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samedi 7 juillet 2012

La croissance des services informatiques ralentit selon l’Insee

A lire sur:  http://www.zdnet.fr/actualites/la-croissance-des-services-informatiques-ralentit-selon-l-insee-39773879.htm?goback=.gde_704107_member_131391793

La croissance des services informatiques ralentit selon l’InseeChiffres - L’Insee évalue la croissance dans le secteur des services informatiques à 1,9% en 2011, soit nettement moins qu’en 2010. En 2012, les prévisions des analystes oscillent entre croissance et récession.
L’Insee a publié une note sur la situation économique du marché des services marchands en 2011. Et l’institut relève un ralentissement des services informatiques aux entreprises à +1,9%, contre +4,8% un an plus tôt.
« En effet, l’investissement des entreprises et des administrations, qui constitue la moitié des débouchés de la branche, croît plus modérément après le rebond important de 2010 (+ 3,2 % en 2011, après + 8,6 % en 2010) » commente ainsi l’Insee.
Prudence et incertitude pour le secteur IT en 2012
Les services informatiques ne sont toutefois pas les seuls services aux entreprises à marquer le pas en termes de croissance en 2011, même si il est vrai qu’ils se classent dans le bas de tableau avec notamment la restauration et l’immobilier.

Du côté de Syntec Numérique, les chiffres sont néanmoins différents (comme la méthode de calcul) avec +1% en 2010 pour le conseil et services informatiques (+2,5% pour le conseil en technologies). En 2011, la chambre patronale, avec IDC, a évalué la croissance pour ce secteur à +2,7% (+7% pour le conseil en technologies).
Pour 2012, Syntec Numérique prévoit bien un ralentissement avec une croissance attendue pour les services informatiques de seulement 0,9% et +1,1% pour le conseil en technologies. IDC table également sur de la croissance en France en 2012.
Les analystes financiers de LCL et d’Oddo Securities sont cependant moins optimistes et contredisent ces prévisions avec un recul en 2012 qu'ils évaluent à -1 à -2%. Gartner aussi est moins optimiste pour l'Europe de l'ouest en prévoyant une récession en matière de dépenses informatiques (-0,7%).

lundi 2 avril 2012

Priorités DSI 2012 : la rigueur l’emporte aussi dans les projets IT

A lire sur:  http://www.zdnet.fr/actualites/priorites-dsi-2012-la-rigueur-l-emporte-aussi-dans-les-projets-it-39769905.htm


Décisions IT - Avec 38% des décideurs informatiques interrogés par ZDNet.fr prévoyant un budget IT stable et 28% en baisse sur un an, c’est la prudence qui semble être privilégiée en 2012 en matière de projets informatiques. Les projets sont ainsi très resserrés sur quelques domaines, en priorité dans les secteurs du poste de travail et des serveurs.

Priorités DSI 2012 : la rigueur l’emporte aussi dans les projets IT
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Une hausse de budget pour 33% des DSI
C’est une des tendances constatées par les principaux cabinets : 2012 sera vraisemblablement une année de rigueur budgétaire dans le secteur de l’IT. Cette perspective, et la prudence des DSI, se confirme puisque pour 38% des 247 référents informatiques interrogés par ZDNet.fr, les budgets seront stables par rapport à 2011.
Ils sont en outre 20% à annoncer des budgets en baisse de plus de 5%, soit bien plus que la part des répondants prévoyant au contraire de bénéficier en 2012 d’une hausse supérieure à 5%. Cette tendance à la stabilité des budgets ne débouchera toutefois pas nécessairement sur des gels de projets, mais certainement par des reports et de nouvelles priorités, notamment la recherche d’économies ou un œil plus aiguisé sur les ROI.
Les questions soumises à 247 répondants étaient à choix multiples, ce qui explique que la somme des résultats dépasse les 100% sur la majorité des slides


