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jeudi 12 janvier 2012

PLM : comment l’utilisez-vous ?

Le 12 janvier 2012 par Jean-François Preveraud
Le PLM est au coeur du travail collaboratif dans l'entreprise étendue
Le PLM est au coeur du travail collaboratif dans l'entreprise étendue
PAC
Le cabinet d’études de marchés Pierre Audoin Consultants vient de publier les résultats d’une étude sur l’utilisation du PLM dans les entreprises. La collaboration y est mise en avant.
Le cabinet Pierre Audoin Consultants (PAC) a mené au mois de septembre, à la demande du prestataire de services indien Mahindra Satyam, une enquête auprès de 50 entreprises en France, afin de déterminer les nouveaux usages des solutions PLM ainsi que l'évolution des ‘‘delivery models’’ et leur niveau d'adoption par les donneurs d'ordres.

L’occasion d’évaluer comment les industriels commencent à mesurer les bénéfices ciblés de l’usage du PLM dans un cadre d'entreprise étendue, mais aussi le chemin qu'il reste à parcourir pour tendre vers ce modèle collaboratif.

L'étude révèle ainsi une réalité forte concernant d'utilisation du PLM et souligne les bénéfices ressentis en termes de collaboration. « Les usages des nouvelles technologies ont permis d'améliorer le partage des informations et la collaboration, en vue de développer la co-conception en interne », explique Salim Mesbah, consultant chez PAC.

L'amélioration de l'accès aux données produits et process est le premier bénéfice cité par 20 % des utilisateurs interrogés, suivit de très près par l'amélioration de la co-conception interne citée par 19 %.

On retrouve ensuite l'amélioration de la qualité pour 13 % d'entre eux et l'amélioration de la co-conception avec les partenaires pour 9 %. Enfin, l'amélioration de la conception n'est citée que par 5 % des utilisateurs.

La collaboration, challenge du PLM

De fait, l'amélioration de la co-conception avec les partenaires est encore perçue comme un challenge pour plus de la moitié des entreprises sondées. Néanmoins, des couches collaboratives ont pu être déployées sur le périmètre de l'entreprise étendue grâce à la diffusion des outils collaboratifs au sein de cet écosystème. On peut y voir un problème d'alignement Produit/Process, un manque de maturité des processus de gouvernance ou encore des résistances au changement.

Selon l’étude, cette évolution est soutenue par l'intégration de la dimension collaborative comme un levier majeur de la performance et de la canalisation de l'innovation. Elle se conjugue aussi avec la flexibilité du système pour une meilleure gestion des aléas et des exigences réglementaires, ainsi qu'une meilleure disposition à absorber ou intégrer ces changements de réglementation ou d'orientation.

Une évolution qui, même si elle refaçonne et reconfigure les relations et interactions au sein l'écosystème des donneurs d'ordre, ne se veut pas ‘‘révolutionnaire’’ puisqu'elle ne remet pas fondamentalement en cause les modèles de ‘‘délivrables’’. Ainsi, l'externalisation ou l'off-shoring ne sont pas encore de l'ordre du jour pour des raisons de confidentialité autour du patrimoine immatériel de l'entreprise, chose dont relève pertinemment le périmètre du PLM.

Les prochains défis du PLM

Les entreprises sont encore à un niveau de besoin d'harmonisation des référentiels techniques internes sur le périmètre PLM. Fort de ce constat, le ‘‘Progressive Manufacturing’’ peine encore à percer, car l'harmonisation de référentiels PLM est une étape clé, préalable à la convergence du référentiel technique PLM et du référentiel ‘‘Corporate’’ propre à la gestion de l'entreprise.

« Les processus de collaboration étendue sur les périmètres de l'entreprise et de ses partenaires et sous-traitants ne sont pas toujours opérés sans rupture de gouvernance », constate Salim Mesbah. Par ailleurs, un travail d'alignement de ces processus sur les applications collaboratives s'impose également.

