 2016 contre 8,9 actuellement.

Des usages divers

L'utilisation des technologies mobiles donne lieu à différents usages en matière de santé. D'abord, ces services aident au diagnostique et au suivi du patient, notamment via la télémédecine, l'échange d'information ou la prescription par message texte. Ils permettent également de récolter des données sur l'ensemble des patients, que ce soit à l'échelle d'un professionnel ou à l'échelle nationale, permettant ainsi de créer une base de données sur les patients accessible rapidement, quelque soit le lieu. Par exemple, pour connaître ses antécédents et ses allergies lors d'une prescription ou encore pour effectuer un état des lieux de la santé publique. Enfin, de tels usages mobiles en matière de santé permettent l'éducation des professionnels de santé et des patients. En effet, les premiers y trouveront un moyen de maintenir leur niveau de connaissance via le mLearning, par exemple pour un nouveau médicament, lorsque les seconds pourront accéder à des informations, par exemple sur les gestes dans le cadre d'épidémies.

Quatre moteurs de croissance

Outre leur utilité, l'investissement dans ces services est le fruit de coupes budgétaires des dépenses de santé des Etats s'inscrivant dans la crise économique. Néanmoins, la croissance de la dépense dans la mSanté devrait être principalement portée par quatre facteurs. Premièrement, l'augmentation de la connectivité dans les régions éloignées aujourd'hui encore peu connectées. Ensuite, l'accès à des technologies de plus en plus robustes et moins onéreuses. Puis, l'utilisation toujours plus importante de Smartphones. Et, enfin, le besoin grandissant de solutions à distance. Quatre moteurs qui devraient non seulement développer le recours aux solutions mobiles aux Etats-Unis mais également dans les pays émergents. Néanmoins, il reste une difficulté à surmonter. En effet, ces services connaissent aujourd'hui un retour sur investissement et un financement insuffisant pour permettre le développement de start-up et de projets innovants.

mercredi 18 avril 2012

Sur les appareils numériques, les consommateurs ont leurs habitudes

A lire sur:  http://www.atelier.net/trends/articles/appareils-numeriques-consommateurs-ont-leurs-habitudes

Par L'Atelier - Paris 18 avril 2012 Couple et smartphone

Les utilisateurs d'appareils connectés auraient quatre personnalités numériques. Ce qui devrait permettre aux entreprises de développer des offres adaptées aux attentes de leurs clients. Qu'ils soient jeunes ou moins jeunes.
Avec les appareils numériques, les consommateurs connectés ont chacun leurs habitudes, au point que l’on pourrait les classer selon quatre personnalités, identifiées dans une étude internationale d'IBM*. La première regroupe les « experts de l'efficacité » (41% des consommateurs) qui utilisent appareils et services pour simplifier leur vie au quotidien via l'e-mail, Facebook, le mobile et l'achat en ligne. Les « rois du contenu » (9%) sont principalement des hommes qui vont sur internet pour jouer, regarder la télévision, télécharger des films et de la musique. Viennent ensuite les « papillons sociaux » qui cherchent une interaction instantanée avec leurs amis sans considération de temps ou de lieu. Ils sont 15% et affirment actualiser leurs profils régulièrement, ajouter des étiquettes sur les photos ou regarder les vidéos des autres. Enfin, les « maestros connectés » (35%) ont un usage plus avancé des appareils mobiles et des applications, grâce auxquels ils accèdent à des jeux, à la musique, à des vidéos ou à des informations de type actualité ou météo.

A chacun son paiement

Autant d’éléments qui pourraient aider les entreprises dans le développement de leur stratégie en misant sur la personnalisation de leurs offres. Les entreprises pourraient utiliser ces données "afin d'atteindre le consommateur de manière précise, au bon moment et au bon endroit, en utilisant les bons outils" précise Saul Berman, co-auteur de l'étude. Par exemple, en adaptant des options de paiement de contenu en ligne en fonction de l'appareil utilisé pour un service donné. Lorsque les consommateurs regardent un film sur un site, par exemple, ils préfèrent que ce film soit payé par la publicité (39%) ; en revanche, lorsqu'ils le regardent sur tablette, 36% préfèrent acheter un abonnement quand, sur smartphone, ils sont autant à préférer le paiement à l'utilisation.