Priorités DSI 2012 : la rigueur l’emporte aussi dans les projets IT
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Les projets sur le poste de travail privilégiés
Parmi leurs priorités IT en 2012, les décideurs informatiques classent le poste de travail et la partie serveurs en tête, deux domaines déjà prioritaires en 2011 (1ère place pour les projets serveurs en 2011). 46,5% des répondants font ainsi du poste de travail (applications et matériel) leur priorité numéro un.
Quelques changements sont à noter par rapport à l’année dernière : les domaines des réseaux et du stockage occupent les 3e et 4e places, contre les 3e et 5e places un an plus tôt. La sécurité apparaît en revanche moins prioritaire en 2012 (8e), quand le Cloud Computing entre parmi les six priorités de l’année (8e position en 2011).
[Dans le graphique ci-dessus, l’importance d’un domaine du SI est illustrée par la taille du cercle et par sa position dans une grille. Les valeurs s’échelonnent de 1 à 6 - 1 correspondant à un niveau de priorité élevé et 6 un niveau moindre.]
Les questions soumises à 247 répondants étaient à choix multiples, ce qui explique que la somme des résultats dépasse les 100% sur la majorité des slides
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Poste de travail : priorité à la réduction des coûts
Réduire les coûts d’administration du parc de PC est un chantier pour 62% des décideurs. Ce pourrait être un effet de l’incertitude économique qui prédomine en 2012. Pas sûr puisqu’en 2011 ils étaient 68,5% à faire de cette question une priorité, dans un contexte économique différent.
Des changements notables sont néanmoins à constater sur un an. D’abord, hormis les réductions de coûts, seul le renouvellement matériel réunit une majorité de répondants (57% contre 52% en 2011). En outre, ils étaient 60% à faire d’une migration d’OS un projet majeur sur le poste de travail. En 2012, ils ne sont plus que 41%.
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Serveurs : de nouveaux équipements et de la virtualisation
En 2012, ils sont 55% des répondants à faire de la virtualisation de serveurs un projet à mener. C’est nettement moins qu’il y a un an (65%), signe que la consolidation de serveurs est un domaine désormais mature dans les entreprises.
Si les principales actions qui seront menées en 2012 ne suivent pas la même hiérarchie qu’en 2011, celles-ci n’apparaissent cependant pas comme plus prioritaires cette année.
Ainsi en 2011, le déploiement d’applications Open Source occupait la 2e place à 48%. En 2012, les décideurs IT place cette question en 3e position à 39%. Signe qu’ils entendent peut-être se concentrer sur un nombre resserré d’initiatives, en cohérence avec des budgets stables, voire en baisse.
A noter cependant, comme pour le poste de travail, un recul du nombre de responsables IT prévoyant de se consacrer à des migrations d’OS : 33% contre 45% un an plus tôt.
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De la sécurité d’abord au niveau réseau
Si la sécurité ne se positionne pas parmi les grandes priorités IT de 2012, ce secteur n’en reste pas moins essentiel sur la partie réseaux. Comme d’ailleurs en 2011, bien que dans une moindre mesure encore une fois. Ils sont ainsi 66% de répondants à souhaiter accroître la sécurité de leur infrastructure réseaux (77% en 2011).
Si comme l’année dernière, l’accroissement des débits et la convergence sont au cœur de projets pour plus de 50% des répondants de l’enquête ZDNet.fr, ces domaines marquent le pas en 2012. Ils étaient en effet respectivement 68% et 65% à citer les débits et la convergence en 2011.
Malgré le retard pris dans les migrations vers IPv6, et la pénurie d’adresses IPv4, le passage à la dernière version du protocole IP ne progresse pas d’une année sur l’autre - même si c'est avant tout un chantier pour les hébergeurs et les opérateurs.

