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mercredi 1 août 2012

Le smartphone encore peu utilisé pour des tâches professionnelles

A lire sur:  http://www.atelier.net/trends/articles/smartphone-utilise-taches-professionnelles

Par Claire Cavret 01 août 2012 Business man utilisant un smartphone
Le phénomène du Bring your own device (BYOD) prend toujours plus d'ampleur avec les nouveaux modes de travail en mobilité. Plus de la moitié des allemands et des britanniques utilisent leur smartphone personnel pour la communication principalement, talonnés par les français.
Si le smartphone est devenu incontournable pour le grand public, il envahit également progressivement le monde des affaires. La plupart du temps, l'appareil est fourni par l'employeur, mais la mutation du travail vers plus de mobilité entraîne le phénomène grandissant du Bring your own device, amenant les collaborateurs à utiliser leurs propres smartphones. Dans ce domaine, ce sont les employés allemands qui utiliseraient le plus leur smartphone personnel (53%) dans leur travail, suivi par les britanniques (52%) selon un sondage* IDATE. Pour la France, moins de la moitié (45%) en ferait usage dans leur activité professionnelle. Toutefois, les britanniques auraient l'avantage dans l'utilisation de fonctionnalités liées à la communication et au partage d'information.

Les britanniques devant en communication

Parmi les usages les plus répandus au travail, les appels téléphoniques (100%), les emails (autour de 80%) et les sms/mms (entre 75 et 80%) arrivent sans surprise en tête. Toutefois, le sondage montre une légère avance des travailleurs anglais dans l'utilisation du smartphone à des fins de communications comparée à celle de leurs homologues français et allemands. Que ce soit pour les sms/mms (R-U: 82%; FR: 79%; ALL: 77%), des emails (R-U: 83%; FR: 80%; ALL: 80%), de la messagerie instantanée (R-U: 53%; FR: 40%; ALL: 39%) et des réseaux sociaux (R-U: 35%; FR: 20%; ALL: 30%).

Faible utilisation dans le domaine commercial

Si la France est en retard concernant l'utilisation des médias sociaux, les employés tricolores dominent d'une courte tête la gestion de leurs contacts, de leurs calendriers et de leurs tâches sur leurs smartphones avec 79% contre 78% pour les allemands et 71% pour les britanniques. En termes de services géolocalisés, Français et anglais utilisent leurs smartphones à 55%. Néanmoins, l'utilisation du smartphone dans des tâches professionnelles telles que les présentations aux clients, la gestion des relations client (CRM), la gestion des ventes est faible avec moins de 20%.
*IDATE a conduit un sondage dans trois pays européens : l'Allemagne, la France et le Royaume-Uni auprès de plus de 1000 employés pour comprendre l'utilisation faire des smartphones.

jeudi 12 juillet 2012

"L'entreprise doit d'abord innover en interne avant de le faire pour ses clients"

A lire sur:  http://www.atelier.net/trends/articles/entreprise-abord-innover-interne-de-faire-clients

Par Claire Cavret 12 juillet 2012
Jean-Pascal Ancelin
Les entreprises doivent intégrer la mobilité, les réseaux sociaux, le Big Data et le cloud pour continuer à être performantes. C'est d'abord en interne qu'elles doivent absorber ces processus.
Interview de Jean-Pascal Ancelin, PDG France chez Microstrategy, rencontré à l'occasion du Microstrategy World 2012 qui a lieu du 9 au 12 juillet à Amsterdam.

L'Atelier : L'événement est basé sur les changements que la mobilité, les réseaux sociaux, le cloud et le Big Data opèrent dans l'entreprise. Ces tendances sont-elles déjà bien implantées ?

Jean-Pascal Ancelin : Actuellement, ces quatre tendances sont fortes pour nous et nous avons déjà observé les besoins et l'intérêt chez nos clients sur ces sujets. Aujourd'hui, tout le monde a un smartphone, et dans une moindre mesure, on voit de plus en plus de tablettes. En quelque sorte, ces appareils connectés sont un peu devenus nos portefeuilles, pour se connecter sur une application, pour acheter en ligne, pour ouvrir sa voiture. Et ce nouveau portefeuille, il faut que les entreprises le prennent en compte et qu'elles soient capables de proposer à leurs salariés des applications mobiles puisque c'est leur quotidien. C'est une façon d'être innovant en interne, mais également pour leurs clients et partenaires.

Comment se positionne la France sur ce terrain ?

La France n'est pas en retard dans la mobilité. Pour ce qui est des réseaux sociaux, on y vient enfin. C'est vrai qu'à ce niveau, nous n'étions pas aussi en avance que les Etats-Unis. En tout cas, il y a une vraie demande de la part des directions marketing et digitales des entreprises qui sont très intéressées pour exploiter ces données. Le cloud, c'est maintenant et le big data également. Mais pour ce dernier, est-ce que c'est une tendance, est-ce qu'il est vraiment utile d'analyser toutes les données qui sont à notre disposition, je n'en suis pas certain. Il y a en tout cas une grande part d'analyse et de réflexion à mener rapidement au sein des entreprises afin de ne pas prendre de retard.

Quand vous parlez d'innovation, en interne ou en externe, à quoi faîtes vous référence ?

Ces technologies vont servir aux entreprises d'être non pas réactives, mais proactives sur leur business. Parce qu'à partir du moment où l'on offre la possibilité aux personnes du marketing, de la finance, des ventes, de la logistique de recevoir une information en temps réel sur son mobile, c'est déjà plus rapide que d'attendre que cette information soit mise à jour quotidiennement tous les deux jours, tous les quatre jours. Ce qui est important, ce n'est pas uniquement de pouvoir recevoir un rapport sur son téléphone ou son iPad, c'est de pouvoir naviguer et de recevoir l'information en temps réel. Cela accélère la prise de décision et l'action et de ce fait, la résolution d'un problème donné. Donc c'est déjà une information qui arrive plus vite. C'est aussi une information qui est accessible à plus de personnes. C'est aussi donner plus d'autonomie aux personnes sur le terrain, par exemple à un chef de rayon ou à un conseiller dans une banque en région.
Etre plus novateur que ses concurrents est très important, car l'utilisation de nouvelles technologies est un moyen d'incitation pour choisir par exemple une banque plutôt qu'une autre. L'analyse des données provenant des réseaux sociaux permet de mieux connaître les clients, leurs centres d'intérêts. Cela fournit aux entreprises une vision à 360° de leurs clients.

mardi 3 juillet 2012

Les réseaux sociaux inégalement adoptés par les médecins dans le monde

A lire sur:  http://www.atelier.net/trends/articles/reseaux-sociaux-inegalement-adoptes-medecins-monde

