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mardi 17 avril 2012

Quel avenir pour les applications mobiles : paroles croisées de développeurs

A lire sur:  http://www.businessmobile.fr/actualites/quel-avenir-pour-les-applications-mobiles-paroles-croisees-de-developpeurs-39770824.htm#xtor=EPR-100


Débat - Plates-formes mobiles, m-commerce, publicité, essor d'HTML 5 : Christophe Léon patron de Pure Agency et Adrien Dassault, d'Heliceum évoquent pour BusinessMobile.fr leurs visions du marché et ses perspectives.
En quelques années, les applications mobiles ont crée tout un écosystème, une manne qui alimente différents acteurs avec les applis en elle même mais aussi la publicité et le m-commerce qui y sont associés.
Pour autant, rien n'est établi et les choses évoluent très vite. Impossible de se reposer sur ses lauriers, il faut sans cesse anticiper pour ne pas disparaître. Les évolutions techniques, les nouvelles plates-formes mobiles associées aux nouveaux leviers de revenus font que le modèle des applications mobiles est aujourd'hui à la croisée des chemins.
Nous avons donc décidé d'interroger deux spécialistes du secteur, deux regards assez différents puisque évoluant dans des structures de taille très différentes. Christophe Léon, p-dg de Pure Agency, créée en 2009, qui figure parmi les leaders des agences mobiles en France avec une approche à 360 degrés et des clients de renom comme TF1, l'Oréal...
Adrien Dassault dirige de son côté Heliceum, jeune start-up fondée il y a moins d'un an, qui développe des applications mobiles pour son compte dont Fakers (création de fausses unes de journaux) déjà téléchargé à 500 000 exemplaires.
Premier constat de taille, les annonceurs sont désormais sortis de la phase du 'test&learn' en matière de mobile. Les stratégies s'affinent et les entreprises se dotent de ressources dédiées. Pour faire simple, il y a beaucoup plus de maturité qu'il y a un an.
Mâturité
"Pour certains annonceurs comme les e-marchands, il y a une vraie volonté d'industrialisation car 7 à 10% de leur trafic vient du mobile et 3 à 12% de leurs revenus aussi. Il y a une demande de produits hybrides plus sophistiqués pour optimiser la performance économique des applications en accompagnant le client avant, pendant et après la vente.", souligne Christophe Léon.
Et d'ajouter : "les marques gagnent également en maturité. Il s'agissait au départ de véhiculer une image, maintenant elles cherchent à un contact direct avec le client. La tendance est de proposer des applications qui ont une approche CRM, à savoir un système relationnel à travers le mobile". Rappelons que 80% des revenus du commerce mobile sont générés par les applications (hors téléchargement).
Cette montée en puissance est due à une prise de conscience alimentée par l'essor de l'usage des smartphones mais aussi et surtout par l'émergence d'outils de mesure de trafic et de mesure de retour sur investissement (ROI).
"Pour que l'annonceur investisse, il lui faut des outils de mesure", souligne le patron de Pure Agency. L'audience est désormais évaluée par de nombreux outils comme ceux de Google ou de Médiamétrie (pour la France). "Mais le ROI reste à labourer", ajoute le spécialiste.
"Le calcul de la performance publicitaire était par exemple impossible jusqu'à l'année dernière. Nous avons donc développé en interne un outil (PureROI) qui permet d’analyser les parcours utilisateurs sur leurs applications et leurs sites, de calculer précisément le ROI de chaque euro investi en média mobile, de piloter des campagnes CRM mobiles personnalisées par push-notification."
Autant d'outils qui élargissent les possibilités, notamment en matière de m-commerce. Ce dernier a progressé de 100% en un an en France et représente déjà un milliard d'euros de revenus. Selon une étude Kelkoo et réalisée par le Centre for Retail Research, en France, la part des achats effectués sur mobile devrait représenter 4,6% du marché de l’e-commerce en France en 2012.
