Sur le Web, il est possible, en quelques clics, de créer des comptes
e-mail, de créer un groupe de travail partagé, d’organiser des
conférences (texte, audio ou vidéo)…
Et tout cela sans avoir à connaître l’informatique ou à se préoccuper de l’
infrastructure sous-jacente.
Les collaborateurs de l’entreprise, également utilisateurs de ces
services en ligne, souhaiteraient légitimement obtenir une simplicité
identique dans leur travail quotidien.
Telle est la promesse du
cloud privé, qui utilise les technologies du cloud computing dans l’enceinte de l’entreprise.

Le cloud privé efface la complexité
Simplifier la vie des utilisateurs, et des informaticiens
Prenons deux exemples. Un nouveau développement
applicatif nécessite un environnement complet de test de préproduction.
Le développeur se rend sur sa page personnalisée du portail interne de
l’entreprise, et clique sur l’icône “Services informatiques”. Dans la
liste, il choisit “monter un serveur de test” et choisit quelques
options. Son environnement est automatiquement prêt en quelques minutes.
Autre exemple. Pour quatre nouveaux employés, le chef comptable nécessite un accès à l’
ERP et
un compte e-mail. Sur son portail personnalisé, il clique sur “ajouter
des comptes ERP”, et le système lui propose les noms de nouveau arrivés.
Immédiatement, les quatre accès sont immédiatement ouverts. Une
opération identique lui permet de créer quatre nouveaux comptes e-mail
en quelques secondes.
Imaginez que tous les services informatiques dans l’entreprise soient
aussi efficaces : demande d’accès à un programme, demande de fourniture,
partage momentané de documents avec un groupe d’utilisateur, demande
d’accès WiFi momentanée pour un prestataire, interventions informatique
lors du départ d’un collaborateur… Et tout cela facturé au juste prix
avec un engagement sur la qualité du service de la part de la DSI. Telle
est la promesse du cloud privé.
Si les technologies cloud sont si prometteuses, c’est qu’elles
permettent également une telle efficacité pour l’envers du décor : au
niveau de l’infrastructure.
De même que les demandes informatiques des utilisateurs sont ramenées à
de simples services activables en quelques clics (sans jargon
informatique), les informaticiens disposent d’un portail de services
techniques. À ce niveau, les technologies clouds apportent des réponses
enfin satisfaisantes, qui seront la norme des DSI de demain.

Principe de la virtualisation des serveurs
Bien plus que de la virtualisation
Pour parvenir à ces résultats, il a fallu démocratiser
et généraliser des technologies jusque-là réservées à des systèmes très
haut-de-gamme de type
mainframe ou serveurs d’entreprises évolués.
Au premier rang d’entre eux, la virtualisation (appelée parfois
partitionnement logique). Traditionnellement, un logiciel était
développé pour une machine sous un système d’exploitation s’exécutant
sur un serveur. Résultat : autant de serveurs que d’applications, voire
plusieurs serveurs avec chacun une installation de la même application…
Et surtout, des machines souvent sous-utilisées, présentant donc un
surcoût inutile.
La virtualisation permet au logiciel de s’affranchir des contraintes
matérielles : plusieurs serveurs virtuels exécutant des applications
fonctionnent sur un même serveur physique. En outre, un même serveur
virtuel peut “s’étaler” sur plusieurs serveurs physiques. Et surtout,
l’entreprise ne doit généralement pas redévelopper ses applications. Une
opération de consolidation affichant logiquement un retour sur
investissement rapide.
Une organisation qui permet d’utiliser des fonctionnalités de haute
disponibilité autrefois réservée aux grands serveurs. Il s’agit de
mécanismes de réplication ou de mirroring dans lesquels un double du
serveur virtuel exécute en parallèle les mêmes opérations que lui, sur
un autre serveur physique. Ainsi, si l’un tombe en panne l’autre prend
immédiatement le relai, sans interruption. Mieux encore les éditeurs de
virtualisation (
VMware,
Microsoft, Red Hat, Citrix, IBM,
Oracle…)
savent aussi déplacer un serveur virtuel en fonctionnement vers un
autre serveur physique, sans interruption (migration à chaud).
Deux illustrations, parmi tant d’autres, qui forment le socle d’une nouvelle ère informatique.