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Stockage : la quête de l’espace, toujours
Comme dans les autres domaines du SI, pour le stockage, les projets se concentrent sur un nombre réduit d’initiatives, tranchant avec l’année dernière, et même 2010. Ils sont ainsi 66% des répondants à faire de l’accroissement des capacités de stockage une priorité en 2012. Toutefois, sur ce point, les besoins augmentent naturellement d’une année sur l’autre.
Par ailleurs, ils étaient plus nombreux aussi bien en 2010 qu’en 2011 à faire des capacités de stockage un projet essentiel, avec respectivement 80% et 76%. Ce recul par rapport aux précédentes années peut s’expliquer par les investissements déjà réalisés, avec des entreprises qui ont alors suffisamment anticipé leurs besoins futurs.
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Application : du nomadisme et du collaboratif
Dans le domaine des applications métiers, la tendance observée ces dernières années se poursuit avec des projets portant en priorité sur les solutions de travail collaboratif (et/ou sur l’intégration des réseaux sociaux, qui se fait principalement au travers de la messagerie et la prise en compte de ces canaux par le marketing des entreprises).
Si la dernière enquête de l’Insee relevait un recours important à la bureautique Open Source dans les entreprises de moins de 250 salariés, le déploiement d’outils issus du libre apparaît moins important en 2012 (49% contre 55% en 2011). Mais cette tendance s’observe aussi pour les outils décisionnels et la Webconférence.
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Le Cloud, une priorité à relativiser
Si le Cloud Computing se classe cette année parmi les six principales priorités des décideurs IT – tout en restant loin dans l’ordre des priorités –, les projets de déploiement d’infrastructures Cloud ne font pas un bond en avant d’une année sur l’autre. Preuve sans doute que dans ce secteur, ce sont d’abord les logiciels en mode SaaS qui sont privilégiés, comme le soulignent d’ailleurs plusieurs études.
La mise en place d’un Cloud privé est ainsi envisagée par 39% des répondants, une proportion globalement stable par rapport à 2011 (40,2%). Cela confirme en outre la préférence des entreprises pour des infrastructures privées. Le Cloud public semble cependant gagner un peu de terrain (+5 points).
Ce développement mesuré des infrastructures Cloud s’explique en partie par des freins perçus toujours importants, en particulier en matière de sécurité et de confidentialité. C’est d’ailleurs le premier frein cité par les décideurs IT (70%), devant l’incompatibilité avec l’existant (45,3%) et le coût.
Quant aux prestataires privilégiés par les entreprises pour souscrire des offres Cloud, il s’agit, par ordre décroissant, des hébergeurs, des éditeurs de logiciels et des opérateurs. La DSI, comme maître d’œuvre de ces projets, n’apparait qu’à la 6e position, juste après les SSII – pas non plus considérées comme l’interlocuteur de référence.
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Mobilité : la sécurité surtout un projet pour les éditeurs de solutions ?
Surfant sur le BYOD et le développement des terminaux mobiles en entreprises, les éditeurs de produits de sécurité font de la protection du SI et des appareils une question essentielle. Mais si les entreprises ne négligent pas ce point, ce n’est cependant pas pour eux la priorité dans le secteur de la mobilité (54%), contrairement à 2011 (72%).
Cette tendance peut notamment s’expliquer sur le freinage amorcé dans l’ouverture du SI aux terminaux mobiles. En 2012, c’est un projet pour 49% des décideurs IT. C’est pratiquement 20 points de moins qu’il y a un an.
Cette année, les répondants semblent d’ailleurs privilégier l’équipement, en PC (56%) et en smartphone (54%), mais attention, pas dans des proportions supérieures à 2011 (68% et 54%). Des acquisitions de tablettes sont envisagées par 49% des répondants.
Priorités DSI 2012 : la rigueur l’emporte aussi dans les projets IT
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Green IT : clairement pas une priorité en 2012
Les DSI n’ont pas forcément la fibre écologique, pas par désintérêt mais parce ces projets pour être mis en œuvre doivent inévitablement s’accompagner de leviers financiers. Sans ROI point de salut pour le Green IT.
Néanmoins, en 2012, les projets dans ce secteur sont plus rares encore (aucun au-delà des 50% contrairement à l’année précédente). 49% des répondants font ainsi état de projets dans le domaine de la dématérialisation de documents (dont le Green est finalement d’abord un bénéfice collatéral ?), contre 70% en 2011. Viennent ensuite les initiatives pour réduire la consommation des postes (46%) et des serveurs (45%).
Priorités DSI 2012 : la rigueur l’emporte aussi dans les projets IT
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L’externalisation pas perçue comme source d’économies ?
Si 28% des entreprises annoncent qu’elles vont réduire leur budget IT en 2012, cela ne passera pas manifestement par un recours accru à l’externalisation – un domaine qui se classe dernier en termes de priorités IT.
Dans ce secteur du système d’information, qui tient plus de la gouvernance que du choix technologique, c’est sans surprise le développement logiciel et la TMA qui sont le plus externalisés. A noter, la croissance enregistrée dans la gestion de parc que 29% des répondants envisagent donc d’externaliser, contre 24% un an plus tôt.