Les plus âgés, pas si dépassés

Ce phénomène doit d’autant plus être pris en compte qu’ils ne concernent pas que les plus jeunes consommateurs : parmi les personnes âgées de 18 à 64 ans, 82% affirment utiliser des appareils connectés. Dans le détail, 65% des 55-64 ans disent naviguer sur internet et envoyer des messages à leurs amis tout en regardant la télévision. Et parmi les plus de 65 ans qui regardent la télévision, 49% naviguent sur internet et 30% envoient des messages. La tendance ne fera que s’accentuer si l’on considère que 50% des consommateurs en Chine et aux États-Unis délaissent de plus en plus les médias traditionnels pour des sources d'information en ligne.
*Étude The Beyond Digital d'IBM, réalisée auprès de 3800 consommateurs de 6 pays (France, Chine, Allemagne, Japon, Royaume-Uni, Etats-Unis)

dimanche 8 avril 2012

Le consommateur multicanal difficile à cerner pour les entreprises

A lire sur:  http://www.atelier.net/trends/articles/consommateur-multicanal-difficile-cerner-entreprises

Par L'Atelier - Paris 04 avril 2012 Charts
Les consommateurs utilisant différents canaux d'achat et d'information rendent difficile la collecte de données clients. Pourtant, celles-ci sont importantes pour l'entreprise afin de segmenter ses opérations et d'améliorer ses performances.

42% des entreprises segmentent leur clientèle sur la base des données qu'elles possèdent sur elle. Une collecte rendue plus difficile puisque les sociétés obtiennent des données sur de nombreux canaux utilisés par les consommateurs, et désormais sur les réseaux sociaux pour 17% d'entre elles et sur le mobile pour 11%, montre une enquête d'Experian Marketing Services. En effet, selon Stéphane Baranzelli, Directeur Général de L'Experian Marketing Services, "le comportement multicanal du consommateur numérique démultiplie les données contacts utilisées par les entreprises". De nouveaux canaux qui font d'ailleurs dire à 82% des entreprises qu'elles cherchent à obtenir une vue client unique pour mieux comprendre les consommateurs, et donc mieux segmenter leurs campagnes marketing.

Les données client unique, une solution informatisée

Pour régler ce problème, les compagnies ont tout intérêt à faire appel à des outils informatiques permettant de mieux gérer les données des clients, y compris sur les différents canaux. Des outils qui permettent par exemple de réunir en un seul endroit les différentes données d'une même personne. C'est pourquoi, selon le Directeur Général, la solution serait donc de "moderniser leurs stratégies de gestion de données encore trop souvent manuelles." Ce qui semble se vérifier dans les faits puisque 69% d'entre elles font appel à des logiciels pour améliorer la qualité de leurs données contact, alors qu'elles n'étaient que 64% en 2011. Cela représente un enjeu important dans la mesure où, en France, les 86% d'entreprises qui ont investi dans la qualité des données ont constaté un profit moyen s'élevant à 160 000€.

Des bases de données trop souvent inexactes

C'est pourquoi plus d'une entreprise sur deux investit dans la qualité des données pour le profit que cela apporte (55%) et que presque l'ensemble des entreprises interrogées affirme avoir développé une procédure de gestion de l'exactitude de leurs données contact (98%). Or, plus de 9 entreprises sur 10 considèrent que les données qu'elles possèdent sur leurs clients ou leurs prospects peuvent comporter des erreurs (92%). A tel point que 89% d'entre elles pensent que le budget d'un service a été gaspillé en raison de l’inexactitude de certaines données sur la même période. Un constat partagé par Stéphane Baranzelli pour qui les "inexactitudes affectent profondément l’efficacité des campagnes marketing des entreprises, et ainsi leur rentabilité". A noter que cette étude, réalisée par Dynamics Market en France, aux Etats-Unis et au Royaume Uni a été commanditée par Experian Marketing Services, entreprise qui propose des services de gestion de données.

mardi 3 avril 2012

Le mail reste le mode de communication préféré sur le web

A lire sur:  http://www.atelier.net/trends/articles/mail-reste-mode-de-communication-prefere-web