Des outils de mesure qui favorisent le m-commerce
"Les taux de conversion sur les bonnes applis marchandes sont en moyenne de 1,7% (deux fois plus que le e-commerce classique). Par ailleurs, le m-commerce crée une passerelle totalement inédite entre le web et la distribution physique", souligne Christophe Léon. 
Des perspectives prometteuses mais qui se heurtent à des choix économiques. Faut-il être présent sur toutes les plates-formes ou pas ? Android, pourtant dominateur sur le marché est-il toujours pénalisé par sa fragmentation ?
"iOS reste un choix pragmatique", indique Adrien Dassault d'Heliceum. "Android souffre encore de sa complexité dans le développement et de son modèle économique peu satisfaisant avec 98% des applications disponibles qui sont gratuites. Même si la situation d'Android s'améliore, beaucoup de structures comme la nôtre, pour une question de ressources, préfèrent se concentrer sur l'OS d'Apple." Et d'ajouter : "le vrai problème, c'est la rentabilité, le piratage et le paiement".
Et Windows Phone ? "Il y a un fort potentiel", souligne le spécialiste. "Microsoft subventionne les développeurs qui ont de bons produits et il y a de vrais liens entre l'OS, la console Xbox et les PC mais pour le moment ce n'est pas un choix prioritaire".
Même tonalité de la part de Pure Agency. "C'est la plate-forme qui a la capacité à émerger, il y a une proposition ergonomique intéressante. Il y a de la curiosité mais pas de demandes fermes de la part des annonceurs".
Reste que l'App Store est encombré et il est bien difficile d'émerger. "La qualité reste le critère numéro un", tempère le développeur. "On peut alors générer assez rapidement un retour sur investissement". Pas sûr néanmoins que ce principe s'applique systématiquement.
D'ailleurs, pour Christophe Léon, la situation évolue. "L'hégémonie d'iOS est une réalité car il capte l'essentiel des revenus issus de la publicité et du m-commerce. Il est bien devant Android en matière d'usages et de monétisation. Et ce malgré l'équilibre en termes de parc installé. Néanmoins, Android atteint une masse critique qu'on ne peut ignorer. Au lieu de se poser la question de la plate-forme, il faut raisonner autrement".
HTML 5 : ou comment contourner les guichets des stores
Différents modèles émergent comme l'approche hybride qui combine application mobile et site Web. "La coquille applicative est réduite tandis que l'acte d'achat passe par le Web par exemple. Cela permet de générer des économies et faire du multi-OS", explique Christophe Léon.
On peut également évoquer le HTML5 qui ouvre la voie aux WebApps. Il s'agit de pouvoir développer une fois pour toute des applications qui s'exécutent à travers n'importe quel navigateur (et donc n'importe quel OS mobile) en utilisant les standards du web. L'OS mobile de Mozilla et BB10 de RIM misent particulièrement sur cette nouvelle approche universelle.
Adrien Dassault d'Heliceum est néanmoins réservé. "Cela ne s'appliquera pas à toutes les applications, notamment les jeux. Proposer une offre native et universelle représentera un changement de taille qui offrira plus de simplicité. Mais on se demande si l'expérience utilisateur pourra être la même. Pour nous, ce n'est pas encore mâture".
Pour Christophe Léon, c'est tout le contraire. "100% de nos projets prennent en compte cette double approche : application native et HTML5. Les principaux avantages sont la capacité d'autonomie vis à vis des stores, la portabililté beaucoup plus forte, voire instantanée. L'expérience est finalement assez proche (excepté les notifications propres aux applications natives) avec le support de la boussole, du gyroscope ou encore une bonne fluidité. C'est la vraie tendance de fond..."
Les deux mondes coexisteront mais une chose est sûre, certains secteurs vont contourner les guichets des stores ce qui créera des 'business-mode'l complémentaires...

