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lundi 18 juin 2012

L'innovation viendra de la combinaison des solutions existantes

A lire sur:  http://www.atelier.net/trends/articles/innovation-viendra-de-combinaison-solutions-existantes

Par L'Atelier - Paris 18 juin 2012 Puzzle
Si ces dernières années, de nombreuses technologies sont venues bouleverser le secteur, ce ne sera pas le cas pour les dix prochaines années. En revanche, c'est la combinaison des technologies existantes qui feront naître tendances et usages. 
En quelques années, le secteur du numérique et des technologies a vu apparaître de nombreuses innovations. Ce qui ne sera pas le cas pour les cinq ou dix années à venir, comme le montre le rapport Next Generation Mobile Device d'Idate issu d'entretiens avec les différents acteurs du secteur des appareils mobiles. Selon ce dernier, l'évolution technologique des appareils mobiles tels que le smartphone ne devrait ainsi pas connaître de changement drastique sur cette période. Comme l'explique à L'Atelier Basile Carle, auteur du rapport et device expert à l'Idate : "Les facteurs de forme des terminaux mobiles resteront à peu près les mêmes et ni la taille de l'écran, ni la durée de vie de la batterie ne changeront sensiblement. D'ailleurs, il en va de même pour les fonctions". Ce qui ne signifie pas non plus qu'il n'y aura pas d'évolution, mais qu'elles sont déjà en cours. C'est le cas, par exemple, de la réalité augmentée qui sera "un soutien à l'internet des objets ou à la localisation indoor", explique Basile Carle. Mais selon lui, la véritable tendance sera la complémentarité des technologies à travers l'interconnexion des objets.
 

Des technologies complémentaires

En effet, celui-ci affirme qu'aujourd'hui, "l'utilisation des réseaux sociaux est limitée en ligne, or, avec les terminaux mobiles, il y aura un rapport direct avec les objet, qui sera un rapport aux réseaux sociaux". Et d'ajouter, comme exemple, "un musée où l'on scannerait des tags et où il y aurait des informations supplémentaires en réalité augmentée ainsi que les commentaires d'autres visiteurs, moins dépendants du réseau que de l'objet en soi". En d'autre terme, c'est la combinaison de la réalité augmentée et des réseaux sociaux, qui pourtant existent déjà, qui seront à l'origine de nouveaux usages. Autre exemple de complémentarité, celle des réseaux. En effet, la 4G, qui va ajouter une nouvelle bande de fréquence aux appareils mobile, va poser la question de la capacité des appareils à la capter.
 

La nécessaire complémentarité des réseaux

Et donc, de l'évolution de ces appareils ou encore de l'internet illimité, et donc des questions relatives aux différentes offres commerciales. Une question qui ne pourra être réglée, selon Basile Carle, que grâce à "la complémentarité entre les réseaux fixes et mobiles d'un opérateur qui lui permettra de gérer la congestion de son réseau". Une nécessité, notamment puisque l'on se dirige vers un "smartphone de plus en plus positionné au centre d'un écosystème d'appareils et d'objets eux mêmes de plus en plus intelligents". A noter que l'Idate prévoit que les Smartphones compteront pour 58% des ventes totales en volume de mobiles en 2016 - 1,2 milliards de Smartphones seront venus en 2016, contre 471 millions en 2011. Notamment du fait du remplacement des mobiles fonctionnels par des smartphones à bas prix et aux fonctionnalités de base.

dimanche 17 juin 2012

"La mesure en elle-même est anecdotique, il faut lui donner un sens"

A lire sur:  http://www.atelier.net/trends/articles/mesure-meme-anecdotique-faut-lui-donner-un-sens