Par L'Atelier - Paris 02 avril 2012 Ordinateur et e-mails
Le courriel est encore utilisé par la majorité pour communiquer avec son entourage. Il est suivi de près par les réseaux sociaux qui prennent de l'importance, notamment dans les pays émergents. La voix par contre est relativement délaissée.
Le mode de communication le plus utilisé sur le web reste le mail. En effet, Global @dvisor, une étude menée par Ipsos dans plus de vingt pays à travers le monde, montre que 85 % des personnes interrogées utilisent Internet pour envoyer ou recevoir des e-mails. Ensuite, pour 62 % d'entre eux, communiquer passe par les réseaux sociaux, qui tendent donc à rattraper le courriel. En revanche, la voix ne fait pas l'unanimité puisqu'ils ne sont que 14 % à déclarer se servir des services de discussion vocale. L'écrit supplante donc encore largement la voix. Si tous les pays s'accordent à privilégier encore l'e-mail, de nettes tendances se dessinent néanmoins. En effet, ce sont les pays émergents qui utilisent le plus les réseaux sociaux.

Les réseaux sociaux, sur les talons de l'e-mail

Ils se connectent dans ce but à hauteur de 83 % en Indonésie, 76 % en Argentine, 75 % en Russie, ou encore 73 % en Afrique du Sud. En revanche, certains pays sont encore loin derrière avec moins de la moitié des personnes en ligne qui utilisent les réseaux sociaux, à l'instar du Japon avec 35 %, de l'Arabie Saoudite avec 42 % mais également de la France qui atteint à peine 50 %. On note toutefois quelques pays d'Europe pour qui cet usage est important comme la Suède (72 %), l'Espagne (71 %) ou la Hongrie (70 %) qui suivent de près l'Afrique du Sud.

La voix sur internet, un outil délaissé

En revanche, ce constat ne peut être fait concernant les services de discussion par la voix. En effet, seuls deux pays voient environ un tiers de leur population déclarer utiliser Internet pour cet usage, à savoir la Russie et la Turquie (respectivement 36% et 32%). Viennent ensuite l'Inde, la Hongrie et l'Arabie saoudite où presque une personne sur quatre déclare utiliser ce service. D'une manière générale, ce service serait donc également utilisé principalement par les pays émergents. Un constat corroboré par le fait que France et Etats-Unis n'utilisent ces services qu'à hauteur de 5 % et 6 %.

dimanche 11 mars 2012

Pour financer l'innovation, il faut simplifier et accélérer les étapes

Par Mathilde Cristiani 09 mars 2012 xavier lazarus
Les acteurs sont nombreux à évoluer dans l'écosystème, mais manquent parfois de coordination. Plus de flexibilité serait aussi souhaitable, de la part des investisseurs comme des entrepreneurs.