vendredi 13 avril 2012

La Tribune de Thomas Husson, Forrester : Vers la seconde génération des applis mobiles

A lire sur:  http://www.businessmobile.fr/actualites/la-tribune-de-thomas-husson-forrester-vers-la-seconde-generation-des-applis-mobiles-39770725.htm#xtor=EPR-100


Tribune - En juillet 2012, l’App Store d’Apple n’aura que 4 ans. 25 milliards de téléchargements d’applis iOS plus tard, le marché des apps mobiles a explosé mais une nouvelle génération d’applis va arriver.
De très nombreux acteurs ont emboités les pas d’Apple (près de 70 « boutiques » basées sur Android rien qu’en Chine) mais peu ont réussi à ce jour – à l’exception d’Android Market (pardon Google Play) qui rattrape rapidement son retard avec plus de 10 milliards d’apps téléchargées à fin 2011.
Ce n’est que le début et beaucoup doit encore être fait pour faciliter la découverte et le partage d’applications. L’arrivée de l’app store d’Amazon et de ses techniques de recommandations ou de personnalisation ou le rachat de Chomp par Apple en témoignent. Même chose sur la disponibilité d’un contenu local et la capacité pour les développeurs d’utiliser différentes tarifications ou options de paiements.
Les app stores ont révolutionné la distribution des jeux digitaux et permis l’éclosion de nouveaux modèles économiques (type freemium) sur le mobile. Au-delà du jeu et du nombre de téléchargements, l’usage consommateur montre que les applications deviennent un nouveau canal d’interaction entre une marque et ses clients.
Sortir des débats technologiques
Les données Technographics® de Forrester montrent qu’en Europe un tiers des internautes possédant un smartphone utilise des applications au moins une fois dans la journée – et 17% d’entre eux y accèdent plusieurs fois par jour. La fréquence d’utilisation varie d’une catégorie d’apps à une autre : 57% utilisent les applis de réseaux sociaux au moins une fois par jour et 69% utilisent une app banque ou finance au moins une fois par semaine.
Surtout, le temps passé sur les applications devient significatif – plus de 35 minutes par jour en France – d’après différentes sources concordantes dont une récente étude menée par IPSOS en partenariat avec Arbitron. C’est une fantastique opportunité de développer l’engagement client.
Beaucoup de marques se sont lancées dans l’aventure du mobile – à travers les applications – pour commencer à avoir une présence sur le média mobile. Comme elles l’avaient fait sur le web à la fin des années 90 et au début des années 2000.
Malheureusement, trop souvent, sans vision, sans stratégie, sans feuille de route. Il est urgent pour les marques d’orchestrer et de planifier leur présence sur le mobile en faisant la promotion et le merchandizing d’une app au moment du lancement, en intégrant progressivement de nouvelles fonctionnalités et services, en investissant dans les études et les outils de mobile analytics, en introduisant de nouveaux modèles économiques, en localisant leur approche pays par pays et en utilisant les push notifications personnalisées.
L’enjeu de demain est de sortir des débats technologiques entre applications natives et mobile web, même si Forrester anticipe le développement croissant des applications hybrides et des webapps.
Pour offrir des services plus personnalisés et contextualisés aux clients, il est temps de connecter les applications au système de CRM de l’entreprise et d’offrir des informations en temps réel.
Cela suppose d’anticiper les impacts sur le système information et d’intégrer le mobile à une stratégie multi-canal plus segmentée. Les apps seront de plus en plus intelligentes et connectées et deviendront multi-plateformes (smartphones, tablettes, TV connectées…).
Thomas Husson est analyste au sein du cabinet d'études et de conseil Forrester Research, il contribue au blog Consumer Product Strategy Professionals. Ce billet a été reproduit avec l'autorisation de Forrester Research.

mardi 10 avril 2012

Les entreprises doivent définitivement intégrer le mobile à leur stratégie

A lire sur:  http://www.atelier.net/trends/articles/entreprises-doivent-definitivement-integrer-mobile-strategie