Par L'Atelier - Paris 02 juillet 2012 Médecin utilisant une tablette
Les médecins aussi se mettent aux réseaux sociaux à des fins professionnelles. Mais pas tous de la même façon. Les professionnels de la santé sont ainsi plus connectés dans les pays émergents qu'en Europe.
Par rapport à leurs confrères européens, les médecins asiatiques, indiens et russes semblent plus enclins à utiliser les réseaux sociaux pour leur pratique professionnelle : les professionnels utilisant des sites communautaires dédiés à la médecine sont principalement les Japonais (78%), comme le révèle une étude menée par Cegedim. Ceux-ci sont suivis par les Chinois (55%), les Indiens (54%) et les Russes (52%). En revanche, moins de la moitié des médecins, par pays, y recourent en Europe. Ils ne sont ainsi que 48% en Espagne, 40% au Royaume-Uni, et 39% en Allemagne. Par ailleurs, les pays les moins avancés en matière d'utilisation de réseaux dédiés sont l'Italie (15%) et, surtout, la France avec 9%.

Des réseaux particuliers

De la même façon, l'utilisation de plates-formes de réseaux sociaux grand public (Facebook, Twitter et Linkedin) à des fins professionnelles est bien plus courante chez cette catégorie de professionnels de la santé dans les pays émergents qu'en Europe. Et pour cause, les médecins indiens utilisent ces outils à hauteur de 58%. La part diminuent fortement pour les positions suivantes, et ne s'élèvent qu'à 31% au Brésil, 29% en Chine et 25% en Russie. Malgré tout, les pays émergents tiennent tête aux pays européens que sont le Royaume-Uni, l'Espagne ou l'Allemagne où respectivement 21%, 18% et 11% des médecins font appel à ces outils. Les dernières positions sont, quant à elles, de nouveau tenues pas l'Italie et la France, dont la part s'élève à 10% et 7%.

Une situation moins nette

Ce constat se nuance néanmoins lorsque l'on observe l'utilisation faite d'internet par les médecins pour constituer ou entretenir son réseau. Car si les premières positions sont tenues par des pays émergents - l'Inde avec 65% et le Brésil avec 56%, certains pays d'Europe ne s'en éloignent pas beaucoup. C'est le cas des médecins du Royaume-Uni qui sont 51% à utiliser Internet à cette fin, et des médecins allemands qui sont, eux, 47%. Devançant même la Chine (44%) et la Russie (35%). Néanmoins, une tendance demeure inchangée : celle de la réticence des professionnels italiens et français qui, eux, sont toujours les moins nombreux à utiliser ces outils. Et pour cause, ils ne sont que 21% en Italie et 16% en France à y recourir.

mardi 19 juin 2012

"Le Quantified Self, c'est remettre l'informatique au service de la personne"

A lire sur:  http://www.atelier.net/trends/articles/quantified-self-remettre-informatique-service-de-personne

Par Mathilde Cristiani 19 juin 2012 Emmanuel Gadenne
L'automesure ne devrait pas rendre l'individu esclave des données sur lui, mais le faire entrer dans une boucle d'autonomisation.
Entretien avec Emmanuel Gadenne, manager chez Sopra Consulting et auteur du livre Le Guide pratique du Quantified Self*.

Est ce que les applications de Quantified Self liées au mieux vivre répondent à un manque dans l'offre de santé ?

Pas forcément à un manque, mais cela rajoute un maillon. En France, on peut ainsi se demander pourquoi est-ce qu'on attendrait plusieurs mois d'avoir enfin rendez-vous avec un médecin spécialisé pour avoir des données qualitatives sur son sommeil, par exemple, quand des outils - simples ou plus complexes - permettent de les obtenir ? Certains pays sont plus en avance que d'autres par rapport à cela. En Europe, au Royaume-Uni, par exemple, la National Health Service recommande aux médecins de prescrire des applications de santé à leurs patients. Une liste de 500 applications recommandées devrait même être mise à leur disposition.

En utilisant une multiplicité de capteurs et d'outils de partage et d'analyse de données sur soi, ne risque t-on pas de verser dans une forme d'hypocondrie high-tech ?

Non, il s'agit simplement de remettre l'informatique au service de sa personne. D'ailleurs un synonyme du Quantified Self est le Personal Informatics. Pour beaucoup de personnes, il va s'agir de profiter de conseils personnalisés et adaptés comme elles pourraient en bénéficier si elles payaient un coach. En relevant des informations sur soi, en les analysant, en les partageant et en discutant avec ses pairs, on entre dans une boucle d'autonomisation.

Les contours du mouvement ne sont pas encore définis. Mais je ne pense pas que l'on sera dépassé par les données. Au bout du compte, c'est toujours l'utilisateur qui définit les objectifs, les chaînes d'efforts. Les outils servent à aider des personnes qui se sont donné des consignes et qui ont besoin de se positionner avec des outils.

Vous parlez de partage. Là encore, question de culture, mais culturellement, les Français n'ont pas la même approche du partage des données que les Américains par exemple. Est-ce que cela ne risque pas de freiner certains usages du QS ?

C'est vrai qu'il y a encore deux ans, le QS était vraiment pour les ultra geeks. Mais avec des appareils comme FitBit par exemple, qui est maintenant vendu dans des grandes enseignes, cela est en train de changer. En effet, c'est à l'utilisateur de choisir ce qu'il souhaite partager ou pas, et avec qui. La simplicité de l'outil peut accélérer l'adoption d'un usage et l'acceptation de ses composantes.

L'autre chose, c'est que le Quantified Self va pour moi de paire avec le partage. On a besoin du regard des autres quand on mène un projet. Et puis avec les réseaux sociaux, nous avons déjà accepté de livrer beaucoup d'informations sur nous. Ce qui est sûr, c'est que nous avons perdu beaucoup de temps avec les réseaux sociaux, finalement. Maintenant, on va pouvoir partager des données ayant plus de valeur ajoutée, avec des personnes choisies qui y accorderont de l'intérêt, et avec qui il sera possible d'échanger sur du qualitatif : synthèse de ses performances, bonnes pratiques, enseignements...

*Paru chez FYP éditions

dimanche 3 juin 2012

Internet et ordinateur, des disparités d'usage entre hommes et femmes


A lire sur:  http://www.atelier.net/trends/articles/internet-ordinateur-disparites-usage-entre-hommes-femmes

Par L'Atelier - Paris 30 mai 2012 Internet et ordinateur, des disparités d'usage entre hommes et femmes
En classant et en comparant des données sur l'utilisation faite d'Internet et de l'ordinateur par les hommes et les femmes en Europe, l'on note qu'il existe entre eux des différences, tant d'une manière générale que dans les façons d'utiliser ces technologies.