Entretien avec Xavier Lazarus, partner chez Elaia Partner.
Quelles sont les raisons qui font qu'il reste difficile en France pour une jeune pousse de trouver les premiers fonds ?
Cela reste dur pour les jeunes entrepreneurs dont c'est la première société. Pour l'entrepreneur en série, il a souvent un tour d'avance. Il est fréquent qu'il travaille avec ses anciens investisseurs. Et il profite de sa réputation. La situation est différente pour celui qui arrive dans l'écosystème. Notamment parce que la qualité de l'entrepreneur est dure à prouver.
Un parcours qui reste différent de ce qui se passe aux Etats-Unis...
Outre-Atlantique, quand une entreprise va bien, elle reçoit facilement beaucoup d'argent. Mais dès qu'elle va mal, les financements s'arrêtent direct. Le système américain est plus valorisant pour les bonnes entreprises. Alors que le système européen offre plus de sécurité et permet à des entreprises moyennes de résister plus longtemps. Inversement, quand tout se passe bien, l'Europe n'a pas encore véritablement une capacité de croissance rapide et fulgurante.
Quel est le parcours financier d'un entrepreneur qui commence ?
Il est de plus en plus fréquent que ces jeunes regardent au début s'ils peuvent lever de la love money auprès de leurs proches. Puis ils se rendent dans un maximum d'endroits où ils peuvent rencontrer des Business Angel. C'est après que cela se complique quelque peu. Le Fonds national d'amorçage et les initiatives privées devraient faire que cette étape sera mieux couverte.
Même une fois qu'elle a été franchie, avoir reçu un financement d'un VC en amorçage ne veut pas dire que la situation est assurée. Il peut arrêter d'injecter des fonds si le premier essai n'est pas concluant. Le parcours s'arrête quand l'équilibre financier est atteint. Il ne faut cependant pas trop simplifier ces étapes et l'accès aux fonds, ce ne serait pas rendre service au secteur.Un projet a besoin de mûrir et de se confronter au marché.
Qu'est-ce qu'il faut simplifier alors ?
Les rapports entre les parties. De notre côté, nous allons nous concentrer prochainement sur l'amorçage, et proposer des modèles de partage de la valeur créée assez fermes. Nous ne ferons pas de sur mesure. Nous estimons qu'un fonds d'amorçage doit agir vite, et prendre plus de risques. Mais inversement il faut que les entrepreneurs rentrent dans ce standard de conditions de marché. Il faut simplifier et accélérer. Tout le monde doit s'adapter, et évoluer.
Qu'entendez-vous par évolution ?
Elle consiste en la capacité à travailler de façon compatible entre les différents acteurs, qu'il s'agisse des investisseurs de tout bord et des entrepreneurs. C'est l'antagonisme qui tue les sociétés. Parfois, on rajoute une telle complexité que cela ne fait que provoquer une cacophonie. Les gens doivent plus se connaître. Côté entrepreneurs, il est nécessaire qu'ils voient plus souvent plus d'investisseurs, même s'ils n'ont rien à leur proposer. Simplement pour comprendre comment l'écosystème fonctionne, comment adapter leur produit et certaines contraintes.

http://www.atelier.net/trends/articles/financer-linnovation-faut-simplifier-accelerer-etapes

mardi 6 mars 2012

Des appareils mobiles adaptés à l'activité dynamiseraient les TPE-PME

Par L'Atelier - Paris 01 mars 2012 Small business solutions
Gain de temps, réduction des coûts et optimisation de l'efficacité au travail seraient les bénéfices issus d'une intégration IT adaptée pour les petites et moyennes entreprises.
Intégrer des nouvelles technologies lorsque l'on est une TPE-PME n'est pas aisé. Ce n'est pas nouveau, les petites entreprises n'ont ni les moyens ni l'expertise suffisante pour mettre en place un environnement technologique lourd nécessaire au développement de leur activité. Des outils plus abordables existent pourtant entre smartphones, tablettes, application mobiles... Une étude réalisée par Frost & Sullivan s'est intéressée à l'impact de ces solutions et services mobiles sur les TPE-PME. Il serait positif, voire les outils mobiles rendraient les entreprises plus compétitives, rentables et productives.
Des besoins spécifiques
Pour réussir à développer son activité, la TPE-PME doit satisfaire trois impératifs : contrôler ses coûts, être compétitive et satisfaire ses clients. Frost & Sullivan a réalisé un sondage parmi les utilisateurs de solutions mobiles visant à gérer des collaborateurs aux Etats-Unis en 2011. Résultats : les répondants ont mis en évidence un gain de temps dans les tâches administratives (46%), une réduction des coûts de main-d'œuvre (38%) et une amélioration de l'efficacité des collaborateurs (31%). Toutefois, parmi ces solutions mobiles, beaucoup sont destinées aux grandes entreprises et ne répondent pas aux besoins spécifiques des TPE-PME.
Un marché énorme
Aux Etats-Unis, les TPE-PME occupent une place essentielle dans l'économie puisqu'en 2008, elles représentaient plus de 98% des entreprises. Quelques-unes ont détecté le potentiel de marché et propose un package de solutions et de services mobiles adaptés aux petites structures. Parmi elles, Sprint se positionne sur ce marché avec une offre complète de produits incluant smartphones, tablettes, logiciels, réseau internet tout en assurant un support. Toutefois, pour réussir, ces entreprises devront proposer des outils abordables, simples d'utilisation et conforme aux besoins des TPE-PME.