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mercredi 4 juillet 2012

550 emplois menacés chez Bouygues Telecom, plan massif d'économie chez SFR

A lire sur:  http://www.zdnet.fr/actualites/550-emplois-menaces-chez-bouygues-telecom-plan-massif-d-economie-chez-sfr-39773694.htm#EREC-103

550 emplois menacés chez Bouygues Telecom, plan massif d'économie chez SFRBusiness - L'opérateur a tenu ce mardi un comité central d'entreprise qui débouche sur l'annonce d'un plan de départs volontaires. Effet Free Mobile ? Du côté de SFR, un milliard d'euros d'économies sont programmées.
Les inquiétudes sur l'emploi suite à l'arrivée de Free Mobile et son modèle à bas coûts semblent se concrétiser. Après l'annonce d'un "plan d'adaptation" chez SFR qui pourrait se traduire par plus de 1000 suppressions de postes, c'est chez Bouygues Telecom que l'on s'apprêterait à réduire la voilure.
Le numéro 3 français du mobile qui tenait ce mardi cours un comité central d'entreprise a annoncé la couleur avec un plan de départs volontaires concernant 556 postes. Le groupe compte 10 000 employés.
Rentabilité et investissements

Malgré la contre-attaque rapide de l'opérateur face au modèle de son concurrent, Bouygues Telecom a subi une perte significative de clients, tout comme ses petits camarades et a vu son chiffre d'affaires baisser. Il s'agit donc d'actionner le levier massa salariale pour éviter toute perte de rentabilité notamment au moment où il faut maintenir des investissements importants...
"Bouygues Telecom envisage de conduire ce redimensionnement des effectifs sur la base d’un plan de départs volontaires concernant 556 postes. La société ne pratiquera aucun licenciement dans le cadre de ce plan. Les centres de relations clients et les boutiques du Réseau Clubs Bouygues Telecom (RCBT) ne seront pas concernés, afin de maintenir le niveau de service à l’ensemble de ses clients particuliers et entreprises", explique le groupe qui espère que tout sera bouclé avant la fin de l'année.
Du côté de SFR, on prévoit de réaliser environ un milliard d'euros d'économies sur ses coûts pour tenter de restaurer la rentabilité, a-t-on appris mardi de source syndicale. Un plan de départs volontaires sera présenté en novembre.
A l'AFP, un porte-parole de l'opérateur détaille : "On a présenté une méthode et un calendrier de mise en oeuvre: le plan de réorganisation sera lancé en novembre prochain. En même temps, en novembre, on présentera à la négociation aux partenaires sociaux un plan de départs volontaires", a-t-il détaillé, sans donner de détails chiffrés.
Les opérateurs ont préparé le terrain en multipliant les tribunes dans la presse attaquant Free Mobile et s'inquiétant pour l'emploi. Reste à savoir si les opérateurs ne se servent pas de l'effet Free Mobile comme prétexte.
Selon l'Arcep, le régulateur des télécoms, le secteur doit s'attendre à 10 000 suppressions d'emplois sur deux ans compte tenu de la baisse du chiffre d'affaires des concurrents de Free Mobile. Force Ouvrière table sur 30 000 suppressions d'emplois.
Encore plus pessimiste, Bruno Deffains, professeur à l'Université Paris II (Assas) et Directeur du Laboratoire d'Economie du Droit, estime dans une étude que 70 000 postes pourraient être détruits.

mardi 3 juillet 2012

HP : le plan social concernera 500 postes en France

A lire sur:  http://www.zdnet.fr/actualites/hp-le-plan-social-concernera-500-postes-en-france-39773672.htm#xtor=EPR-100

