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jeudi 4 octobre 2012

Patrick Pailloux (Anssi) enjoint les RSSI à dire «non»

A lire sur:  http://www.lemagit.fr/technologie/securite-technologie/2012/10/03/patrick-pailloux-anssi-enjoint-les-rssi-a-dire-non/?utm_source=essentielIT&utm_medium=email&utm_content=new&utm_campaign=20121004&xtor=ES-6

Le 3 octobre 2012 (16:07) - par Valéry Marchive

Le directeur général de l’Agence Nationale de la sécurité des systèmes d’information est intervenu en ouverture de la 12ème édition des Assises de la Sécurité, qui se déroule actuellement à Monaco, pour enjoindre les responsables de la sécurité du SI à apprendre à dire «non» à la consumérisation de leur environnement. Un «non» qui doit, reconnaît-il, venir du sommet de la hiérarchie.
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Encore une fois, le ton risque de paraître «professoral», voire «un peu agressif ». Patrick Pailloux, directeur général de l’Agence Nationale de la sécurité des systèmes d’information (Anssi), répond avec humour aux critiques dont son discours, en clôture de la précédente édition des Assises de la Sécurité, a pu faire l’objet. Mais c’est pour tenter de mieux faire passer un message qui commence par un rappel du précédent : «l’an dernier, j’étais intervenu sur le thème de l’hygiène informatique, avec un retour aux bases. [...] J’aimerais vous dire que tout le monde s’y est mis mais vous ne me croiriez pas et vous auriez raison.» Toutefois, des entreprises «ont mis en place un plan d’action concret pour améliorer leur situation. C’est sans doute l’arbre qui cache la forêt, mais c’est le début d’un succès ». Un succès qu’il n’est pas question de laisser passer. Pour Patrick Pailloux, de nombreux responsables d’entreprises se sentent «désarmés» face au besoin de sécuriser leur système d’information. Alors pour les aider sur le chemin de «l’hygiène» dont il faisait la promotion un an plus tôt, le directeur général de l’Anssi propose désormais un guide «de 40 règles, en 13 étapes, pour assainir le SI ». Des règles qui se veulent «très concrètes, très pratiques et qui doivent être appliquées systématiquement ». Pour lui, avec ce document, «plus personne n’aura d’excuse ». Jouant l’humilité, Patrick Pailloux présente toutefois ce «précis» de sécurité informatique comme une «version V.0» et lance un appel à commentaires «constructifs» pour une période de un mois au bout de laquelle la version «officielle» du document sera mise en ligne. Celui-ci n’a toutefois pas la prétention de garantir contre les attaques; il s’agit juste d’améliorer les «résiliences» des systèmes face aux attaques. Et surtout de répondre à ceux qui disent : «c’est trop difficile, trop compliqué; on ne sait pas quoi faire.» Armé de ce guide, selon l’Anssi, ils devraient savoir quoi faire.
Dire «non» aux utilisateurs
Un brin provocateur, comme à son habitude, le patron de l’agence s’est attaqué à un autre point de difficulté : les utilisateurs et leurs envies d’iPad, de services Cloud, etc. Et de s’interroger sur les raisons pour lesquelles on accepte, en tant qu’utilisateur, dans le monde physique, des contraintes et des règles alors qu’il n’en faudrait pas dans le monde de l’immatériel. Sans verser dans la «philosophie», il estime que «si l’on ne change pas les comportements, on n’arrivera pas à grand chose ». Ou bien à une situation qui ne lui inspire pas grand chose de positif. Bref, pour lui, dans l’immatériel comme dans le monde physique, «il y a des règles et des contraintes; ceux qui ne les respectent pas finissent par être sanctionnés d’une manière ou d’une autre ».
Réfutant toute tentative de lutte contre une technologie ou une autre – «une bagarre perdue d’avance» -, il estime toutefois qu’il «faut entrer en résistance contre la liberté totale dans l’usage des technologies de l’information ». Pour lui, donc, «la sécurité, c’est aussi avoir le courage de dire non ». Un discours qui a laissé quelques membres de l’audience un brin sceptiques – «qui a le pouvoir de dire non aux VIP ?», a demandé, applaudi, un intervenant. Mais pour Patrick Pailloux, c’est d’abord «au patron de l’entreprise de dire non et d’assumer les règles [...] il y a une chose qui ne se délègue pas, c’est l’exemplarité ».

lundi 11 juin 2012

Les distributeurs désireux d'investir dans les technologies

A lire sur:  http://www.atelier.net/trends/articles/distributeurs-desireux-investir-technologies

Par L'Atelier - Paris 07 juin 2012 Cliente utilisant son smartphone dans un supermarché
Le secteur de la grande distribution a pour projet en 2012 d'investir dans des outils d'analyse des données et des solutions liées au mobile et au web. Le but : améliorer et affiner la relation client.
La crise ne semble pas avoir beaucoup ébranlé le secteur de la grande distribution en 2011 puisque la trésorerie, les revenus et les effectifs seraient en hausse comparé à 2010, selon un rapport KPMG sur le secteur. En effet, 77% des dirigeants du secteur interrogés* déclarent que leur trésorerie est supérieure à celle de l'année précédente. Et si un retour à une stabilité économique n'est pas entrevu avant 2014 par 61% des répondants, le secteur ne peut pas attendre et souhaite alimenter la croissance en investissant dans des domaines clés tels que la technologie. En effet, 51% souhaitent même diriger prioritairement leurs investissements vers les TIC, notamment l'analyse de données et les canaux de marketing numériques. 



