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lundi 26 mars 2012

Externalisation : plus de 2 millions d’emplois délocalisés d’ici 2016

Externalisation : plus de 2 millions d’emplois délocalisés d’ici 2016Chiffres - Selon une étude de Hackett Group réalisée auprès d’entreprises américaines et européennes, le recours à l’offshore se sera traduit par la délocalisation d’ici 2016 de 2,3 millions d’emplois, et notamment des emplois en informatique. Une tendance que le lobby du numérique tend à passer sous silence.
Les industriels du numérique insistent régulièrement sur l’apport de leurs entreprises et du secteur à l’économie française. L’étude McKinsey est ainsi régulièrement citée pour affirmer que le numérique a permis en France la création de 700.000 emplois depuis 1995 – une estimation contestée.
Si le numérique est fréquemment assimilé au secteur des services, dans les faits il est très proche de l’industrie (ce que revendique Syntec Numérique pour soutenir la TVA sociale), et à ce titre ses emplois peuvent être délocalisés – ou le numérique contribuer à la délocalisation d’emplois d’autres secteurs.
Les emplois IT les plus concernés par l'externalisation
C’est d’ailleurs ce que souligne la dernière étude de Hackett Group consacrée à l’offshore en Inde. Le cabinet estime que d’ici 2016, l’essentiel des postes délocalisables des entreprises des économies matures d’Europe et des Etats-Unis auront déjà été externalisés.
En tout, 2,3 millions d’emplois des domaines de la finance, de l’informatique ou encore des ressources humaines seront ainsi délocalisés dans des pays à bas coût. Les emplois dans l'informatique seraient même les plus touchés avec ainsi une baisse de 54% entre 2002 et 2016 du nombre de ces emplois.
Mais si Hackett Group estime que l’offshore devrait se tarir à partir de 2016, ce n’est pas l’avis de KPMG rapporte The Economic Times. Selon le cabinet, le potentiel de croissance de l’offshore en Inde dispose encore d’une marge de progression.
Le Cloud Computing pourrait être un levier en faveur de nouvelles délocalisations. Une étude d’IDC, sponsorisée par Microsoft, affirmait que le Cloud permettrait de créer plusieurs millions d’emplois d’ici 2015, dont plus de 6 millions en Chine et en Inde.
En automatisant - et standardisant - certains processus IT, leur délocalisation, notamment vers des pays à bas coût, s’en trouve facilitée. Et le Cloud pourrait être donc être une opportunité pour l’offshore, non pour l’emploi dans des pays comme la France.

dimanche 11 mars 2012

Conjoncture : 2012, une année difficile pour l’IT et la récession pour le conseil


Conjoncture : 2012, une année difficile pour l’IT et la récession pour le conseilChiffres - Si globalement le marché français des services et logiciels devrait enregistrer en 2012 une légère croissance de 0,9% ( +2,1% pour Europe de l’ouest), le cabinet PAC table bien sur une récession pour le conseil IT. Seule l'externalisation permet de sauver les apparences.
Pas de récession pour le marché des logiciels et services IT en 2012, dans son ensemble. C’est la prévision du cabinet français PAC. Pour cette année, PAC table ainsi sur une croissance de 0,9%, contre 3,2% en 2011.
Ce seul indicateur global pourrait laisser croire que PAC rejoint les prévisions de tendance d’IDC (+1,2%) et du patronat de Syntec Numérique (+1%). Pas vraiment si on tient compte de la répartition de cette croissance entre les activités de ce marché des logiciels et services en France.
Fébrilité dans les budgets des DSI
Pour les logiciels, le cabinet prévoit en 2012 une hausse de 1% (1,2% pour Syntec Numérique et 1,6% pour IDC). En revanche, c’est bien une récession qui est attendue par PAC dans le domaine du conseil IT (-1,4%) et des services d’intégration (-0,9%).

« Depuis la fin du dernier trimestre 2011, nous constatons une fébrilité dans la construction des budgets des DSI. La grande différence avec l'année passée est que les DSI ne sont pas surpris par l'ampleur de la crise qui les avait amenés à couper de manière un peu hâtive » analyse ainsi Arnold Aumasson, senior vice-président de PAC.
De leur côté, IDC et Syntec Numérique étaient plus optimistes. IDC, qui rédige les notes de conjoncture de la fédération patronale, a annoncé en février que les services IT devraient enregistrer +1,1% de croissance cette année.
La croissance de l'outsourcing cache les problèmes du conseil 
Quelques mois plus tôt, Syntec Numérique lui estimait la croissance du conseil et des services en 2012 à +0,9%, et à +1,1% pour le conseil en technologies. C’est en réalité l’outsourcing (infogérance, TMA, BPO...) qui devrait atténuer la récession du marché global du conseil & services IT en 2012, soit souvent des activités traitées en offshore (hors France), avec donc de possibles conséquences pour l'emploi des informaticiens français.

Cette année, PAC prévoit ainsi une croissance de 4,1% dans l’outsourcing – une prévision « très légèrement revue à la baisse. » « Les DSI sont amenés à infogérer de plus en plus, surtout au niveau des infrastructures dont l’exploitation demande un budget considérable si elles ne sont pas externalisées » ajoute Franck Nassah de PAC.
L’incertitude économique et les besoins d'économies ne sont pas spécifiques à la France. Néanmoins d’après le cabinet, le marché français tirera moins bien son épingle du jeu que nos voisins européens. C'est en effet une croissance de 2,1% du secteur des logiciels et services qui est attendue en 2012 en Europe de l’ouest, contre seulement 0,9% en France.

http://www.zdnet.fr/actualites/conjoncture-2012-une-annee-difficile-pour-l-it-et-la-recession-pour-le-conseil-39769490.htm#xtor=EPR-100