HP : le plan social concernera 500 postes en FranceBusiness - Il n'y aura pas de licenciements assure la direction française du géant mais des départs volontaires et des pré-retraites.
En difficulté, HP a décidé de sabrer dans ses coûts. Le groupe américain a en effet annoncé en mai qu’il supprimerait 27.000 postes dans le monde, d'ici la fin 2014 dont 9.000 cette année.
On en sait aujourd'hui un peu plus sur la ventilation de ces suppressions. En France, ce sont 520 postes qui passeront à la trappe, selon la direction et des syndicats, soit environ 10% des effectifs.
10% des effectifs
Selon l'AFP, la direction d'HP France promet d'éviter les licenciements. "Il est envisagé une réduction de l'ordre de 520 postes à l'horizon de la fin de l'année 2014, qui s'effectuera sur la base de départs volontaires et d'un dispositif exclusif de pré-retraite", précisant que "la procédure d'information-consultation des différentes instances représentatives va débuter".

HP France précise néanmoins qu'il va  recruter 70 jeunes diplômés par an pendant trois ans. "Il n'y a que 210 embauches sur trois ans, donc il y a une perte sèche de 310 emplois en France", conclut Myriam Martinet (CGT).
Ce plan reste dur à avaler pour les salariés étant donné que le géant américain a augmenté le montant des dividendes versés cette année aux actionnaires.

mardi 26 juin 2012

SFR pourrait licencier jusqu'à 1200 personnes

A lire sur:  http://www.zdnet.fr/actualites/sfr-pourrait-licencier-jusqu-a-1200-personnes-39773330.htm#EREC-103


SFR pourrait licencier jusqu'à 1200 personnesBusiness - Les syndicats de l'opérateur revoient leurs prévisions à la hausse. Vivendi, la maison mère, ne fait pas de commentaires.
On le sait, SFR a particulièrement été touché par la vague Free Mobile. Le groupe a perdu plus de 200 000 abonnés mobiles et a vu son chiffre d'affaires en 2011 baisser de 3%.
Par ailleurs, la baisse des tarifs consentie par l'opérateur combinée à la majoration de la TVA dans le secteur impliquent nécessairement des ajustements dans le domaine de l'emploi. 
Très vite, la direction de l'opérateur a indiqué plancher sur un "plan d'adaptation". Plan qui sera mené par Michel Combes, nouveau patron de SFR qui est connu comme un 'cost killer'.
Un plan d'économies à 1 milliard d'euros ?
Et la note pourrait être salée. Dans un premier temps, la CFDT tablait sur 500 suppressions de postes sur un effectif global de 10 000 salariés. Mais selon Le Journal du Dimanche, SFR chercherait à économiser un milliard d'euros ce qui selon les syndicats se traduira par un plan social (sous la forme de départs volontaires) de 1000 à 1200 postes.
L'annonce pourrait être faite le 3 juillet, selon l'hebdomadaire. Le plan toucherait principalement les services commerciaux, les boutiques et les centres d'appels tenus par des sous-traitants.
Vivendi, la maison mère, ne fait pas de commentaires et indique qu'elle "communiquera en temps utile sur ses projets et sur les nécessaires évolutions du groupe".
Selon les observateurs, l'arrivée de Free Mobile pourrait provoquer la suppression dans le secteur des télécoms de 10 000 à 70 000 emplois. Une vision rejetée par Xavier Niel, patron de l'opérateur.
Dans une tribune publiée par Les Echos, le milliardaire explique : l'emploi "baisse depuis des années dans notre secteur, passant de 156.000 postes en 1998 à 124.000 en 2009, année où il s'est stabilisé. Depuis, le secteur connaît une légère croissance. Effet de la quatrième licence ? L'installation de centres d'appels offshore sous-traités a commencé il y a bien longtemps, du temps de l'oligopole soucieux de sa rente. Ce n'est donc en rien un effet de la récente concurrence".