Investir sur l'Internet et le mobile, clés de succès

Ainsi 58% des dirigeants dans la grande distribution comptent augmenter leurs financements en général. Les investissements à destination des technologies devanceraient ceux vers les nouveaux produits et services (43%), l'expansion géographique avec l'ouverture de nouveaux magasins (33%), ou la publicité et le marketing (24%). Parmi les technologies ayant le plus d'impact sur les ventes, les dirigeants en indiquent trois principales : le e-commerce (59%), les réseaux sociaux (58%) et les campagnes d'emailing (49%). Pourtant, ils ne souhaitent pas ignorer les effets bénéfiques qu'apporterait le mobile sur leur chiffre d'affaires, notamment le shopping mobile pour 36% d'entre eux, les promotions mobiles pour 28% et le paiement mobile pour 21%. 



Des données à exploiter

Mais que ce soit sur le mobile ou l'Internet, les résultats du rapport pointent également le rôle stratégique des technologies. Notamment car elles permettraient de recueillir des données qui une fois analysées joueraient un rôle dans la prise de décision. Ainsi les acteurs de la distribution pourraient mieux interagir avec leurs consommateurs, mais surtout révéler des informations sur de nouveaux marchés et de nouvelles stratégies pour générer de la rentabilité. 



*Sondage réalisé auprès de 107 dirigeants senior du secteur de la grande distribution dans son rapport Retail Industry Outlook Survey 2012

mardi 27 septembre 2011

DSI et directions métiers peinent toujours à se comprendre

par Christophe Auffray, ZDNet France. Publié le lundi 26 septembre 2011

DSI et directions métiers peinent toujours à se comprendreAnalyse - Si DSI et directions métiers semblent s’accorder sur la contribution de l’IT à l’entreprise, une analyse plus fine met en exergue de profondes divergences sur les questions de la qualité de service, de la compréhension des besoins métiers et même les priorités de l’informatique.

La direction financière est une des grandes fonctions de l’entreprise avec laquelle les DSI doivent désormais impérativement composer selon une étude de Gartner. Une influence qui explique certainement en partie l’exigence vis-à-vis de la DSI en faveur de la réduction des coûts.

D’après un livre blanc d’IDC (commandé par Microsoft), favoriser la réduction des coûts est la deuxième priorité des DSI en termes d’importance – après le renforcement de l’efficacité du SI pour l’activité de l’entreprise.

Les métiers attendent d'abord de la flexibilité et de la réactivité

DSI comme DAF partagent ces engagements financiers. En revanche, comme le soulignait l’étude de Gartner et de la Financial Executives Research Foundation (FERF), la divergence est totale sur la contribution de l’IT.

IDC constate également des divergences entre les directions métiers et la direction des systèmes d’information. La DSI est ainsi considérée comme trop technophile, estimant comme moins prioritaires la flexibilité et la réactivité face aux besoins, mais aussi le fait de « favoriser la mise en œuvre de nouveaux services ou de business model par les directions métiers. »


Si « d’importantes » réflexions ont été lancées (comités de réflexion mixtes, catalogue de services, engagement de qualité de service…) afin de remédier à cette lacune, le compte n’y est pas, encore.

IDC évoque ainsi le « paradoxe de la notion de services ». Si après les chantiers techniques de consolidation et de standardisation, la DSI s’est engagée dans une « approche orientée centre de services », les résultats ne sont toutefois pas toujours tangibles.

Les DSI surévaluent-ils le niveau de satisfaction ?

Entre la DSI et les métiers, les écarts de perception en matière de satisfaction sont eux en revanche bien palpables. Près de 60% des DSI interrogés considèrent que la satisfaction est au rendez-vous concernant le niveau de la qualité de service.


Ils sont moins de 40% dans les directions métiers à partager ce sentiment. Et l’écart est tout aussi conséquent quand il s’agit d’évaluer la capacité de la DSI à appréhender les demandes métiers. Bien que prudents, ils sont néanmoins environ 50% à la DSI à considérer satisfaire ces attentes.

Les directions métiers répondent clairement non avec un niveau de satisfaction de seulement 20%. Pour le respect des délais et la réactivité, les métiers affichent là encore leur insatisfaction. Du côté des DSI, ce n’est toutefois pas l’aveuglement qui prévaut puisqu’ils évaluent la satisfaction à respectivement 20 et 30%.

IDC avance une explication à cet état de fait : « cette transformation [Ndlr : l'approche orientée services] n'est pas encore terminée que de nouvelles attentes ont vu le jour, faisant parfois naître de nouvelles insatisfactions. »

Aligner besoins métiers et réponses IT exige donc du temps. En termes de processus de gestion des échanges DSI – directions, c’est l’engagement de qualité de services qui s’impose à ce stade (67% des DSI).

La qualité de service mesurée d'abord par des indicateurs techniques

Néanmoins, la qualité de services ne se décrète pas. Elle repose sur des indicateurs qui doivent être compris des métiers. Or selon IDC, la différence de perception sur ces indicateurs est très significative – et découle notamment de « l'existence de différences culturelles importantes ».

61% des DSI estiment que la qualité de services repose sur des indicateurs de performance technique – contre seulement 23% pour les directions métiers. Pour les métiers, les principaux indicateurs sont ceux mesurant la réactivité de la DSI.

DSI et métiers interagissent également par le biais de catalogue de services (45% des DSI interrogés) et de la refacturation des coûts informatiques (54%). Mais là aussi les écarts de perception font tâche.


Les catalogues de services ? « Seulement 22% des directions fonctionnelles indiquent les connaître ». La refacturation ? Elle est encore en chantier, et se heurte à la fois à « une visibilité réduite sur la structure même » des coûts et à sa prise en compte par les métiers. Si les DSI défendent globalement les bénéfices de la refacturation, du côté des métiers c’est le rejet. Un constant prévisible ?