La non parité des genres n'est pas étrangère au secteur du numérique, comme le montrent des chercheurs de l'université Complutense de Madrid grâce à GICTIS*, un indicateur qui permet de mieux comprendre le gap entre hommes et femmes d'Europe grâce à une comparaison précise de données nombreuses. Et selon eux, les femmes ont un usage moins intensif de l'ordinateur et d'Internet que les hommes. Précisément, il existe une différence de 0,062 points pour l'ordinateur et de 0,082 pour internet. Pour parvenir à ce résultat, les chercheurs ont utilisé les résultats d'une enquête Eurostat**, matérialisés par genre par une décimale comprise entre 0 et 1, 0 signifiant sans réponse affirmative aux questions d'Eurostat (par exemple aucun homme n'achète en ligne) et 1 signifiant que le genre entier à répondu positivement. Décimale obtenue, pour chaque question, en divisant le coefficient minimal par le coefficient maximal, par genre. Ils ont ensuite regroupé des variables (par exemple utilisation récente et fréquence d'utilisation de l'ordinateur; ou d'Internet) en dimensions (info-intensité; e-intensité).

Des différences d'usage

Ceci a permis la comparaison entre les genres dans chaque dimension, en prenant soin de pondérer chaque variable pour que chacune d'entre elle ait le même poids dans sa dimension. Dans le détail de l'utilisation, les hommes sont plus actifs dans le domaine des loisirs (par exemple en France, 0,418 pour les hommes contre 0,333 pour les femmes) ou encore dans le domaine du commerce et de la banque (0,310 contre 0,299). En revanche, les femmes sont plus actives concernant le bien-être social (0,454 contre 0,423). Par ailleurs, il existe des comportements "neutres" qui ne se modifient pas en fonction du genre. C'est le cas de l'utilisation des e-mails ou de la recherche d'information sur un produit. Cette analyse a également permis une mesure à l'intérieur des genres, entre les pays. Par exemple, les femmes islandaises sont les premières à utiliser internet pour le loisir (0,547), devançant les Françaises à la 18ème position (0,333).

Quatre types de pays

Analysant et comparant ces données, les chercheurs ont aussi pu classer les pays en 4 catégories. D'abord, les pays qui ont, comparativement, un haut niveau d'utilisation des technologies avec une forte e-égalité (pas de gap sensible entre les genres), ce qui regroupe l'Europe du Nord, la France, la Slovénie et la Holland. Ensuite, les pays qui ont un haut niveau d'utilisation et une faible e-égalité. C'est le cas de la Hongrie, de Malte, du Portugal et de la Slovaquie. Troisièmement, ceux qui ont un faible niveau d'utilisation mais et forte e-égalité, tels que la Roumanie, la République Tchèque, la Bulgarie, la Pologne et la Belgique. Enfin, les pays à faible niveau d'utilisation des technologies et à faible e-égalité, à savoir la Grèce, Chypre, la Macédoine, la Croatie et, dans une moindre mesure, l'Italie, l'Irlande et l'Espagne. A noter que les données ont été récoltées dans 31 pays européens.
*Gender & ICT Indicators System
**Community Survey on ICT usage in Households and by Individuals (ICT-H), Eurostat, 2008



lundi 28 mai 2012

Les cadres seniors tirent l'utilisation des réseaux sociaux vers le haut

A lire sur:  http://www.atelier.net/trends/articles/cadres-seniors-tirent-utilisation-reseaux-sociaux-vers

Par Renato Martinelli 18 mai 2012 cadre quarantenaire
En Europe, la diffusion massive des réseaux sociaux au travail se vérifie étonnamment beaucoup auprès des cadres seniors. Réseaux sociaux qui améliorent d'ailleurs leur vie professionnelle comme les performances de l'entreprise. 

71% des cadres seniors européens utilisent au moins une fois par jour les outils sociaux internes et externes* pour leur travail. Bien plus que les 49% de salariés dits 'juniors', montre une étude** internationale publiée par Google. Ces cadres seniors ont d'ailleurs une vision plus positive de ces outils puisque 54% d'entre eux s'attendent à ce que les réseaux sociaux aident à l'amélioration de la productivité, contre 39% chez les juniors. En détails, environ trois quart de ces cadres disposant d'expérience qui y recourent sont convaincus que leur utilisation améliore la mise en commun d'idées provenant d'équipes géographiquement dispersées (79%), la productivité (76%) ou encore la capacité à trouver de l'information, des personnes ou une expertise plus rapidement (72%). Autre chose : ce sont les entreprises à forte croissance qui sont les plus susceptibles d'utiliser les outils sociaux pour assurer leur succès.
 
Des outils au service d'entreprises dynamiques
 
Et pour cause, 59% des professionnels de ces entreprises les utilisent pour améliorer les performances de l'entreprise lorsque 80% des entreprises dynamiques les utilisent pour rendre plus efficace la collaboration et le partage de connaissances ou 81% estiment que cela a un impact positif sur la croissance.  De la même façon, 69% des professionnels interrogés affirment que les entreprises qui y recourent se développeront plus vite que les autres. Un sentiment corroboré par les 45% de professionnels qui pensent même que les entreprises qui les ignorent ne survivront pas. D'ailleurs, les réseaux sociaux utilisés à des fins professionnelles se sont diffusés en Europe, devenant un outil indispensable. En effet, un tiers des professionnels utilisent aujourd'hui les réseaux sociaux externes pour leur travail (32%) tous les jours, un quart les outils sociaux internes (23%) et seulement un quart admettent ne jamais y recourir. 
 
Des outils de réussite 
 
Ils sont également 46% à vouloir faire une meilleure utilisation de ces outils. Et l'on comprend bien pourquoi. Car 86% des utilisateurs fréquents déclarent avoir été promus récemment et 72% être susceptibles de l'être quand seulement 61% des professionnels n'utilisant pas ces outils ont été promus et 39% sont susceptibles de l'être. Il semblerait également que ces utilisateurs fréquents aient également un niveau de bien-être supérieur aux autres. En effet, si 18% des non-utilisateurs se disent satisfaits à leur poste et 42% sont disposés à recommander leur environnement de travail, les professionnels qui se servent fréquemment de réseaux sociaux au travail sont 38% à se dire satisfaits et jusqu'à 64% à recommander leur environnement de travail. En outre, ces derniers pensent qu'ils pourraient être 25% plus productifs grâce à ces outils. A noter, enfin, que 43% des professionnels affirment que les réseaux sociaux ont eu un impact significatif au cours des deux dernières années pour améliorer la productivité, par exemple en permettant d'économiser 2,4 heures pour l'envoi d'e-mails, 2,8 heures de voyage pour rencontrer des clients ou 2,5 heures en réunion interne ; et 37% pour attirer et garder les meilleurs talents.
 