"La distribution physique s'est également trouvée exsangue du fait du développement des réseaux de boutiques propriétaires développés ces dernières années par les opérateurs et captant jusqu'à 70 % du volume d'affaires. Pour cette raison, plusieurs des grands réseaux indépendants ont apporté leur soutien écrit à notre candidature. Affirmer aujourd'hui que Free Mobile met à mal les boutiques indépendantes témoigne d'un problème de mémoire ou de compréhension".

samedi 2 juin 2012

Nouveau plan social en préparation chez RIM

A lire sur:  http://www.zdnet.fr/actualites/nouveau-plan-social-en-preparation-chez-rim-39772156.htm#EREC-103

Nouveau plan social en préparation chez RIMBusiness - Selon deux sources distinctes, l’entreprise canadienne pourrait licencier au moins 2 000 personnes à travers le monde d'ici la fin de l'été.
RIM pourrait annoncer de nouveaux licenciements dans les semaines qui viennent. C’est ce qu’a révélé The Globe and Mail, évoquant 2 000 suppressions de postes à travers le monde qui pourraient être annoncées le 1er juin, juste avant la présentation des résultats trimestriels.
Le blog All Things Digital a confirmé cette nouvelle auprès de « sources proches de l’entreprise » qui ont expliqué que les effectifs de la firme canadienne seront passés de 16 500 à 14 500 personnes avant la fin de l’été.
Cette restructuration toucherait toutes les divisions, du marketing aux ventes en passant par le juridique et l’opérationnel. RIM avait déjà licencié 2 000 personnes en juillet dernier. All Things Digital rappelle cette déclaration de Thorsten Heins faite en mars dernier : « Je suis concentré sur la création de valeur sur le long terme pour cette entreprise et je me suis engagé à faire tout ce qu’il faut pour respecter cet engagement. » (Eureka Presse)

lundi 26 mars 2012

Externalisation : plus de 2 millions d’emplois délocalisés d’ici 2016

Externalisation : plus de 2 millions d’emplois délocalisés d’ici 2016Chiffres - Selon une étude de Hackett Group réalisée auprès d’entreprises américaines et européennes, le recours à l’offshore se sera traduit par la délocalisation d’ici 2016 de 2,3 millions d’emplois, et notamment des emplois en informatique. Une tendance que le lobby du numérique tend à passer sous silence.
Les industriels du numérique insistent régulièrement sur l’apport de leurs entreprises et du secteur à l’économie française. L’étude McKinsey est ainsi régulièrement citée pour affirmer que le numérique a permis en France la création de 700.000 emplois depuis 1995 – une estimation contestée.
Si le numérique est fréquemment assimilé au secteur des services, dans les faits il est très proche de l’industrie (ce que revendique Syntec Numérique pour soutenir la TVA sociale), et à ce titre ses emplois peuvent être délocalisés – ou le numérique contribuer à la délocalisation d’emplois d’autres secteurs.
Les emplois IT les plus concernés par l'externalisation
C’est d’ailleurs ce que souligne la dernière étude de Hackett Group consacrée à l’offshore en Inde. Le cabinet estime que d’ici 2016, l’essentiel des postes délocalisables des entreprises des économies matures d’Europe et des Etats-Unis auront déjà été externalisés.
En tout, 2,3 millions d’emplois des domaines de la finance, de l’informatique ou encore des ressources humaines seront ainsi délocalisés dans des pays à bas coût. Les emplois dans l'informatique seraient même les plus touchés avec ainsi une baisse de 54% entre 2002 et 2016 du nombre de ces emplois.
Mais si Hackett Group estime que l’offshore devrait se tarir à partir de 2016, ce n’est pas l’avis de KPMG rapporte The Economic Times. Selon le cabinet, le potentiel de croissance de l’offshore en Inde dispose encore d’une marge de progression.
Le Cloud Computing pourrait être un levier en faveur de nouvelles délocalisations. Une étude d’IDC, sponsorisée par Microsoft, affirmait que le Cloud permettrait de créer plusieurs millions d’emplois d’ici 2015, dont plus de 6 millions en Chine et en Inde.
En automatisant - et standardisant - certains processus IT, leur délocalisation, notamment vers des pays à bas coût, s’en trouve facilitée. Et le Cloud pourrait être donc être une opportunité pour l’offshore, non pour l’emploi dans des pays comme la France.