Par L'Atelier - Paris 10 avril 2012 Application mobile


Proposer à ses clients l'ensemble de son environnement jusque là décliné sur le web au format mobile permet de mieux répondre à leurs attentes. Mais il ne suffit pas de déployer pléthore d'applications pour que cela fonctionne.
Passer d'un système orienté web vers un autre tourné vers le mobile devient un impératif business pour les entreprises. En effet, doter ses salariés de solutions dédiées, mais aussi créer des applications à destination de ses clients permet de s'adapter aux usages de ces derniers, toujours plus exigeants, et de leur répondre plus efficacement, juge Jitendra Maan, consultant chez Tata Consultancy Services, et qui vient de publier un rapport sur le sujet. Parmi les avantages générés, il note que généraliser les solutions mobiles agirait comme un facteur clé pour aider les clients à réduire les coûts opérationnels, améliorer le service client ainsi que la visibilité et la réactivité grâce à une meilleure gestion des données en temps réel. Et ne pas le faire ferait porter le risque à l'entreprise d'amoindrir l'efficacité opérationnelle de ses salariés et à terme de moins élargir sa portée mondiale. Du coup, le chercheur propose des pistes pour mettre en place une stratégie permettant de faire du mobile un atout pour les compagnies.

Flexibilité et adaptabilité

En premier lieu, il rappelle l'importance du fait que les applications d'entreprises doivent prendre en compte les habitudes des clients sur les plates-formes mobiles et sélectionner les plus adaptées à leurs cibles. Sachant que chaque plate-forme est spécifique, il faut donc prendre en compte la nature particulière de chacune lors du développement d'une application. Toutefois, il faut garder une cohérence par rapport au réseau existant. En effet, le but n'est pas la multiplication des plates-formes. Il est conseillé de se baser le plus possible sur l'infrastructure orientée web existante, selon lui.

Sphère publique/sphère privée

Une fois développée, il est important de tester l'application sur les périphériques réels, avec de vrais clients, en situations réelles. Ainsi, le canal mobile aiderait à améliorer la collaboration entre salariés et clients, le partage d'information, la productivité et la rentabilité de l'entreprise. Néanmoins, le travail mobile peut engendrer des risques au niveau de la protection des données. En effet, l'entreprise va au-delà de la sphère privée. Elle se déplace vers la sphère publique et serait plus exposée à une faille de sécurité. Cette composante doit être prise en compte dans le développement multi plates-formes.

mardi 8 novembre 2011

GoMo : Google livre ses conseils pour réussir son site mobile


Technologie - Selon Google, 6 mobinautes sur 10 ne ne reviendront pas sur un site qui n'a pas été optimisé pour un smartphone ou un mobile.
Si les marques mettent le paquet sur les applications natives pour smartphones, elles ont parfois tendance à oublier d'adapter leurs sites Web aux terminaux mobiles. Il ne faut en effet pas oublier que la majorité des mobiles en circulation sur la planète restent des feature-phones.
Ainsi, Google rappelle que 6 mobinautes sur 10 ne reviendront pas sur un site qui n'a pas été optimisé pour un smartphone ou un mobile. Par contre, le moteur souligne que les interactions entre mobinaute et site marchand augmenteront de 81% si le site a été optimisé pour ce type de terminaux. Enfin, toujours selon Google, d'ici 2013, les connexions à Internet depuis un terminal mobile seront supérieures à celles réalisées depuis un ordinateur fixe.
Conseils et analyse
"Le plus important pour accroître votre commerce sur l'internet mobile, c'est précisément de développer un site compatible", explique ainsi Jesse Haines, responsable Mobile Ads Marketing chez Google.
Pour amplifier ce mouvement (et donc la publicité ciblée liée), le moteur de recherche propose une plate-forme d'informations baptisée GoMo (Go Mobile) qui permet d'appréhender le passage au mobile d'un site Web classique. Entreprises et développeurs sont donc particulièrement visés.
Concrètement, il suffit d'entrer l'URL d'un site classique et, Go Mo vous livrera après analyse des conseils personnalisés pour l'optimiser dans le cadre d'une utilisation mobile, images à l'appui. Par ailleurs, la plate-forme fournit une liste de prestataires qui pourraient prendre en charge ce développement en fonction de critères comme le budget ou les délais.
Evidemment, le moteur pense à ses propres intérêts et propose également d'essayer ses services dédiés comme Google Places et Google Mobile Ads.

 http://www.businessmobile.fr/actualites/gomo-google-livre-ses-conseils-pour-reussir-son-site-mobile-39765286.htm#xtor=EPR-10010