* Facebook, Twitter, LinkedIn, Google+ et les RSE tels que Yammer et Chatter
**Etude menée par Millward Brown pour Google auprès de 2 700 professionnels en France, en Allemagne, en Italie, aux Pays-Bas, en Espagne, en Suède et au Royaume-Uni

dimanche 6 mai 2012

Le e-commerce en France : un marché bientôt en saturation ?

A lire sur:  http://www.atelier.net/trends/articles/e-commerce-france-un-marche-bientot-saturation

Par Aurore Geraud 03 mai 2012 cycle de vie d'un marché
Le taux de croissance du commerce en ligne devrait diminuer dans les années à venir. Un processus normal de maturation du marché, mais qui demandera des efforts de fidélisation.
Plus de 100 000 sites recensés en France et un volume de 37,7 milliards d'euros d'articles vendus en ligne : le e-commerce ne semble pas touché par la crise. Pourtant ce n'est pas l'avis de l'institut d'études économiques Xerfi, qui vient de publier un rapport sur le taux de croissance dans le secteur pour les années à venir. Il annonce en effet un ralentissement progressif de la croissance et même une stabilisation à partir de 2016. Ainsi, l'année dernière la croissance du e-commerce représentait 22%. Un résultat non négligeable mais relatif puisqu'on estime à 18% la croissance pour cette année. Et celle-ci devrait tomber à 13% en 2015. Ce qui représente une croissance assez faible lorsque l'on pense au 53% atteints dix ans auparavant en 2005.

Crise et concurrence, responsables ?

Mais selon François Laurent, co-président de l'ADETEM, cela est parfaitement normal : "la croissance du commerce en ligne diminue simplement parce qu’on est partis de rien, et que l’on se rapproche de la phase de maturité du produit". Ce que confirme Xerfi qui estime que le potentiel maximum d'acheteurs devrait être atteint vers 2016-2017. Une croissance dont le ralentissement peut s'expliquer également par l'affaiblissement du pouvoir d'achat des cyberconsommateurs. En effet, le panier moyen par ménage est descendu à 90,3 euros cette année. Et le pouvoir d'achat n'est pas le seul responsable. La concurrence est en effet très accrue. Ainsi, seule une quarantaine de sites s'approprient un quart de l'activité totale du secteur. Et ceux-ci sont majoritairement des sites de commerces existant uniquement en ligne. Pour répondre à ce problème, le rapport lance quelques pistes. Celle, par exemple des chaînes de distribution.

Espoir du côté des chaînes et de la fidélisation

Celles-ci ont en effet réussi à rattraper leur retard dans le secteur, notamment par l'intermédiaire du "drive". D'ailleurs sur 90 grandes enseignes de distribution françaises, 70% posséderaient actuellement un site marchand. De plus, le rapport rappelle qu'à la différence de la France, l'Angleterre, qui est le 1er marché européen concernant le commerce en ligne, posséderait une majorité de sites appartenant à des commerces physiques. Enfin, selon le rapport l'objectif pour les sites marchands se trouverait dans la fidélisation. Mais selon François Laurent, la fidélisation sera nécessairement marquée par un changement en profondeur : "le problème du commerce électronique, c'est qu'il ne s'est développé que sur les bas prix, mais fidéliser les gens que par les prix n'est pas viable à terme". Et de poursuivre : "Le modèle doit donc se réinventer et passer de simple hard discounter à... autre chose" Pour lui, l'heure n'est donc pas à la fidélisation gadget avec des cartes ou autre que tout le monde pourra posséder mais vraiment au service et à la qualité de service que l'on pourra ajouter.

lundi 30 avril 2012

Mobile, réseaux sociaux et géolocalisation, terreau favorable à l'Open Data

A lire sur:  http://www.atelier.net/trends/articles/mobile-reseaux-sociaux-geolocalisation-terreau-favorable-open-data

Par L'Atelier - Paris 30 avril 2012 open data
L’école d’ingénieur Epita lance un appel à projets auprès des entreprises et des collectivités autour des données publiques. Ces projets seront réalisés par ses étudiants entre juin et novembre.
Depuis quatre ans, les étudiants de l’Epita, école d’ingénieurs en informatique, réalisent dans le cadre de leur cursus des projets de fin d’étude pour le compte d’entreprises. Mais cette année est un peu particulière : les projets devront tous exploiter les données publiques mises à disposition par le gouvernement via data.gouv.fr. Etalab, la mission « open data » placée sous l’autorité du Premier ministre et la communauté Dataconnexions sont partenaires de l’opération. L’école a lancé un appel à projets en direction des entreprises, start-up, grands groupes ou même collectivités locales. En juin, les dossiers seront sélectionnés et répartis entre les étudiants (par groupes de trois) et la réalisation des projets durera jusqu’à novembre. « Je pense que l’ouverture des données publiques peut créer de nouvelles entreprises, de nouvelles activités économiques en France » estime Cyril Reinhard, responsable de la majeure Multimédia et technologies de l’information à l’Epita.

L’avenir dans le mobile et la géolocalisation

Concrètement, à quoi cette thématique encore nouvelle peut-elle donner lieu ? « Une application de recherche de logement à louer ou acheter, à Paris ou ailleurs en France, permettant de croiser plusieurs autre données : des informations sur le marché de l’emploi de la zone de recherche, sur la sécurité, sur les services municipaux, les écoles à proximité » détaille Cyril Reinhard, citant un projet développé dans un autre cadre à l’école. Le dépôt des dossiers n’est pas encore bouclé, mais l’enseignant s’attend à des projets autour de l’écologie, de la pollution, thèmes fréquents dans l’utilisation des open data. Plus généralement, les appareils mobiles et la géolocalisation devraient démultiplier les possibilités. L’an dernier, des étudiants ont développé pour Logica une application de géolocalisation permettant de visiter, sous forme de jeu de piste sur mobile, Nantes en y intégrant les données publiques de la ville (http://colloque-ria.fr/uploads/slides/ea9297e3514180022c69d0f6942e46d01221239f.pdf)