jeudi 1 mars 2012

Télétravail : les entreprises se convertissent lentement

Par Caroline Beyer Mis à jour | publié  

Dans la plupart des cas, le télétravail n'excède pas une semaine par mois.
Dans la plupart des cas, le télétravail n'excède pas une semaine par mois. Crédits photo : Tetra

Les salariés plébiscitent ce mode d'activité, mais estiment ne pas y avoir encore suffisamment accès.

«C'est grâce au télétravail que j'ai été promue», raconte Isabelle Bouet, directrice marketing au sein de Jabra, l'un des leaders mondiaux de solutions de microcasques pour entreprises et centres d'appels. Recrutée il y a cinq ans pour chapeauter la zone Europe du Sud, elle était basée à Trappes. Jusqu'à ce que son mari soit muté à Montauban. «J'étais prête à démissionner, lorsque mon directeur m'a dit: nous avons toutes les solutions technologiques pour que tu puisses travailler de là-bas.» Depuis, elle a pris goût à ce mode de travail, qui favorise la concentration, loin des open space bruyants. «J'ai gagné en productivité, explique-t-elle. J'ai notamment planché sur un plan de développement en Amérique latine, qui m'a valu une promotion.»

Un intérêt croissant

Le gain de productivité, c'est bien, selon les salariés, le principal atout de ce mode de travail. C'est ce que révèle un sondage réalisé en février pour Citrix Online, fournisseur de «solutions en ligne permettant de travailler en tout lieu»(*): 87% des collaborateurs interrogés estiment que le télétravail permet d'être «autant, voire plus productif». Pour 72%, la possibilité de télétravailler serait un argument dans la recherche d'un nouvel emploi.
Le sondage confirme aussi une donnée bien connue: le télétravail peine à décoller en France, limité par des freins d'ordre culturel. Largement fondé sur le temps de travail et le présentiel, le modèle français laisse peu de place à ce type d'organisation qui implique de passer à une logique de performance, à l'anglo-saxonne. À cela s'ajoute l'inquiétude des managers de perdre leur autorité. Pas étonnant dès lors que 56,2% des salariés déclarent ne pas avoir la possibilité de télétravailler. «Pour que le télétravail progresse, il est nécessaire de le définir juridiquement», observe Sophie Vandriessche, directrice commerciale Europe du Sud de Citrix Online. L'arrivée du télétravail dans le Code du travail devrait favoriser les évolutions.
«Pour autant, l'enquête révèle aussi l'intérêt croissant des entreprises françaises pour cette forme de travail», ajoute-t-elle. Parmi les salariés qui télétravaillent, 55,1% déclarent en avoir la possibilité depuis plus de deux ans. Dans leur grande majorité (63,7%), ce télétravail n'excède pas une semaine par mois. On est donc bien loin du tout télétravail.

Expériences pilotes

«Pour garder le lien avec les salariés, les entreprises privilégient le télétravail pendulaire, à raison d'un à deux jours par semaine», constate Véronique Perozzo, qui pilote la commission télétravail de l'Observatoire de la parentalité en entreprise (OPE). Pour l'observatoire, qui milite pour un meilleur équilibre entre vie professionnelle et vie privée, le télétravail est clairement un levier d'amélioration. Il éditera d'ailleurs en mars un guide.
Précurseur, le groupe Renault a signé un accord en 2007, complété en 2010. À ce jour, 920 collaborateurs sont concernés, dont 83% sur un ou deux jours par semaine. La parité est de mise avec 52% de télétravailleuses. L'Oréal, qui a élaboré son accord en 2008, est parti du principe que tout salarié est éligible. Ses 200 télétravailleurs comptent notamment un directeur d'usine.
Avant de sauter le pas, nombreuses sont les entreprises à se lancer dans des expériences pilotes. Chez Ferrero, cette expérience, qui a débuté en avril 2011, s'étend sur un an. À l'arrivée, elle concerne 14 personnes (sur 1200), pour moitié cadres et non cadres, aussi bien au siège social que sur un site industriel et deux entrepôts. Un télétravail égalitaire.
(*) Sondage réalisé en février par Maximiles auprès de 1.169 salariés d'entreprises françaises.