Par Mathilde Cristiani 14 juin 2012 discussion santé
Pour que l'automesure permette de véritablement en apprendre sur soi, il faut qu'elle devienne un écosystème dans lequel le fait d'enregistrer des mesures n'est qu'un maillon de la chaîne.
Entretien avec Candide Kemmler, PDG de Fluxtream.
L'Atelier : En apprend-on tant que ça sur soi en collectant des mesures physiologiques ou comportementales ?
Candide Kemmler : En fait, ce qui se passe actuellement est un indice vers une tendance lourde, mais qui va mettre du temps à se développer. Nous allons avoir de plus en plus d'informations sur nous, et nous devrions peu à peu voir se mettre en place des pratiques autour de ces données, des usages, des tendances. Mais pour parvenir à cela, il faudra le faire en combinant plusieurs sortes de données.
La simple mesure ne suffit pas pour comprendre ce qui se passe, il faut beaucoup de données, et la capacité de les visualiser, les combiner, les agréger. Il existe beaucoup d'appareils qui donnent des visions parcellaires. Pour que les outils fonctionnent, il faut combiner les informations et les agréger de manière complexe. Grâce à cela, beaucoup de gens ont trouvé des moyens pour comprendre comment ils fonctionnent, pour vivre plus en accord avec eux mêmes.
Les données que l'on recueille sur soi ne sont donc pas en elles-mêmes signifiantes ?
La mesure en elle-même est en effet anecdotique, et n'a pas beaucoup de sens. Il y a forcément un aspect gadget séduisant aux solutions de quantified self telles qu'elles sont proposées. Mais pour trouver un sens, il faut être guidé, en vrai ou via un suivi.
L'initiative de l'université de Carnegie Mellon, Body Track, avec laquelle nous travaillons, vise à mettre au point un outil qui "enquêtera" sur soi. Le système agrège et recombine plusieurs sources de données pour générer des synthèses et mettre à jour des corrélations auxquelles on aurait pas pensé. Pour mener à bien ce travail, il y a toute une phase qui dépasse les technologies. Le laboratoire organise ainsi des sessions de travail avec les participants pour leur apprendre à enquêter sur leur propre vie et à cerner ce dont ils ont réellement en quête.  Il aide donc les individus, leur apprend à se servir des outils, également.
Il faut donc mettre de l'humain dans ces mesures...
Tout à fait, d'autant que le Quantified Self touche à des choses intimes. Je suis organisateur des meet up liés à l'automesure à Bruxelles. Au début, cela rassemblait beaucoup de curieux, de geeks. Le problème était que nous n'allions nulle part. Depuis quelques rencontres, il y a moins de personnes, celles-ci commencent à parler d'elles-mêmes, à se livrer. Nous dépassons les outils, et commençons à toucher certaines choses.
Ce qui est intéressant dans la mesure, c'est la suspension du jugement. Il s'agit de prendre des données objectives et de s'interroger sur leur sens. Cela permet de se repositionner sur soi par rapport à ses propres hypothèses.


lundi 11 juin 2012

Les distributeurs désireux d'investir dans les technologies

A lire sur:  http://www.atelier.net/trends/articles/distributeurs-desireux-investir-technologies

Par L'Atelier - Paris 07 juin 2012 Cliente utilisant son smartphone dans un supermarché
Le secteur de la grande distribution a pour projet en 2012 d'investir dans des outils d'analyse des données et des solutions liées au mobile et au web. Le but : améliorer et affiner la relation client.
La crise ne semble pas avoir beaucoup ébranlé le secteur de la grande distribution en 2011 puisque la trésorerie, les revenus et les effectifs seraient en hausse comparé à 2010, selon un rapport KPMG sur le secteur. En effet, 77% des dirigeants du secteur interrogés* déclarent que leur trésorerie est supérieure à celle de l'année précédente. Et si un retour à une stabilité économique n'est pas entrevu avant 2014 par 61% des répondants, le secteur ne peut pas attendre et souhaite alimenter la croissance en investissant dans des domaines clés tels que la technologie. En effet, 51% souhaitent même diriger prioritairement leurs investissements vers les TIC, notamment l'analyse de données et les canaux de marketing numériques. 