Trouver des ressources techniques

Sans compter tout ce que l’on peut créer en croisant les données publiques et des données issues de plateformes telles Facebook ou Foursquare. Les étudiants devront non seulement réaliser un projet mais aussi « vendre » leurs compétences auprès des commanditaires afin de se faire attribuer celui qui les intéresse. Et enfin, en assurer la présentation finale sur un mode plus marketing. Pour les entreprises et organisation, cette opération est un moyen de trouver des ressources techniques (les étudiants ingénieurs) qu’elles n’ont peut-être pas. « Les collectivités locales n’ont pas beaucoup de moyens techniques mais elles ont des ressources en communication, en gestion de projet ». L’opération devrait servir à libérer les initiatives et faciliter l’appropriation de ces données.

mercredi 18 avril 2012

Sur les appareils numériques, les consommateurs ont leurs habitudes

A lire sur:  http://www.atelier.net/trends/articles/appareils-numeriques-consommateurs-ont-leurs-habitudes

Par L'Atelier - Paris 18 avril 2012 Couple et smartphone

Les utilisateurs d'appareils connectés auraient quatre personnalités numériques. Ce qui devrait permettre aux entreprises de développer des offres adaptées aux attentes de leurs clients. Qu'ils soient jeunes ou moins jeunes.
Avec les appareils numériques, les consommateurs connectés ont chacun leurs habitudes, au point que l’on pourrait les classer selon quatre personnalités, identifiées dans une étude internationale d'IBM*. La première regroupe les « experts de l'efficacité » (41% des consommateurs) qui utilisent appareils et services pour simplifier leur vie au quotidien via l'e-mail, Facebook, le mobile et l'achat en ligne. Les « rois du contenu » (9%) sont principalement des hommes qui vont sur internet pour jouer, regarder la télévision, télécharger des films et de la musique. Viennent ensuite les « papillons sociaux » qui cherchent une interaction instantanée avec leurs amis sans considération de temps ou de lieu. Ils sont 15% et affirment actualiser leurs profils régulièrement, ajouter des étiquettes sur les photos ou regarder les vidéos des autres. Enfin, les « maestros connectés » (35%) ont un usage plus avancé des appareils mobiles et des applications, grâce auxquels ils accèdent à des jeux, à la musique, à des vidéos ou à des informations de type actualité ou météo.

A chacun son paiement

Autant d’éléments qui pourraient aider les entreprises dans le développement de leur stratégie en misant sur la personnalisation de leurs offres. Les entreprises pourraient utiliser ces données "afin d'atteindre le consommateur de manière précise, au bon moment et au bon endroit, en utilisant les bons outils" précise Saul Berman, co-auteur de l'étude. Par exemple, en adaptant des options de paiement de contenu en ligne en fonction de l'appareil utilisé pour un service donné. Lorsque les consommateurs regardent un film sur un site, par exemple, ils préfèrent que ce film soit payé par la publicité (39%) ; en revanche, lorsqu'ils le regardent sur tablette, 36% préfèrent acheter un abonnement quand, sur smartphone, ils sont autant à préférer le paiement à l'utilisation.

Les plus âgés, pas si dépassés

Ce phénomène doit d’autant plus être pris en compte qu’ils ne concernent pas que les plus jeunes consommateurs : parmi les personnes âgées de 18 à 64 ans, 82% affirment utiliser des appareils connectés. Dans le détail, 65% des 55-64 ans disent naviguer sur internet et envoyer des messages à leurs amis tout en regardant la télévision. Et parmi les plus de 65 ans qui regardent la télévision, 49% naviguent sur internet et 30% envoient des messages. La tendance ne fera que s’accentuer si l’on considère que 50% des consommateurs en Chine et aux États-Unis délaissent de plus en plus les médias traditionnels pour des sources d'information en ligne.
*Étude The Beyond Digital d'IBM, réalisée auprès de 3800 consommateurs de 6 pays (France, Chine, Allemagne, Japon, Royaume-Uni, Etats-Unis)

lundi 16 avril 2012

En 2012, l'assurance française sera sociale, mobile et dans les nuages

A lire sur:  http://www.atelier.net/trends/articles/2012-lassurance-francaise-sera-sociale-mobile-nuages

Par L'Atelier - Paris 16 avril 2012 Insurance
Pour évoluer avec son marché, le secteur français de l'assurance adopte les réseaux sociaux, le travail en mobilité via le cloud computing et le smartphone malgré un budget stable.
Nouveaux besoins, nouveaux usages, le marché de l'assurance change. Pour y faire face, le secteur se modernise en se basant sur trois technologies, selon un nouveau rapport de Celent sur les tendances de l'assurance en France en 2012. D'abord, les acteurs de l'assurance s'intéressent aux médias sociaux. D'une part, en interne, pour créer un environnement collaboratif visant, par exemple, à renforcer la relation entre les forces de ventes et les employés du back office. Ensuite, en externe, dans le but de développer leur e-reputation par une stratégie multicanale. Deuxième outil : l'extranet. Cela permet en effet aux salariés des sociétés d'assurance de pouvoir travailler en mobilité, du moment qu’ils sont équipés, par exemple, en tablettes. Il leur fait aussi pouvoir utiliser un réseau privé externe sur lequel travailler en dehors du bureau. Enfin, l'utilisation du cloud via des applications mobiles répondant à ce besoin de mobilité, même si les assureurs possèdent souvent leurs propres centres de données pour des raisons de sécurité.

Le service informatique mis à contribution

Ces évolutions techniques donnent du poids à la direction des systèmes d'information. Celle-ci se retrouve également impliquée dans d’autres missions pas toujours en lien avec leur cœur de métier. Premièrement, le service informatique aide à l'identification et à la formalisation des processus de gestion des risques par la récolte des données et leur cartographie, ainsi que leur diffusion en interne. Deuxièmement, elle participe à la gestion des données, permettant d'avoir une vue intelligible de tous les risques potentiels: plus de la moitié des directeurs des systèmes d'information affirment avoir été impliqués dans l'enrichissement des bases de données. Enfin, l'automatisation. Les DSI travaillent en effet sur les processus de génération de rapport de données ou de standardisation d'outils d'analyse pour, par exemple, automatiser les transactions financières.