http://www.lefigaro.fr/emploi/2012/02/17/09005-20120217ARTFIG00671-teletravail-les-entreprises-se-convertissent-lentement.php 

lundi 21 novembre 2011

Emploi IT : une bataille des chiffres entre le Syntec et le Munci qui n’est pas anodine


Emploi IT : une bataille des chiffres entre le Syntec et le Munci qui n’est pas anodineDébat - Chômage dans la profession, nombre d’informaticiens en France, tension ou non des métiers du numérique, hégémonie patronale… Syntec Numérique et Munci, une association d’informaticiens, s’affrontent sur les chiffres. La question centrale : le lobbying en faveur du numérique autorise-t-il tout ?
Volonté de lobbying et échéances électorales poussent les acteurs du numérique à multiplier les contacts et les initiatives en direction des dirigeants politiques – et réciproquement. En France, Syntec Numérique entend ainsi mobiliser autour de son leadership.
Pour défendre ses métiers et les intérêts de ses membres, le syndicat patronal soigne donc particulièrement son image, insistant notamment sur le poids économique des entreprises du secteur.
Un taux de chômage qui a son importance
Pour cela, il s’appuie notamment sur plusieurs chiffres, qu’il défend ardemment face aux contestations, en particulier de la part du Munci, une association d’informaticiens. Le président de Syntec Numérique, Guy Manou-Mani, a défendu ces chiffres à l’occasion de sa conférence du 17 novembre sur la conjoncture 2011-2012.
« Nous serons particulièrement scrupuleux sur la donnée des chiffres. Et chaque fois, nous reprenons les chiffres de l’Apec en direct, sans aucun changement ou arrangement » jure-t-il avant d’annoncer un taux de chômage des informaticiens basé sur une estimation de 700.000 à 800.000 emplois.
« 24.000 [Ndlr : il y avait 25.900 chômeurs de catégorie A en septembre] sur 800.000, cela fait 3% de chômage. C’est un chiffre incontestable et qui n’est pas donné par nous pour je ne sais quelle idée » calcule ainsi le président de Syntec Numérique. Problème, comme le relève notamment le Munci, d’ailleurs directement pointé du doigt durant la conférence, cette donnée est bien erronée.
Elle n’est en tout cas pas le fruit d’une comptabilisation de l’Apec. Car selon le Munci, qui se réfère à des études de l’Apec, pour l’agence « il y aurait environ 391.000 salariés (cadres et non cadres) exerçant en France une fonction dans l’informatique. » Au 2eme trimestre 2011, l’Insee dénombrait 533.000 informaticiens salariés et demandeurs d’emploi.
"Exagérer les difficultés de recrutement", levier économique des SSII
Avec une base de 800.000 informaticiens, le taux de chômage est donc totalement différent qu’avec 533.000 (3,3% au lieu de 4,8%). Si Syntec Numérique se défend de toute volonté d’instrumentaliser les chiffres (les libertés prises avec les chiffres de la filière nucléaire française démontrent que l’exercice n’est pas exempt d’arrières pensées), le Munci se pose là encore en contradicteur.
« Exagérer les “difficultés de recrutement” a toujours été un moyen pour les SSII de légitimer davantage le recours à l’offshore et à l’immigration économique depuis les pays à bas coûts… souvent synonymes de dumping social, réduction des coûts oblige ! Autre intérêt : bénéficier des fonds publics (pôle-emploi et collectivités territoriales) pour former, souvent à la va-vite, des non-informaticiens à nos métiers » pointe l’association.
« Toute les entreprises souffrent d’une tension » a d’ailleurs clamé Guy Manou-Mani. « C’est un mauvais combat, un très mauvais combat, pour ces associations pseudo-syndicales qui contestent ces chiffres parce qu’elles nous empêchent de faire pression sur les pouvoirs publics pour améliorer le nombre d’ingénieurs, pour encourager le public à choisir ces professions » ajoute-t-il.