Investir sur l'Internet et le mobile, clés de succès

Ainsi 58% des dirigeants dans la grande distribution comptent augmenter leurs financements en général. Les investissements à destination des technologies devanceraient ceux vers les nouveaux produits et services (43%), l'expansion géographique avec l'ouverture de nouveaux magasins (33%), ou la publicité et le marketing (24%). Parmi les technologies ayant le plus d'impact sur les ventes, les dirigeants en indiquent trois principales : le e-commerce (59%), les réseaux sociaux (58%) et les campagnes d'emailing (49%). Pourtant, ils ne souhaitent pas ignorer les effets bénéfiques qu'apporterait le mobile sur leur chiffre d'affaires, notamment le shopping mobile pour 36% d'entre eux, les promotions mobiles pour 28% et le paiement mobile pour 21%. 



Des données à exploiter

Mais que ce soit sur le mobile ou l'Internet, les résultats du rapport pointent également le rôle stratégique des technologies. Notamment car elles permettraient de recueillir des données qui une fois analysées joueraient un rôle dans la prise de décision. Ainsi les acteurs de la distribution pourraient mieux interagir avec leurs consommateurs, mais surtout révéler des informations sur de nouveaux marchés et de nouvelles stratégies pour générer de la rentabilité. 



*Sondage réalisé auprès de 107 dirigeants senior du secteur de la grande distribution dans son rapport Retail Industry Outlook Survey 2012

mardi 10 avril 2012

Les entreprises doivent définitivement intégrer le mobile à leur stratégie

A lire sur:  http://www.atelier.net/trends/articles/entreprises-doivent-definitivement-integrer-mobile-strategie

Par L'Atelier - Paris 10 avril 2012 Application mobile


Proposer à ses clients l'ensemble de son environnement jusque là décliné sur le web au format mobile permet de mieux répondre à leurs attentes. Mais il ne suffit pas de déployer pléthore d'applications pour que cela fonctionne.
Passer d'un système orienté web vers un autre tourné vers le mobile devient un impératif business pour les entreprises. En effet, doter ses salariés de solutions dédiées, mais aussi créer des applications à destination de ses clients permet de s'adapter aux usages de ces derniers, toujours plus exigeants, et de leur répondre plus efficacement, juge Jitendra Maan, consultant chez Tata Consultancy Services, et qui vient de publier un rapport sur le sujet. Parmi les avantages générés, il note que généraliser les solutions mobiles agirait comme un facteur clé pour aider les clients à réduire les coûts opérationnels, améliorer le service client ainsi que la visibilité et la réactivité grâce à une meilleure gestion des données en temps réel. Et ne pas le faire ferait porter le risque à l'entreprise d'amoindrir l'efficacité opérationnelle de ses salariés et à terme de moins élargir sa portée mondiale. Du coup, le chercheur propose des pistes pour mettre en place une stratégie permettant de faire du mobile un atout pour les compagnies.

Flexibilité et adaptabilité

En premier lieu, il rappelle l'importance du fait que les applications d'entreprises doivent prendre en compte les habitudes des clients sur les plates-formes mobiles et sélectionner les plus adaptées à leurs cibles. Sachant que chaque plate-forme est spécifique, il faut donc prendre en compte la nature particulière de chacune lors du développement d'une application. Toutefois, il faut garder une cohérence par rapport au réseau existant. En effet, le but n'est pas la multiplication des plates-formes. Il est conseillé de se baser le plus possible sur l'infrastructure orientée web existante, selon lui.

Sphère publique/sphère privée

Une fois développée, il est important de tester l'application sur les périphériques réels, avec de vrais clients, en situations réelles. Ainsi, le canal mobile aiderait à améliorer la collaboration entre salariés et clients, le partage d'information, la productivité et la rentabilité de l'entreprise. Néanmoins, le travail mobile peut engendrer des risques au niveau de la protection des données. En effet, l'entreprise va au-delà de la sphère privée. Elle se déplace vers la sphère publique et serait plus exposée à une faille de sécurité. Cette composante doit être prise en compte dans le développement multi plates-formes.