Un budget stable et une évolution à tâtons

Néanmoins, chez un tiers des assureurs, il n'existe pas de programme d'innovation spécifique et la modernisation est encore lente. Ils sont 54% à ne pas être intéressés par les réseaux sociaux ; pour les applications c’est 69%, et 63% pour le cloud. De la même façon, le budget alloué au service informatique se stabilise à 3% sauf pour  l'assurance vie. Là, les investissements sont en légère hausse, de 1,8% du budget total en 2011 à 1,9% en 2012. Un phénomène qui correspond à une préoccupation plus globale des assureurs concernant leurs budgets. Ils sont 60% à affirmer qu’ils comptent réajuster leur business model cette année ; 40% veulent modifier la répartition de l'allocation de leurs ressources ; 35% vont se restructurer en interne et 20% prévoient des ajustements tactiques de leur stratégie, parmi lesquels l'augmentation des tarifs de leurs produits et le gel de leurs budgets.

dimanche 15 avril 2012

Les comportements sur le web reflètent la vie économique réelle

A lire sur:  http://www.atelier.net/trends/articles/comportements-web-refletent-vie-economique-reelle

Par L'Atelier - Paris 13 avril 2012 Tablette et courbe économique
Un lien existerait entre les requêtes Google dans le monde et les indicateurs économiques. Ainsi, les habitants des zones dynamiques auraient plus tendance à faire des recherches concernant l'avenir.
Le comportement en ligne des internautes sur les moteurs de recherche est correlé à la situation économique réelle du pays dans lequel ils vivent. Voilà le postulat qu'ont voulu vérifier quatre chercheurs*, qui ont mené une étude sur le sujet, en mettant en parallèle le volume des recherches sur Google et le PIB par habitant. Résultat : ils ont observé que les internautes des pays au produit intérieur brut le plus élevé ont davantage tendance à effectuer des recherches sur l'avenir plutôt que sur le passé. Soulignant le fait que ces personnes auraient une facilité plus grande à se projeter dans l'avenir.

Recherches internet et PIB modélisés

En collectant plus de 45 milliards de requêtes google-isées dans le monde et en utilisant Google Trends pour en connaître la fréquence, les chercheurs ont calculé un ratio qu'ils ont baptisé "Indice d'Orientation-Future". Celui-ci calcule le volume des recherches pour l'année 2011 contre le volume des recherches pour l'année 2009. L'indice ainsi établi par les requêtes d'internautes de 45 pays différents en 2010 est ensuite comparé au PIB par habitant du CIA World Factbook. Pour le classement, on trouve dans le peloton de tête les utilisateurs du Royaume-Uni, de la France, de l'Allemagne et du Japon.

Des différences internationales

Les États-Unis, le Canada et l'Italie suivent également de près. De tels résultats pourraient mettre en lumière deux explications selon Tobias Preis de la University College London. D'une part, "cette relation peut refléter des différences internationales dans la façon d'appréhender l'avenir et le passé", explique t-il. Et d'ajouter : "Ainsi, l'orientation vers le futur contribuerait à la réussite économique". Enfin, "ces résultats peuvent refléter des différences internationales dans le type d'information recherchée en ligne, peut-être dus à des influences économiques sur l'infrastructure Internet plus ou moins disponibles dans certaines pays". A noter que cette étude quantitative a été publiée dans le Journal Scientific Reports.
*des Boston University, ETH Zurich, Massachussetts Institute of Technology et University College London

dimanche 8 avril 2012

Le consommateur multicanal difficile à cerner pour les entreprises

A lire sur:  http://www.atelier.net/trends/articles/consommateur-multicanal-difficile-cerner-entreprises

Par L'Atelier - Paris 04 avril 2012 Charts
Les consommateurs utilisant différents canaux d'achat et d'information rendent difficile la collecte de données clients. Pourtant, celles-ci sont importantes pour l'entreprise afin de segmenter ses opérations et d'améliorer ses performances.

42% des entreprises segmentent leur clientèle sur la base des données qu'elles possèdent sur elle. Une collecte rendue plus difficile puisque les sociétés obtiennent des données sur de nombreux canaux utilisés par les consommateurs, et désormais sur les réseaux sociaux pour 17% d'entre elles et sur le mobile pour 11%, montre une enquête d'Experian Marketing Services. En effet, selon Stéphane Baranzelli, Directeur Général de L'Experian Marketing Services, "le comportement multicanal du consommateur numérique démultiplie les données contacts utilisées par les entreprises". De nouveaux canaux qui font d'ailleurs dire à 82% des entreprises qu'elles cherchent à obtenir une vue client unique pour mieux comprendre les consommateurs, et donc mieux segmenter leurs campagnes marketing.

Les données client unique, une solution informatisée

Pour régler ce problème, les compagnies ont tout intérêt à faire appel à des outils informatiques permettant de mieux gérer les données des clients, y compris sur les différents canaux. Des outils qui permettent par exemple de réunir en un seul endroit les différentes données d'une même personne. C'est pourquoi, selon le Directeur Général, la solution serait donc de "moderniser leurs stratégies de gestion de données encore trop souvent manuelles." Ce qui semble se vérifier dans les faits puisque 69% d'entre elles font appel à des logiciels pour améliorer la qualité de leurs données contact, alors qu'elles n'étaient que 64% en 2011. Cela représente un enjeu important dans la mesure où, en France, les 86% d'entreprises qui ont investi dans la qualité des données ont constaté un profit moyen s'élevant à 160 000€.

Des bases de données trop souvent inexactes

C'est pourquoi plus d'une entreprise sur deux investit dans la qualité des données pour le profit que cela apporte (55%) et que presque l'ensemble des entreprises interrogées affirme avoir développé une procédure de gestion de l'exactitude de leurs données contact (98%). Or, plus de 9 entreprises sur 10 considèrent que les données qu'elles possèdent sur leurs clients ou leurs prospects peuvent comporter des erreurs (92%). A tel point que 89% d'entre elles pensent que le budget d'un service a été gaspillé en raison de l’inexactitude de certaines données sur la même période. Un constat partagé par Stéphane Baranzelli pour qui les "inexactitudes affectent profondément l’efficacité des campagnes marketing des entreprises, et ainsi leur rentabilité". A noter que cette étude, réalisée par Dynamics Market en France, aux Etats-Unis et au Royaume Uni a été commanditée par Experian Marketing Services, entreprise qui propose des services de gestion de données.

mardi 3 avril 2012

Le mail reste le mode de communication préféré sur le web

A lire sur:  http://www.atelier.net/trends/articles/mail-reste-mode-de-communication-prefere-web

Par L'Atelier - Paris 02 avril 2012 Ordinateur et e-mails
Le courriel est encore utilisé par la majorité pour communiquer avec son entourage. Il est suivi de près par les réseaux sociaux qui prennent de l'importance, notamment dans les pays émergents. La voix par contre est relativement délaissée.
Le mode de communication le plus utilisé sur le web reste le mail. En effet, Global @dvisor, une étude menée par Ipsos dans plus de vingt pays à travers le monde, montre que 85 % des personnes interrogées utilisent Internet pour envoyer ou recevoir des e-mails. Ensuite, pour 62 % d'entre eux, communiquer passe par les réseaux sociaux, qui tendent donc à rattraper le courriel. En revanche, la voix ne fait pas l'unanimité puisqu'ils ne sont que 14 % à déclarer se servir des services de discussion vocale. L'écrit supplante donc encore largement la voix. Si tous les pays s'accordent à privilégier encore l'e-mail, de nettes tendances se dessinent néanmoins. En effet, ce sont les pays émergents qui utilisent le plus les réseaux sociaux.