Les contestations sont un mauvais-combat selon Syntec Numérique
En clair, la contestation pénaliserait le secteur et ses métiers. Régis Granarolo, président du Munci, reconnaît que les critiques dont l’association fait l’objet de la part du Syntec Numérique sont de « bonne guerre », mais conteste avoir une attitude « contre productive. »
« Ce n’est pas en communiquant des chiffres erronés et en donnant des repères qui ne sont pas les bons que nous serons pris au sérieux. Au contraire, pour gagner en crédibilité auprès des politiques, il est indispensable d’être capable de fournir des chiffres fiables. »
Fiabilité qui ferait d’ailleurs aussi défaut à un autre chiffre avancé par Syntec Numérique pour dénoncer la circulaire Guéant sur les jeunes diplômés étrangers. « Malgré nos efforts, cette circulaire est sortie et a pénalisé 6.000 jeunes étrangers en situation régulière, qui ont fait des études dans nos grandes écoles » dénonçait Guy Manou-Mani.
Questionné, à plusieurs reprises, Syntec Numérique assure que ces 6.000 diplômés concernent la seule filière du numérique. Le Munci, favorable à un maintien sous conditions de la circulaire Guéant, juge le chiffre de 6.000 diplômés étrangers « totalement extravagant »
"Nous représentons toute la profession". Non répondent Munci et Cicf
Selon le Collectif du 31 Mai, cité par l’AFP, toutes filières confondues (grandes écoles ou non), ces étudiants étrangers concernés seraient 10.000. Outre le gouvernement et l’application stricte de la circulaire, Syntec Numérique désigne un autre responsable à la situation des étudiants étrangers.
« Comme certaines personnes dans nos métiers continuent à dire qu’il y a du chômage, les métiers du numérique n’ont pas été considérés comme sous tension. Depuis le 17 août, les préfectures considèrent que les candidats étrangers à des métiers dans le numérique, n’étant plus sur la liste des métiers sous tension, elles n’ont plus à accorder de permis de travail » argue Eric Tirlemont, co-président de la commission marchés-tendances.
Attaqué sur l’hégémonie du Syntec, Guy Manou-Mani répond « que c’est plutôt dans l’intérêt général de l’industrie du numérique (…) Nous représentons toute la profession. Et vous avez le Munci (…) qui fait son fond de commerce sur la contestation de nos chiffres. Je dis qu’il travaille contre l’intérêt de toute la profession et surtout de nos salariés. »
« Nous sommes en démocratie et que les associations y ont un rôle important à jouer, y compris les associations professionnelles comme la notre » rétorque le Munci, qui s’est rapproché du CICF Informatiques pour faire entendre les revendications des indépendants et TPE de l’IT, non représentés selon eux par Syntec Numérique.
« Ces entreprises pâtissent par ailleurs d’une intermédiation exagérée [Ndlr : sous-traitance en cascade opérée par les grandes SSII] et d’un déréférencement auprès des grands comptes » déclarait ainsi récemment Marie Prat, présidente de la CICF Informatique.

jeudi 15 septembre 2011

Les entreprises IT promettent des augmentations de salaire en 2011

Les entreprises IT promettent des augmentations de salaire en 2011Chiffres - 83% des sociétés du secteur informatique annoncent qu’elles augmenteront cette année tout ou partie de leurs cadres. En 2010, elles étaient 70% à promette des augmentations. Mais seuls 42% des cadres déclarent avoir bénéficié d’une augmentation.