mercredi 28 mars 2012

Priorités DSI 2012 : la rigueur l’emporte aussi dans les projets IT

A lire sur :  http://www.zdnet.fr/actualites/priorites-dsi-2012-la-rigueur-l-emporte-aussi-dans-les-projets-it-39769905.htm#xtor=EPR-100


Décisions IT - Avec 38% des décideurs informatiques interrogés par ZDNet.fr prévoyant un budget IT stable et 28% en baisse sur un an, c’est la prudence qui semble être privilégiée en 2012 en matière de projets informatiques. Les projets sont ainsi très resserrés sur quelques domaines, en priorité dans les secteurs du poste de travail et des serveurs.
Priorités DSI 2012 : la rigueur l’emporte aussi dans les projets IT
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Une hausse de budget pour 33% des DSI
C’est une des tendances constatées par les principaux cabinets : 2012 sera vraisemblablement une année de rigueur budgétaire dans le secteur de l’IT. Cette perspective, et la prudence des DSI, se confirme puisque pour 38% des 247 référents informatiques interrogés par ZDNet.fr, les budgets seront stables par rapport à 2011.
Ils sont en outre 20% à annoncer des budgets en baisse de plus de 5%, soit bien plus que la part des répondants prévoyant au contraire de bénéficier en 2012 d’une hausse supérieure à 5%. Cette tendance à la stabilité des budgets ne débouchera toutefois pas nécessairement sur des gels de projets, mais certainement par des reports et de nouvelles priorités, notamment la recherche d’économies ou un œil plus aiguisé sur les ROI.
Les questions soumises à 247 répondants étaient à choix multiples, ce qui explique que la somme des résultats dépasse les 100% sur la majorité des slides

mardi 27 mars 2012

Le SaaS, un marché à 14,5 milliards de dollars en 2012

A lire sur :  http://www.zdnet.fr/actualites/le-saas-un-marche-a-145-milliards-de-dollars-en-2012-39770058.htm


Le SaaS, un marché à 14,5 milliards de dollars en 2012Business - Entre 2011 et 2012, les revenus issus du logiciel en mode SaaS devraient progresser de 17,9% selon Gartner, pour atteindre un total au niveau mondial de 14,5 milliards de dollars. En 2015, le SaaS pourrait ainsi représenter 22,1 milliards de dollars.
Les analystes tablent en moyenne sur une croissance de 1% du marché des logiciels en 2012. Dans ce contexte, le logiciel hébergé ou SaaS fait clairement office d’exception avec un rythme de croissance annuelle à deux chiffres.
Pour cette année, Gartner estime que les solutions SaaS devraient dégager 14,5 milliards de dollars de chiffres d’affaires. Si ces prévisions se confirment, cela représentera une croissance sur un an de 17,9% (12,3 milliards de CA en 2011).
SaaS : 3,2 milliards de dollars en Europe de l'ouest
En France, les revenus du SaaS (5,2% du chiffre d’affaires du secteur du logiciel) étaient de 521 millions d’euros en 2011 d’après IDC, en croissance d’environ 50%. En 2012, cette croissance est attendue comme forte, une fois encore.
Et au niveau mondial, Gartner estime également que la hausse du secteur va se poursuivre à un rythme intense. En  2015, le cabinet prévoit ainsi que le marché du SaaS pèsera 22,1 milliards de dollars. 
C’est en Amérique du Nord que l’adoption des logiciels hébergés est la plus forte. Les revenus issus du SaaS sont évalués à 9,1 milliards de dollars pour 2012 (7,8 milliards en 2011). En Europe de l’ouest, le chiffre d’affaires du SaaS est attendu à 3,2 milliards de dollars, contre 2,7 en 2011.