Jean-François Prevéraud

Pour en savoir plus : http://www.pac-online.fr

Les principaux donneurs d'ordres considérés au sein de l'étude :

Areva ; GE ; Liebherr Aerospace ; Schneider Electric ; Air Liquide ; Alstom Transport ; Bosch ; Continental ; Dassault Aviation ; Eurocopter ; EADS Tests & Services ; Motorola ; Renault ; Sagem ; Schlumberger ; Snecma ; Valéo ; Fives Stein ; Schneider ; Actaris ; Axon ; Bacou Dalloz ; Bodet Horlogerie ; Cilas ; CRMA ; Gunnebo Electronic Security ; Heuliez ; Heurtey ; Horiba Jobin Yvon ; Markem Imaje ; Iveco France ; Kaba ; Latécoère ; Paulstra Hutchinson ; Renault ; Saft Batteries ; Selco ; Trixell Thales ; PSA Peugeot Citroën.

http://www.industrie.com/it/plm-comment-l-utilisez-vous.12500?emv_key=AJ5QmugnaTq78yA9MA#xtor=EPR-25

mercredi 20 juillet 2011

Réseaux sociaux,GED, Archivage, Collaboratifs, Workflow, Email, ce sont tous les mêmes !

Posted by Jean-Pascal Perrein at 14:30 sur http://www.3org.com/news/culture_et_usages/reseaux-sociauxged-archivage-collaboratifs-workflow-email-ce-sont-tous-les-memes/

Pour les amateurs de « fraicheur », ce billet aurait pu s’appeler « les chasseurs » ou plutôt « la différence entre le bon chasseur et le mauvais chasseur ».

La gestion de contenu parait souvent être un magnifique iceberg :

  • Au mieux, la simple question « j’ai besoin de gérer ces documents » ou « il faudrait gérer cette information » provoque la petite angoisse du « quel outil choisir ».
  • Au pire, on ne voit pas l’iceberg et la réaction se fait selon un affectif marketing sur les produits en vogues (j’ai vu mettre en place des sites collaboratif pour faire de la Ged lourde, ça coute au final …, plus cher que cela ne sert)

Dans tous les cas ce n’est pas simple, et une approche directe outil risque fort de se transformer en bac à sable de mûrissement. (ce qui je pense est bien, uniquement, pour permettre à la future équipe projet de challenger ce sujet, si le temps et les moyens sont là).
Une autre approche serait de raisonner en termes d’usages et de cycle de vie, et de comprendre les particularités des différentes familles d’outils.

Même si on peut considérer que les besoins en fonctionnalités sont en général les mêmes d’une organisation à une autre (Voir 80% des besoins).

Après tout, que cela soit pour l’email, la Gestion électronique de document, le collaboratif projet, le micro blog ou twitter-like, les réseaux sociaux, l’archivage probant et long terme, … , tous ces outils :

  • gèrent du contenu sous forme de message, ou sous forme de document,
  • permettent de capturer de l’information,
  • ont un moteur de règles de gestion simple (format, longueur, ..) voir évolué (workflow),
  • offrent des possibilités de retrouver de l’information,
  • s’appuient pour la majorité sur des référentiels ne serait-ce que pour classer les informations,
  • permettent « d’archiver » de façon simple (exports) ou évolué (archivage probant),
  • maintiennent un historique, pour certains des traces,
  • ont des niveaux de services, une sécurité et un niveau d’intégrité plus ou moins perfectionnée.

Une vue selon des briques fonctionnelles

Du coup si fonctionnellement, nous modélisons les grandes familles de traitement, chacun de ces outils de gestion de contenu s’appuient sur un enchainement de briques fonctionnelles que l’on peut formaliser selon le schéma suivant.

cycle_de_vie_documentaire_vue_fonctionnelle

Cette modélisation permet, de se poser quelques questions judicieuses comme “Quelles sont mes grands besoins et sur quelles briques vont-ils s’appuyer ?”:

  • Capture : Vais-je avoir en entrée de grand volume complexe d’information, de quel type (court, long, complexe), de quels formats, …
  • Gestion : Vais-je avoir à appliquer des traitements complexes, des workflows de validation, voir de pilotage d’ERP, des enrichissements de mon information en utilisant des tables de référence, …
  • Mise à disposition : Aurais-je besoin de récupérer de l’information rapidement, avec des clefs de recherche complexe, sous différents formats, pour réaliser des impressions en masse, de l’éditique, …
  • Archivage : Ai-je des contraintes réglementaires à respecter, dois je garder des documents très longtemps, dois-je gérer la fin des cycles de vie de certains documents, …
  • Données de références : Faut il appliquer de nombreux référentiels formels, laisser les utilisateurs créer le leur, utiliser ceux déjà existants dans un ERP, …
  • Gouvernance : Quels informations vont être utilisées, dois je avoir une présence forte en terme de gouvernance, dois je accompagner les usages dans le temps afin de permettre la meilleure gestion des informations par les utilisateurs (et anticiper sur les dérives).