En 2010, les entreprises du secteur informatique ont accepté de desserrer les cordons de la bourse. Du moins par rapport à 2009, année de crise durant laquelle elles ont été parmi les plus strictes en matière d’augmentation selon l’Apec.

Globalement, tous secteurs confondus, 48% des cadres déclarent avoir été augmentés (individuellement ou collectivement) en 2010, contre 39% en 2009. Dans l’informatique, 45% des cadres témoignent d’une augmentation. Un an plus tôt, cette part n’était que de 34%.

La mobilité externe, la meilleure solution pour une augmentation

Néanmoins, en 2010, pour 51% des cadres de l’informatique, la règle a été celle du statu quo en matière de rémunération. De même, malgré un redémarrage de l’activité en 2010, le niveau des augmentations est resté très proche de celui de 2009.

La médiane des augmentations est de 5%, tous secteurs confondus. Mais la fourchette est très large, allant de 1,7% à 17%. Autre constat : deux paramètres majeurs influent sur la nature de l’augmentation : l’âge et le type de mobilité (interne avec ou sans promotion ou externe).

Ainsi en cas de mobilité interne, la valeur médiane des augmentations est de 5% - même si cette augmentation est plus facilement accordée aux jeunes cadres. En mobilité externe, elle est en revanche de 12%.

En mobilité interne, une promotion – quand elle n’est pas imposée par l’employeur – est presque toujours accompagnée d’une augmentation de la rémunération brute (82%). Là encore, l’âge aura un impact direct. Un cadre promu de moins de 30 ans bénéficie dans 90% des cas d’une augmentation.

Moins de hausse de salaire avec l'âge

Si cette promotion concerne un cadre de 50 ans et plus, celle-ci ne sera associée à une augmentation du salaire que dans 65% des cas. Quant au type d’augmentation appliqué dans l’informatique, il s’agit à 98% de hausses individuelles.

C’est dans l’IT que les augmentations individuelles sont les plus courantes. Les hausses collectives sont en revanche peu répandues. Autre constat fait par l’Apec : des divergences de perception existent entre l’entreprise et les salariés.

89% des entreprises de l’informatique déclarent par exemple avoir versé des augmentations à tout ou partie de leurs cadres. Dans le même temps, ils sont 42% de ces cadres a indiqué avoir été effectivement augmentés.

Politique de rémunération : la mauvaise foi des employeurs

L’Apec relève par ailleurs une spécificité – qui pourrait traduire une certaine hypocrisie des départements RH des sociétés de l’IT, ou une profonde incompréhension. « Les divergences d’opinion sont particulièrement sensibles dans les activités informatiques, secteur qui présente à la fois l’opinion des entreprises la plus favorable et celles des cadres la plus défavorable. »

Au sujet de la politique de rémunération, c’est dans l’informatique que les employeurs jugent leur communication dans ce domaine la plus favorablement (78%). Les salariés ont une toute autre perception. C’est dans ce même secteur que la satisfaction est la plus réduite (16%).

Pas sûr donc, compte tenu de la satisfaction affichée par les directions, que la ligne en matière de politique de rémunération évolue en 2011. Les augmentations, elles, devraient être au rendez-vous selon l’Apec, même s’il est difficile d’évaluer la part des cadres qui en bénéficieront.

Pour cette année, « 83 % des entreprises indiquent qu’elles ont ou qu’elles vont distribuer des augmentations dans l’année, soit 12 points de plus que l’an passé à la même période. » Quant à l’enveloppe des hausses de salaires, elle devrait être inchangée (par rapport à 2010) pour 41% des entreprises – et plus élevée pour 23% d’entre elles.

Voir aussi notre diaporama
Rémunération : les salaires de six grands métiers informatiques



http://www.zdnet.fr/actualites/les-entreprises-it-promettent-des-augmentations-de-salaire-en-2011-39763905.htm#xtor=EPR-100