dimanche 11 mars 2012

Conjoncture : 2012, une année difficile pour l’IT et la récession pour le conseil


Conjoncture : 2012, une année difficile pour l’IT et la récession pour le conseilChiffres - Si globalement le marché français des services et logiciels devrait enregistrer en 2012 une légère croissance de 0,9% ( +2,1% pour Europe de l’ouest), le cabinet PAC table bien sur une récession pour le conseil IT. Seule l'externalisation permet de sauver les apparences.
Pas de récession pour le marché des logiciels et services IT en 2012, dans son ensemble. C’est la prévision du cabinet français PAC. Pour cette année, PAC table ainsi sur une croissance de 0,9%, contre 3,2% en 2011.
Ce seul indicateur global pourrait laisser croire que PAC rejoint les prévisions de tendance d’IDC (+1,2%) et du patronat de Syntec Numérique (+1%). Pas vraiment si on tient compte de la répartition de cette croissance entre les activités de ce marché des logiciels et services en France.
Fébrilité dans les budgets des DSI
Pour les logiciels, le cabinet prévoit en 2012 une hausse de 1% (1,2% pour Syntec Numérique et 1,6% pour IDC). En revanche, c’est bien une récession qui est attendue par PAC dans le domaine du conseil IT (-1,4%) et des services d’intégration (-0,9%).

« Depuis la fin du dernier trimestre 2011, nous constatons une fébrilité dans la construction des budgets des DSI. La grande différence avec l'année passée est que les DSI ne sont pas surpris par l'ampleur de la crise qui les avait amenés à couper de manière un peu hâtive » analyse ainsi Arnold Aumasson, senior vice-président de PAC.
De leur côté, IDC et Syntec Numérique étaient plus optimistes. IDC, qui rédige les notes de conjoncture de la fédération patronale, a annoncé en février que les services IT devraient enregistrer +1,1% de croissance cette année.
La croissance de l'outsourcing cache les problèmes du conseil 
Quelques mois plus tôt, Syntec Numérique lui estimait la croissance du conseil et des services en 2012 à +0,9%, et à +1,1% pour le conseil en technologies. C’est en réalité l’outsourcing (infogérance, TMA, BPO...) qui devrait atténuer la récession du marché global du conseil & services IT en 2012, soit souvent des activités traitées en offshore (hors France), avec donc de possibles conséquences pour l'emploi des informaticiens français.

Cette année, PAC prévoit ainsi une croissance de 4,1% dans l’outsourcing – une prévision « très légèrement revue à la baisse. » « Les DSI sont amenés à infogérer de plus en plus, surtout au niveau des infrastructures dont l’exploitation demande un budget considérable si elles ne sont pas externalisées » ajoute Franck Nassah de PAC.
L’incertitude économique et les besoins d'économies ne sont pas spécifiques à la France. Néanmoins d’après le cabinet, le marché français tirera moins bien son épingle du jeu que nos voisins européens. C'est en effet une croissance de 2,1% du secteur des logiciels et services qui est attendue en 2012 en Europe de l’ouest, contre seulement 0,9% en France.

http://www.zdnet.fr/actualites/conjoncture-2012-une-annee-difficile-pour-l-it-et-la-recession-pour-le-conseil-39769490.htm#xtor=EPR-100