Les réseaux sociaux, sur les talons de l'e-mail

Ils se connectent dans ce but à hauteur de 83 % en Indonésie, 76 % en Argentine, 75 % en Russie, ou encore 73 % en Afrique du Sud. En revanche, certains pays sont encore loin derrière avec moins de la moitié des personnes en ligne qui utilisent les réseaux sociaux, à l'instar du Japon avec 35 %, de l'Arabie Saoudite avec 42 % mais également de la France qui atteint à peine 50 %. On note toutefois quelques pays d'Europe pour qui cet usage est important comme la Suède (72 %), l'Espagne (71 %) ou la Hongrie (70 %) qui suivent de près l'Afrique du Sud.

La voix sur internet, un outil délaissé

En revanche, ce constat ne peut être fait concernant les services de discussion par la voix. En effet, seuls deux pays voient environ un tiers de leur population déclarer utiliser Internet pour cet usage, à savoir la Russie et la Turquie (respectivement 36% et 32%). Viennent ensuite l'Inde, la Hongrie et l'Arabie saoudite où presque une personne sur quatre déclare utiliser ce service. D'une manière générale, ce service serait donc également utilisé principalement par les pays émergents. Un constat corroboré par le fait que France et Etats-Unis n'utilisent ces services qu'à hauteur de 5 % et 6 %.

mercredi 28 mars 2012

L'espace de travail ne se limite plus aux frontières de l'entreprise

A lire sur: http://www.atelier.net/trends/files/lespace-de-travail-ne-se-limite-plus-aux-frontieres-de-lentreprise

Le phénomène du "BYOD*" a accéléré l'acceptation par les compagnies que leurs salariés pouvaient être tout aussi efficaces s'ils travaillaient dans des lieux et à des horaires plus flexibles. Une souplesse qui requiert néanmoins des cadres.
Homme pianotant sur son smartphone
Multiplication des appareils électroniques permettant de réaliser de nombreuses tâches... Engouement des salariés pour ces outils, utilisés au travail, et pour le travail, quel que soit l'endroit... Augmentation de la demande de mobilité et de flexibilité... Autant de tendances qui font que les entreprises commencent à envisager le fait que l'espace de travail ne doit et ne peut plus être réduit à un espace et à un lieu uniques. Selon Citrix, en France, ce sont ainsi plus de neuf grandes entreprises sur dix qui devraient mettre au point des environnements de travail flexibles d'ici 2013. Cela, soit en autorisant l'usage des appareils mobiles personnels ou professionnels, voire en proposant des applications dédiées. Soit en s'interrogeant sur les modifications structurelles que ces nouvelles frontières annoncent. Plus de mobilité pourrait ainsi impliquer la création de nouveaux postes, comme celui d'un directeur de la mobilité.

Repenser ses métiers

Cela oblige aussi certains métiers, comme celui de l'informatique, à repenser son fonctionnement et son rapport à l'information. Voilà en tout cas ce que soulignaient récemment deux études publiées par Forrester Research. Fait intéressant : il serait réducteur de penser que cette demande de travail et d'efficacité en mobilité ne touche que certaines professions comme les cadres ou certains secteurs. Dans l'immobilier par exemple,  Cushman & Wakefield a lancé CW Mobile, une application permettant à un agent de travailler avec son client sur les lieux mêmes de la propriété qui l'intéresse. Le module permet de se renseigner sur l'environnement à proximité et sur le bâtiment. Autre secteur impacté : celui de la construction. Une étude réalisée par Channel Marketing Group et Allen Ray Associates rappelait récemment que les professionnels du secteur sont de plus en plus nombreux à utiliser ordinateur, smartphones et tablettes pour accéder depuis un chantier à des informations décisionnelles.

Des étapes à franchir

Le but de ces compagnies n'est pas philanthropique : décloisonner signifie aussi la possibilité de réduire les dépenses informatiques et améliorer la productivité et l'engagement. Cependant, avant de pouvoir parler d'un espace de travail complètement flexible, de nombreuses étapes restent à franchir. Notamment au niveau sécuritaire : cet éparpillement de l'information suscite de nombreuses inquiétudes et ralentit l'implémentation de projets de travail en mobilité. Dans des pays comme la France, c'est aussi toute une culture d'entreprise qu'il faudra faire évoluer. En effet, selon une autre étude de Citrix, beaucoup d'entreprises restent attachées à la présence physique de leurs salariés. Salariés qui sont enfin souvent peu au courant de leurs possibilités de travailler à distance, ou en mobilité. Cette même étude rappelle ainsi que plus de quatre personnes sur dix ne seraient pas au courant de la politique de leur entreprise sur le sujet.
*Bring your own device

Sommaire

Les grandes entreprises commencent à intégrer le travail en mobilité

Par L'Atelier - Paris 15 mars 2012 
Télétravail
Le phénomène "Bring your own device" devrait se développer de façon significative. Un nombre non négligeable de grandes compagnies françaises devrait ainsi laisser le choix du mode de travail à leurs salariés d'ici fin 2013.
L'espace de travail a de fortes chances de prochainement ne plus se cantonner au bureau : selon une étude* rendue publique par l'entreprise Américaine Citrix, plus de neuf entreprises françaises sur dix de plus de cinq cents employés envisageraient de mettre en place des environnements de travail flexibles d'ici fin 2013. Le rapport, qui dresse un état des lieux du télétravail en France dans les grandes entreprises françaises, rapporte que pour les professionnels de l'informatique interrogés, il faut laisser le choix du lieu de travail et du matériel pour mettre les collaborateurs dans les meilleures conditions.

Des avantages partagés

Les principaux bénéfices pour la marque ? Une réduction des coûts de l'entreprise et des dépenses informatiques indéniables pour 52% des responsables informatiques français interrogés. Mais également, un gain de productivité pour 54% d'entre eux et une amélioration de la qualité de service pour 41%. Côté salariés, c'est la liberté de travailler de n'importe où qui ressort évidemment comme principal facteur de motivation pour plus de six personnes sur dix. Cela, sous condition de posséder le matériel le plus adapté.

