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dimanche 3 février 2013

Salaires 2012-2013 des informaticiens: la stagnation… sauf exceptions

A lire sur:  http://www.lemagit.fr/economie/carriere/2013/02/01/salaires-2012-2013-des-informaticiens-la-stagnation-sauf-exceptions/

Le 1 février 2013 (11:44) - par

Sur un marché de l’embauche IT qui reste animé, nonobstant la conjoncture, les exceptions au serrage de vis budgétaire ne manquent pas. Comme en témoigne l’étude annuelle du cabinet Hays.
Une-Apprentissage
2012, morne plaine pour les salaires des informaticiens ? Pas pour tous, comme le montre cette fois encore l’étude annuelle du cabinet de recrutement Hays. Certes, la tendance globale est à une certaine stagnation des niveaux de salaires. Comme en 2011. Mais sur un marché de l’emploi IT qui reste animé, donc propice à certains îlots d’augmentation de salaires plus prononcée. Avec des appels à compétences liés à des chantiers incontournables (évolution des infrastructures, montée en puissance de la mobilité) ou focalisés sur des profils recherchés de toutes parts, donc chers. Les exceptions au serrage de vis budgétaire ne manquent pas. Et ont toutes les chances de se prolonger en 2013.
Moins de fébrilité … sauf sur les projets d’applications mobiles
Quelles exceptions ? Parmi les développeurs, ceux maîtrisant les technologies récentes de la mobilité tirent vers le haut la moyenne des salaires de début de carrière de la catégorie ingénieur développeur (40 000 € annuels en 2012, contre 30-38 000 € en 2011). Ainsi, le salaire moyen des plus jeunes (moins de deux ans d’expérience) se retrouve au même niveau que celui d’analystes-programmeurs chevronnés. D’après les missions de recrutement confiées au cabinet Hays, les éditeurs de logiciels et les « pure players » de l’économie digitale recherchent avant tout des passionnés. Des fans d’Androïd ou d’iOS quand il s’agit de projets d’applications mobiles. Qui, du coup, font jouer la concurrence. Pour les profils plus classiques, chef de projets, ingénieur qualité/méthode, c’est plutôt le statu quo, tant pour les salaires que pour la dynamique d’embauche. « Les entreprises recrutent avec beaucoup moins de fébrilité que les années précédentes », notent les chargés de recrutement de ce cabinet.
La prime à la haute technicité recherchée
Dans les métiers systèmes et réseaux, les profils confirmés ont nettement bénéficié d’une certaine relance des projets. Complexité des chantiers en cours aidant. Selon l’analyse de Hays, non seulement la demande en compétences du « middle market », celui des administrateurs et ingénieurs systèmes qui tiennent la barre de l’informatique des PME, n’a pas faibli. Mais la confirmation de l’intérêt des entreprises pour le cloud computing et autres tactiques de virtualisation/externalisation a fait monter les exigences à l’embauche. Comme en 2011, avec la vague de ré-organisation des data centers, tant chez les intégrateurs que dans les entreprises utilisatrices, sont particulièrement recherchés les architectes d’infrastructures, les spécialistes pointus du stockage, de la virtualisation. Ce qui amène logiquement une progression des salaires moyens (de 5 à 10 % supérieurs à ceux relevés l’an dernier à tous degrés d’expérience, jeunes ou confirmés) à la hauteur de cette exigence. « La demande s’oriente vers des profils beaucoup moins généralistes », remarque Aude Goufrani, senior manager de la division IT et télécoms de Hays. Ce qui induit de plus un certain allongement du processus de recrutement « pour s’assurer de la validité des compétences techniques ». « L’embauche passe par trois ou quatre entretiens en moyenne », note cette analyste, « sauf dans les cas où il convient de sécuriser au plus vite l’embauche parce que les compétences et les candidats sont rares ». D’où l’inflation observée, toutes proportions gardées.
MOA et conseil : marché porteur pour les profils confirmés
Une même réserve des employeurs – avec une embauche en trois étapes minimum – se constate du côté des métiers de maîtrise d’ouvrage et de conseil. En dépit de l’instabilité de la conjoncture, là aussi, le marché reste porteur. Par nécessité : mise à niveau des infrastructures et des applications en relation avec l’évolution des processus de production, de gestion et de commercialisation des entreprises. Sans compter d’incontournables chantiers de mises en conformité réglementaires (secteur banque/assurances, notamment) et de la prise en compte de mouvements de fond (mutation du secteur de la distribution, consolidation dans le secteur des mutuelles, fusions-acquisitions dans le secteur assurances). Globalement, pas de fortes augmentations. Avec une cote des profils expérimentés (plus de dix ans de métier) qui reste néanmoins élevée (plus de 70 000 euros pour certains chefs de projet MOA, consultants fonctionnels, consultants ou chefs de projet ERP, consultants en organisation) sous l’effet combiné de la rareté des candidatures (des postulants qui n’hésitent pas à faire monter les enchères) et de l’exigence des employeurs.
A noter, enfin, que du fait du ralentissement d’activité des SSII observé jusqu’au dernier trimestre 2012, ce milieu a renoué avec la pratique du recrutement sur mission, plutôt que sur profils. « Certains gros projets ont été gelés, d’autres de moindre envergure abandonnés chez leurs donneurs d’ordre », relève Aude Goufrani. Non sans voir revenir quelques vagues d’embauche, à la faveur de « nouveaux défis », dans les domaines de la logistique, de la business intelligence, dans des secteurs d’activité chahutés par la conjoncture (assurances, industrie, grande distribution). Sans compter que pour ces projets, « les sociétés ont besoin d’experts fonctionnels et, en conséquence, n’hésitent pas à recruter ce type de profil en CDI ». Autant dire que 2013 se profile dans la continuité des deux années précédentes : « entre stabilité et exigence » résume Hays. Avec des pics d’inflation sur certaines zones bien circonscrites de la grille de salaires.