jeudi 19 janvier 2012

DSI : des budgets en baisse en 2012


DSI : des budgets en baisse en 2012Chiffres - En Europe, les budgets informatiques seront en moyenne en baisse de 0,7% selon Gartner. Les DSI devraient en 2012 se consacrer, en priorité, à la BI, aux technologies mobiles, au Cloud et au collaboratif.
La tendance à une certaine rigueur budgétaire était attendue. Elle est confirmée par Gartner qui s’appuie sur une étude réalisée auprès de 2.335 DSI, représentant un budget IT global de 321 milliards de dollars.
Selon le cabinet, au niveau mondial, la hausse des budgets informatiques sera de l’ordre de 0,5%. Mais pour les DSI des entreprises basées en Amérique du Nord et en Europe, c’est la baisse qui prévaudra en 2012, avec respectivement -0,6% et -0,7%.
Des coupes moins sévères qu'en 2009
C’est donc le scénario de 2009 qui se répète en 2012, 2009, autre épisode de la crise mondiale qui s’était traduit pour 46% des DSI interrogés par une diminution de budget de 7,4% en moyenne.
Toutefois, Gartner rappelait en novembre dernier que les entreprises européennes avaient déjà commencé à se serrer la ceinture. Les analystes estiment en outre que cette rigueur se traduira par des choix bien identifiés en matière de projets IT.
Gartner classe ainsi le décisionnel, la mobilité, le Cloud (SaaS, IaaS et PaaS) et le collaboratif au rang des priorités technologiques des entreprises. Des priorités à mettre en parallèle avec les priorités « business » : augmenter la croissance de l'entreprise, attitrer et fidéliser de nouveaux clients, réduire les coûts et créer de nouveaux produits et services.



http://www.zdnet.fr/actualites/dsi-des-budgets-en-baisse-en-2012-39767623.htm#xtor=EPR-100

lundi 21 novembre 2011

Emploi IT : une bataille des chiffres entre le Syntec et le Munci qui n’est pas anodine