Les grandes entreprises en retard par rapport aux PME

Même si les grandes entreprises sont enthousiastes par rapport au travail nomade, il existe un écart important dans la pratique avec les PME. Confrontées aux lourdeurs systémiques pour opérer des choix organisationnels et technologiques, le rôle des DSI est de première importance dans la conduite du changement. L'enjeu pour eux est d'accompagner des collaborateurs de plus en plus nomades. A noter que depuis le 29 février 2012, le télétravail, l'une des formes du travail à distance, est reconnu par le droit en France. L'Assemblée Nationale a en effet adopté une proposition de loi visant à intégrer le télétravail dans le code du Travail.
* menée auprès d'un échantillon de 1 100 responsables informatiques de grandes entreprises françaises et de dix autres pays en octobre 2011

jeudi 15 mars 2012

Les grandes entreprises commencent à intégrer le travail en mobilité

Par L'Atelier - Paris 15 mars 2012 Télétravail
Le phénomène "Bring your own device" devrait se développer de façon significative. Un nombre non négligeable de grandes compagnies françaises devrait ainsi laisser le choix du mode de travail à leurs salariés d'ici fin 2013.
L'espace de travail a de fortes chances de prochainement ne plus se cantonner au bureau : selon une étude* rendue publique par l'entreprise Américaine Citrix, plus de neuf entreprises françaises sur dix de plus de cinq cents employés envisageraient de mettre en place des environnements de travail flexibles d'ici fin 2013. Le rapport, qui dresse un état des lieux du télétravail en France dans les grandes entreprises françaises, rapporte que pour les professionnels de l'informatique interrogés, il faut laisser le choix du lieu de travail et du matériel pour mettre les collaborateurs dans les meilleures conditions.

Des avantages partagés

Les principaux bénéfices pour la marque ? Une réduction des coûts de l'entreprise et des dépenses informatiques indéniables pour 52% des responsables informatiques français interrogés. Mais également, un gain de productivité pour 54% d'entre eux et une amélioration de la qualité de service pour 41%. Côté salariés, c'est la liberté de travailler de n'importe où qui ressort évidemment comme principal facteur de motivation pour plus de six personnes sur dix. Cela, sous condition de posséder le matériel le plus adapté.

Les grandes entreprises en retard par rapport aux PME

Même si les grandes entreprises sont enthousiastes par rapport au travail nomade, il existe un écart important dans la pratique avec les PME. Confrontées aux lourdeurs systémiques pour opérer des choix organisationnels et technologiques, le rôle des DSI est de première importance dans la conduite du changement. L'enjeu pour eux est d'accompagner des collaborateurs de plus en plus nomades. A noter que depuis le 29 février 2012, le télétravail, l'une des formes du travail à distance, est reconnu par le droit en France. L'Assemblée Nationale a en effet adopté une proposition de loi visant à intégrer le télétravail dans le code du Travail.
* menée auprès d'un échantillon de 1 100 responsables informatiques de grandes entreprises françaises et de dix autres pays en octobre 2011
Source: http://www.atelier.net/trends/articles/grandes-entreprises-commencent-integrer-travail-mobilite

dimanche 11 mars 2012

Pour financer l'innovation, il faut simplifier et accélérer les étapes

Par Mathilde Cristiani 09 mars 2012 xavier lazarus
Les acteurs sont nombreux à évoluer dans l'écosystème, mais manquent parfois de coordination. Plus de flexibilité serait aussi souhaitable, de la part des investisseurs comme des entrepreneurs.

Entretien avec Xavier Lazarus, partner chez Elaia Partner.
Quelles sont les raisons qui font qu'il reste difficile en France pour une jeune pousse de trouver les premiers fonds ?
Cela reste dur pour les jeunes entrepreneurs dont c'est la première société. Pour l'entrepreneur en série, il a souvent un tour d'avance. Il est fréquent qu'il travaille avec ses anciens investisseurs. Et il profite de sa réputation. La situation est différente pour celui qui arrive dans l'écosystème. Notamment parce que la qualité de l'entrepreneur est dure à prouver.
Un parcours qui reste différent de ce qui se passe aux Etats-Unis...
Outre-Atlantique, quand une entreprise va bien, elle reçoit facilement beaucoup d'argent. Mais dès qu'elle va mal, les financements s'arrêtent direct. Le système américain est plus valorisant pour les bonnes entreprises. Alors que le système européen offre plus de sécurité et permet à des entreprises moyennes de résister plus longtemps. Inversement, quand tout se passe bien, l'Europe n'a pas encore véritablement une capacité de croissance rapide et fulgurante.
Quel est le parcours financier d'un entrepreneur qui commence ?
Il est de plus en plus fréquent que ces jeunes regardent au début s'ils peuvent lever de la love money auprès de leurs proches. Puis ils se rendent dans un maximum d'endroits où ils peuvent rencontrer des Business Angel. C'est après que cela se complique quelque peu. Le Fonds national d'amorçage et les initiatives privées devraient faire que cette étape sera mieux couverte.
Même une fois qu'elle a été franchie, avoir reçu un financement d'un VC en amorçage ne veut pas dire que la situation est assurée. Il peut arrêter d'injecter des fonds si le premier essai n'est pas concluant. Le parcours s'arrête quand l'équilibre financier est atteint. Il ne faut cependant pas trop simplifier ces étapes et l'accès aux fonds, ce ne serait pas rendre service au secteur.Un projet a besoin de mûrir et de se confronter au marché.
Qu'est-ce qu'il faut simplifier alors ?
Les rapports entre les parties. De notre côté, nous allons nous concentrer prochainement sur l'amorçage, et proposer des modèles de partage de la valeur créée assez fermes. Nous ne ferons pas de sur mesure. Nous estimons qu'un fonds d'amorçage doit agir vite, et prendre plus de risques. Mais inversement il faut que les entrepreneurs rentrent dans ce standard de conditions de marché. Il faut simplifier et accélérer. Tout le monde doit s'adapter, et évoluer.
Qu'entendez-vous par évolution ?
Elle consiste en la capacité à travailler de façon compatible entre les différents acteurs, qu'il s'agisse des investisseurs de tout bord et des entrepreneurs. C'est l'antagonisme qui tue les sociétés. Parfois, on rajoute une telle complexité que cela ne fait que provoquer une cacophonie. Les gens doivent plus se connaître. Côté entrepreneurs, il est nécessaire qu'ils voient plus souvent plus d'investisseurs, même s'ils n'ont rien à leur proposer. Simplement pour comprendre comment l'écosystème fonctionne, comment adapter leur produit et certaines contraintes.

http://www.atelier.net/trends/articles/financer-linnovation-faut-simplifier-accelerer-etapes