dimanche 8 avril 2012

Infographie : l'industrie du numérique en France

A lire sur:  http://www.usinenouvelle.com/article/infographie-l-industrie-du-numerique-en-france.N172068#xtor=EPR-192

Publié le

  Le poids du numérique ne cesse de grandir dans tous les secteurs de l’industrie et l’économie françaises (santé, automobile, aéronautique, etc). Dix ans après son invention, la nouvelle économie devient donc réalité et pourrait être l’une des clés pour réindustrialiser la France
A cette occasion, L’Usine Nouvelle révèle les grandes données du secteur du numérique. 148 milliards de chiffre d’affaires, 104 datacenters ou 40 millions d’internautes font partie des quelques chiffres clés du portrait du secteur.

Les 100 du numérique en France

A lire sur:  http://www.usinenouvelle.com/article/les-100-du-numerique-en-france.N172078#xtor=EPR-192

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les 100 du numérique
© L'Usine Nouvelle
Un million d’emplois, 148 milliards d’euros de chiffre d’affaires et plus de 8% du PIB. Qui oserait encore douter du poids du numérique dans l’économie française ?
Comme le montre notre infographie, son importance ne cesse de croître dans tous les domaines. Il a pourtant fallu attendre que Google commande une grande étude au cabinet mcKinsey pour que la France prenne enfin conscience de l’enjeu. Et encore, l’enquête ne portait que sur l’écosystème du web, laissant de côté l’électronique, les progiciels, l’informatique embarquée, les jeux vidéo…
Pourtant le numérique, c’est tout cela. une industrie hybride qui s’infiltre dans toutes les autres : la santé, l’aéronautique, l’automobile…À titre d’exemple, près de la moitié de la valeur ajoutée d’une voiture est électronique. Alors le numérique serait-il la solution miracle pour réindustrialiser la France ? Peut-être… mais il faut accepter de penser l’industrie autrement. Car il ne faut pas se leurrer : les emplois liés à la fabrication des tablettes et autres smartphones auront beaucoup de mal à être relocalisés dans notre pays.
Twitter et les 100 du numérique
Retrouvez et suivez les 100 du numérique à travers la liste des comptes créée par L'Usine Nouvelle
La fabrication industrielle d’un produit numérique crée cinq à six emplois associés en logiciels et services, assure Patrick Cocquet, le délégué général du pôle de compétitivité cap Digital. Ce qui ne veut pas dire que la France n’a pas sa carte à jouer. au contraire, elle doit accompagner l’émergence de cette "néo-industrie" portée par des start-up et des entreprises bien établies qui ont déjà engagé leur mutation vers le numérique. c’est pour vous faire découvrir cet immense potentiel que nous avons voulu mettre en avant les femmes et les hommes qui travaillent dans ce secteur.
Designers, PDG, entrepreneurs, chercheurs, commerciaux… tour d’horizon des 100 personnalités qui, selon nous, font grandir le numérique français.
Dossier coordonné par Aurélie Barbaux
Les 100 du numérique en France