Emploi IT : une bataille des chiffres entre le Syntec et le Munci qui n’est pas anodineDébat - Chômage dans la profession, nombre d’informaticiens en France, tension ou non des métiers du numérique, hégémonie patronale… Syntec Numérique et Munci, une association d’informaticiens, s’affrontent sur les chiffres. La question centrale : le lobbying en faveur du numérique autorise-t-il tout ?
Volonté de lobbying et échéances électorales poussent les acteurs du numérique à multiplier les contacts et les initiatives en direction des dirigeants politiques – et réciproquement. En France, Syntec Numérique entend ainsi mobiliser autour de son leadership.
Pour défendre ses métiers et les intérêts de ses membres, le syndicat patronal soigne donc particulièrement son image, insistant notamment sur le poids économique des entreprises du secteur.
Un taux de chômage qui a son importance
Pour cela, il s’appuie notamment sur plusieurs chiffres, qu’il défend ardemment face aux contestations, en particulier de la part du Munci, une association d’informaticiens. Le président de Syntec Numérique, Guy Manou-Mani, a défendu ces chiffres à l’occasion de sa conférence du 17 novembre sur la conjoncture 2011-2012.
« Nous serons particulièrement scrupuleux sur la donnée des chiffres. Et chaque fois, nous reprenons les chiffres de l’Apec en direct, sans aucun changement ou arrangement » jure-t-il avant d’annoncer un taux de chômage des informaticiens basé sur une estimation de 700.000 à 800.000 emplois.
« 24.000 [Ndlr : il y avait 25.900 chômeurs de catégorie A en septembre] sur 800.000, cela fait 3% de chômage. C’est un chiffre incontestable et qui n’est pas donné par nous pour je ne sais quelle idée » calcule ainsi le président de Syntec Numérique. Problème, comme le relève notamment le Munci, d’ailleurs directement pointé du doigt durant la conférence, cette donnée est bien erronée.
Elle n’est en tout cas pas le fruit d’une comptabilisation de l’Apec. Car selon le Munci, qui se réfère à des études de l’Apec, pour l’agence « il y aurait environ 391.000 salariés (cadres et non cadres) exerçant en France une fonction dans l’informatique. » Au 2eme trimestre 2011, l’Insee dénombrait 533.000 informaticiens salariés et demandeurs d’emploi.
"Exagérer les difficultés de recrutement", levier économique des SSII
Avec une base de 800.000 informaticiens, le taux de chômage est donc totalement différent qu’avec 533.000 (3,3% au lieu de 4,8%). Si Syntec Numérique se défend de toute volonté d’instrumentaliser les chiffres (les libertés prises avec les chiffres de la filière nucléaire française démontrent que l’exercice n’est pas exempt d’arrières pensées), le Munci se pose là encore en contradicteur.
« Exagérer les “difficultés de recrutement” a toujours été un moyen pour les SSII de légitimer davantage le recours à l’offshore et à l’immigration économique depuis les pays à bas coûts… souvent synonymes de dumping social, réduction des coûts oblige ! Autre intérêt : bénéficier des fonds publics (pôle-emploi et collectivités territoriales) pour former, souvent à la va-vite, des non-informaticiens à nos métiers » pointe l’association.
« Toute les entreprises souffrent d’une tension » a d’ailleurs clamé Guy Manou-Mani. « C’est un mauvais combat, un très mauvais combat, pour ces associations pseudo-syndicales qui contestent ces chiffres parce qu’elles nous empêchent de faire pression sur les pouvoirs publics pour améliorer le nombre d’ingénieurs, pour encourager le public à choisir ces professions » ajoute-t-il.
Les contestations sont un mauvais-combat selon Syntec Numérique
En clair, la contestation pénaliserait le secteur et ses métiers. Régis Granarolo, président du Munci, reconnaît que les critiques dont l’association fait l’objet de la part du Syntec Numérique sont de « bonne guerre », mais conteste avoir une attitude « contre productive. »
« Ce n’est pas en communiquant des chiffres erronés et en donnant des repères qui ne sont pas les bons que nous serons pris au sérieux. Au contraire, pour gagner en crédibilité auprès des politiques, il est indispensable d’être capable de fournir des chiffres fiables. »
Fiabilité qui ferait d’ailleurs aussi défaut à un autre chiffre avancé par Syntec Numérique pour dénoncer la circulaire Guéant sur les jeunes diplômés étrangers. « Malgré nos efforts, cette circulaire est sortie et a pénalisé 6.000 jeunes étrangers en situation régulière, qui ont fait des études dans nos grandes écoles » dénonçait Guy Manou-Mani.
Questionné, à plusieurs reprises, Syntec Numérique assure que ces 6.000 diplômés concernent la seule filière du numérique. Le Munci, favorable à un maintien sous conditions de la circulaire Guéant, juge le chiffre de 6.000 diplômés étrangers « totalement extravagant »
"Nous représentons toute la profession". Non répondent Munci et Cicf
Selon le Collectif du 31 Mai, cité par l’AFP, toutes filières confondues (grandes écoles ou non), ces étudiants étrangers concernés seraient 10.000. Outre le gouvernement et l’application stricte de la circulaire, Syntec Numérique désigne un autre responsable à la situation des étudiants étrangers.
« Comme certaines personnes dans nos métiers continuent à dire qu’il y a du chômage, les métiers du numérique n’ont pas été considérés comme sous tension. Depuis le 17 août, les préfectures considèrent que les candidats étrangers à des métiers dans le numérique, n’étant plus sur la liste des métiers sous tension, elles n’ont plus à accorder de permis de travail » argue Eric Tirlemont, co-président de la commission marchés-tendances.
Attaqué sur l’hégémonie du Syntec, Guy Manou-Mani répond « que c’est plutôt dans l’intérêt général de l’industrie du numérique (…) Nous représentons toute la profession. Et vous avez le Munci (…) qui fait son fond de commerce sur la contestation de nos chiffres. Je dis qu’il travaille contre l’intérêt de toute la profession et surtout de nos salariés. »
« Nous sommes en démocratie et que les associations y ont un rôle important à jouer, y compris les associations professionnelles comme la notre » rétorque le Munci, qui s’est rapproché du CICF Informatiques pour faire entendre les revendications des indépendants et TPE de l’IT, non représentés selon eux par Syntec Numérique.
« Ces entreprises pâtissent par ailleurs d’une intermédiation exagérée [Ndlr : sous-traitance en cascade opérée par les grandes SSII] et d’un déréférencement auprès des grands comptes » déclarait ainsi récemment Marie Prat, présidente de la CICF Informatique.

jeudi 15 septembre 2011

Les entreprises IT promettent des augmentations de salaire en 2011

Les entreprises IT promettent des augmentations de salaire en 2011Chiffres - 83% des sociétés du secteur informatique annoncent qu’elles augmenteront cette année tout ou partie de leurs cadres. En 2010, elles étaient 70% à promette des augmentations. Mais seuls 42% des cadres déclarent avoir bénéficié d’une augmentation.

En 2010, les entreprises du secteur informatique ont accepté de desserrer les cordons de la bourse. Du moins par rapport à 2009, année de crise durant laquelle elles ont été parmi les plus strictes en matière d’augmentation selon l’Apec.

Globalement, tous secteurs confondus, 48% des cadres déclarent avoir été augmentés (individuellement ou collectivement) en 2010, contre 39% en 2009. Dans l’informatique, 45% des cadres témoignent d’une augmentation. Un an plus tôt, cette part n’était que de 34%.

La mobilité externe, la meilleure solution pour une augmentation

Néanmoins, en 2010, pour 51% des cadres de l’informatique, la règle a été celle du statu quo en matière de rémunération. De même, malgré un redémarrage de l’activité en 2010, le niveau des augmentations est resté très proche de celui de 2009.

La médiane des augmentations est de 5%, tous secteurs confondus. Mais la fourchette est très large, allant de 1,7% à 17%. Autre constat : deux paramètres majeurs influent sur la nature de l’augmentation : l’âge et le type de mobilité (interne avec ou sans promotion ou externe).

Ainsi en cas de mobilité interne, la valeur médiane des augmentations est de 5% - même si cette augmentation est plus facilement accordée aux jeunes cadres. En mobilité externe, elle est en revanche de 12%.

En mobilité interne, une promotion – quand elle n’est pas imposée par l’employeur – est presque toujours accompagnée d’une augmentation de la rémunération brute (82%). Là encore, l’âge aura un impact direct. Un cadre promu de moins de 30 ans bénéficie dans 90% des cas d’une augmentation.

Moins de hausse de salaire avec l'âge

Si cette promotion concerne un cadre de 50 ans et plus, celle-ci ne sera associée à une augmentation du salaire que dans 65% des cas. Quant au type d’augmentation appliqué dans l’informatique, il s’agit à 98% de hausses individuelles.

C’est dans l’IT que les augmentations individuelles sont les plus courantes. Les hausses collectives sont en revanche peu répandues. Autre constat fait par l’Apec : des divergences de perception existent entre l’entreprise et les salariés.

89% des entreprises de l’informatique déclarent par exemple avoir versé des augmentations à tout ou partie de leurs cadres. Dans le même temps, ils sont 42% de ces cadres a indiqué avoir été effectivement augmentés.

Politique de rémunération : la mauvaise foi des employeurs

L’Apec relève par ailleurs une spécificité – qui pourrait traduire une certaine hypocrisie des départements RH des sociétés de l’IT, ou une profonde incompréhension. « Les divergences d’opinion sont particulièrement sensibles dans les activités informatiques, secteur qui présente à la fois l’opinion des entreprises la plus favorable et celles des cadres la plus défavorable. »

Au sujet de la politique de rémunération, c’est dans l’informatique que les employeurs jugent leur communication dans ce domaine la plus favorablement (78%). Les salariés ont une toute autre perception. C’est dans ce même secteur que la satisfaction est la plus réduite (16%).

Pas sûr donc, compte tenu de la satisfaction affichée par les directions, que la ligne en matière de politique de rémunération évolue en 2011. Les augmentations, elles, devraient être au rendez-vous selon l’Apec, même s’il est difficile d’évaluer la part des cadres qui en bénéficieront.

Pour cette année, « 83 % des entreprises indiquent qu’elles ont ou qu’elles vont distribuer des augmentations dans l’année, soit 12 points de plus que l’an passé à la même période. » Quant à l’enveloppe des hausses de salaires, elle devrait être inchangée (par rapport à 2010) pour 41% des entreprises – et plus élevée pour 23% d’entre elles.

Voir aussi notre diaporama
Rémunération : les salaires de six grands métiers informatiques



http://www.zdnet.fr/actualites/les-entreprises-it-promettent-des-augmentations-de-salaire-en-2011-39763905.htm#xtor=EPR-100