dimanche 11 mars 2012

Conjoncture : 2012, une année difficile pour l’IT et la récession pour le conseil


Conjoncture : 2012, une année difficile pour l’IT et la récession pour le conseilChiffres - Si globalement le marché français des services et logiciels devrait enregistrer en 2012 une légère croissance de 0,9% ( +2,1% pour Europe de l’ouest), le cabinet PAC table bien sur une récession pour le conseil IT. Seule l'externalisation permet de sauver les apparences.
Pas de récession pour le marché des logiciels et services IT en 2012, dans son ensemble. C’est la prévision du cabinet français PAC. Pour cette année, PAC table ainsi sur une croissance de 0,9%, contre 3,2% en 2011.
Ce seul indicateur global pourrait laisser croire que PAC rejoint les prévisions de tendance d’IDC (+1,2%) et du patronat de Syntec Numérique (+1%). Pas vraiment si on tient compte de la répartition de cette croissance entre les activités de ce marché des logiciels et services en France.
Fébrilité dans les budgets des DSI
Pour les logiciels, le cabinet prévoit en 2012 une hausse de 1% (1,2% pour Syntec Numérique et 1,6% pour IDC). En revanche, c’est bien une récession qui est attendue par PAC dans le domaine du conseil IT (-1,4%) et des services d’intégration (-0,9%).

« Depuis la fin du dernier trimestre 2011, nous constatons une fébrilité dans la construction des budgets des DSI. La grande différence avec l'année passée est que les DSI ne sont pas surpris par l'ampleur de la crise qui les avait amenés à couper de manière un peu hâtive » analyse ainsi Arnold Aumasson, senior vice-président de PAC.
De leur côté, IDC et Syntec Numérique étaient plus optimistes. IDC, qui rédige les notes de conjoncture de la fédération patronale, a annoncé en février que les services IT devraient enregistrer +1,1% de croissance cette année.
La croissance de l'outsourcing cache les problèmes du conseil 
Quelques mois plus tôt, Syntec Numérique lui estimait la croissance du conseil et des services en 2012 à +0,9%, et à +1,1% pour le conseil en technologies. C’est en réalité l’outsourcing (infogérance, TMA, BPO...) qui devrait atténuer la récession du marché global du conseil & services IT en 2012, soit souvent des activités traitées en offshore (hors France), avec donc de possibles conséquences pour l'emploi des informaticiens français.

Cette année, PAC prévoit ainsi une croissance de 4,1% dans l’outsourcing – une prévision « très légèrement revue à la baisse. » « Les DSI sont amenés à infogérer de plus en plus, surtout au niveau des infrastructures dont l’exploitation demande un budget considérable si elles ne sont pas externalisées » ajoute Franck Nassah de PAC.
L’incertitude économique et les besoins d'économies ne sont pas spécifiques à la France. Néanmoins d’après le cabinet, le marché français tirera moins bien son épingle du jeu que nos voisins européens. C'est en effet une croissance de 2,1% du secteur des logiciels et services qui est attendue en 2012 en Europe de l’ouest, contre seulement 0,9% en France.

http://www.zdnet.fr/actualites/conjoncture-2012-une-annee-difficile-pour-l-it-et-la-recession-pour-le-conseil-39769490.htm#xtor=EPR-100